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 It's the way, that he makes you fall in love... • Néménaël ღ

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MessageSujet: It's the way, that he makes you fall in love... • Néménaël ღ   Dim 13 Fév - 22:34


Sommes nous les jouets du destin
Souviens toi des moments divins
Planants, éclatés au matin.

L'hiver, quelle saison fascinante. Glaciale et merveilleuse. Austère mais à la fois chaleureuse. Pour beaucoup, hiver rimait avec fêtes. Cadeaux, joie, bonheur. Mièvreries stupides. Pour moi, l'hiver rimait avec souvenirs. Peine et douleur. C'était un jour d'hiver que ma vie avait perdu son sens et que j'avais côtoyé la Mort en refusant de la laisser m'emmener avec elle, âgée seulement de 11 ans. Il ne se passait pas un jour sans que je me demande comment cela aurait été, là haut. Au moins, je ne ressentirais plus rien et je ne serais pas là, à supporter les êtres humains et à les voir se déchirer. Être une Vagabonde pouvait passer pour un cadeaux du Ciel, en réalité c'était plutôt un poison créé par la Diable. Car cela m'avait permis de voir à quel point l'humanité s'était noircie et corrompue. Dans le futur de l'Homme, je n'avais vu que souffrance et désolation. La Terre était décimée et ravagée par la guerre, et l'année 2011 n'était que le début de cette déchéance. Des fois, j'avais envie de pousser les hommes au fond d'un gouffre empli de leurs sentiments et actions, pour qu'au final il ne restent que de putrides miasmes humains, résultat de leur décadence. Seulement je n'étais pas Dieu, et personne ne pouvait empêcher le destin de l'humanité de se réaliser.

Je marchais depuis de longues minutes dans l'air glacé de l'hiver, les mains enfoncées dans les poches de ma veste dans le but de les réchauffer quelque peu. Les milliers de flocons qui tombaient du ciel se mêlaient à mes cheveux et effleuraient mon visage dans leur ballet aérien. J'aimais la neige, sa blancheur et sa pureté m'apaisaient toujours. Autour de moi, les gens se pressaient, se bousculaient. Tous se dépêchaient d'entrer dans les magasins encore ouverts afin de finaliser leurs achats pour les fêtes de Noël. Une fête que je passerai seule, une fois de plus. Non pas que cela me dérangeait, en fait. Je n'avais personne avec qui le fêter de toute façon. Un homme visiblement un peu trop pressé me bouscula brutalement, me heurtant l'épaule avec force. Je maugréai en le fusillant du regard. Je détestais la foule, et il y avait beaucoup trop de monde dans les rues en cette soirée hivernale. Mes yeux parcouraient les numéros des habitations, cherchant désespérément le numéro 111, qui correspondait à un conservatoire très réputé. J'avais été invitée à un concert privée par ma professeur de musique du lycée, qui était la seule personne que j'appréciais dans cet établissement sordide. J'avais toujours aimé la musique, bien que jamais je ne puisse apprendre à jouer d'un instrument. J'aimais particulièrement le piano, les notes qui s'en échappaient me plongeant toujours dans une bulle apaisante. C'était pour cela que Mademoiselle Sanders m'avait obtenu une invitation ce soir là, et si je ne trouvais pas bientôt le lieu, j'allais définitivement être en retard.

Mes yeux accrochèrent enfin le nombre tant recherché, posé en chiffres argentés contre la porte d'un large bâtiment d'angle. Je gravis les marches et tendis l'invitation à l'espèce de vigile gardant la porte. Il la prit, l'observa attentivement et me la rendit avec un sourire poli.
- Bonne soirée, Mademoiselle Hell.
Je le remerciai d'un geste de la tête et pénétrai les lieux, où régnait une ambiance calme. J'abandonnai mon manteau au vestiaire et m'avançai parmi les gens regroupé dans une sorte de hall, verres de champagne en main. Habillée d'une robe de soirée noire, vêtement que je n'avais guère l'habitude de porter, j'étais mal à l'aise. Je tentai de retrouver Mademoiselle Sanders dans la foule, ce qui n'était vraiment pas une chose aisée, surtout du fait de ma taille relativement petite, même avec mes talons. J'aperçus sa chevelure rousse à l'autre bout de la pièce et m'empressai de la rejoindre. Je bousculai quelqu'un au passage, un jeune homme au longs cheveux bruns mais je ne pris pas la peine de m'excuser et repris mon chemin.
- Mademoiselle Sanders !
Celle-ci se retourna vers moi et un large sourire éclaira son visage amical. Elle s'excusa auprès de l'homme avec qui elle était et s'empressa de me rejoindre.
- Némésis, tu as finalement réussi à venir ! Le concert va bientôt commencer, tu es pile à l'heure.
- Ravie de l'entendre, j'ai cru ne jamais arriver à temps.
Un homme de taille moyenne et aux cheveux grisonnants nous invita à passer dans la pièce suivante. Emportées par la foule, mon professeur et moi-même nous retrouvions dans une large salle où trônait, illuminé par un projecteur, un magnifique piano à queue. Nous nous assîmes au premier rang, le silence se fit, respectueux. L'artiste qui devait jouer était réputé pour être un prodige, et j'eu un mouvement de surprise lorsque je reconnus celui que j'avais bousculé quelques instants plus tôt. Il était à peine plus âgé que moi ! Il promena son regard sur la foule, ses prunelles sombres accrochant les miennes quelques secondes. Il s'assit devant l'instrument, déplia ses longs doigts. Joua.

Les yeux fermés, les doigts courant sur le clavier, effleurant les touches avec une légèreté incroyable. Les mains dansant au rythme des notes qu'il jouait. Évadé dans un autre monde, dans son monde. A des années lumières de cette salle pleine de spectateurs ayant le regard rivé sur lui. Dans une bulle sereine lui appartenant, à lui seul. Une bulle harmonieuse et féérique qu'il étendait à travers la pièce, apaisant ceux s'y trouvant. Capturant leurs âmes le temps d'un morceau. Je suis restée là, jambes croisées, souffle coupé. A l'observer, le détailler. La respiration difficile sous le coup de l'émotion transmise par la mélodie. La gorge serrée, déconnectée du monde, mes souvenirs me revenaient, me lacérant le cœur et l'âme. La musique durait, s'éternisait mais jamais ne devenait monotone. Le temps semblait s'être figé. J'ai écouté cette vague mélodieuse s'écouler en priant pour que jamais cela ne cesse. Mais tout a une fin. Toujours. Les dernières notes furent jouées, lentes, douces. Jusqu'à celle qui acheva le morceau. Les lumières se rallumèrent, me ramenant brutalement à la réalité douloureuse. Je battis des paupières, laissant une larme rouler le long de ma joue. Je l'essuyai, perturbée. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas pleuré...

Le pianiste se leva, salua le public sous une salve d'applaudissement. Par automatisme, me je levai et applaudis comme les autres, un peu perdue.
- N'est-il pas merveilleux ? me demanda la musicienne, les yeux brillants d'émotion.
J'acquiesçai, incapable de formuler le moindre mot. Profitant qu'elle se retournait pour parler à son voisin, je m'éclipsai, fendant la foule bruyante et enjouée. Trop de monde. Trop d'agitation. J'avais besoin d'air. M'égarant au hasard dans les couloirs, je finis par déboucher sur une sorte de jardin interne au centre du bâtiment. Me laissant tomber sur un banc de pierre entouré de rosiers en fleurs, je saisis mon visage entre mes mains, perdue. Je ne comprenais pas ce qu'il venait de se passer. C'était comme si tout se mélangeait dans ma tête, comme si les barrières entre le passé et le présent se brisaient. Comme si les frontières entre réalité et imaginaire se froissaient. Les larmes débordèrent soudain de mes yeux, ruinant sans aucun doute mon maquillage. Je pleurai. Sans raison apparente. Les perles salées s'écoulèrent silencieusement durant de longs instants, jusqu'à ce qu'un bruit me fasse reprendre consciente. Je n'étais pas seule, génial...
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MessageSujet: Re: It's the way, that he makes you fall in love... • Néménaël ღ   Dim 20 Fév - 10:33



« That's you and me against the world. That what you said. You can tell me this, you can tell me that but don't say you don't remember cause I know you better than you know yourself so don't say I'm crazy, I know very well. »
Ses doigts voltigeaient, grapillaient de la beauté là où ils en trouvaient. Foldingue. Quelle allégresse, un truc inouïe. La Fantaisie de Bach, quelle beauté ! Ses mains courraient sur le piano, frappaient et caressaient les touches blanches et noires et il immergeaient dans un bain de félicité. Le monstre noir se cabre devant son maître, il est dominé. Enfin, il s’arrête. Il regarde un moment son instrument fétiche, et referme le couvercle, dans une dernière caresse. Il se lève, et sort de sa loge, avec une discrétion intense, quittant la pièce, et laissant ce moment de sérénité derrière lui, comme si il n’avait jamais existé, mais pourtant il était bien réel. Il le garde au fond de lui, comme tous les autres instants de sa vie, qui étaient intenses.

Cette soirée allait être décisive pour Ethanaël. Il était arrivé dans le monde moderne il y avait de cela déjà quelques mois et il commençait à s’habituer à la nouvelle technologie, même si il ne la trouvait pas particulièrement utile et ingénieuse. Il avait d’abord passé quelques semaines aux États Unis, et avait été un peu déçu de se retrouver seul au beau milieu d’une crise financière qui était sans aucun doute, dû au manque d’organisation du peuple. Il faudrait changer cela. C’est à New York que le jeune homme avait rencontré un autre vagabond, qui l’avait bien renseigné sur l’activité de ses semblables. Et c’est ainsi qu’il était arrivé à Londres, dans l’espoir d’accomplir sa mission, et de réunir les vagabonds, pour en finir avec ce monde de misère, pour tout recommencer. La capitale anglaise avait beaucoup changé, depuis sa dernière visite qui datait du temps de la reine Elisabeth Ière. Ethanaël avait décidé d’arriver en ville avec la carrière qu’il s’était créer aux Etats Unis, le grand pianiste Storm. On disait de lui qu’il était comme une tempête qui ravage les villes, que sur son piano, il troublait les esprits, les hypnotisaient. Le brun était plutôt fier de cette publicité, même si son but n’était pas d’être le plus connu. C’était pourquoi, il avait décidé de ne pas faire de grands concerts, pour rester discret un minimum, tout en se faisant plaisir.

En sortant de sa loge, le virtuose n’aurait jamais imaginé que ce concert privé accueillerait autant de monde. Il n’avait pas le trac, c’était pour cela qu’il se différenciait des autres musiciens. Ethanaël ne jouait pas pour les autres, il jouait surtout pour lui. Il jouait à la perfection, et le savait. Il avait eu le don de pouvoir interpréter la musique, de la sentir, de la vivre. Il ne vivait que pour ça. Soudain, perdu dans ses pensées, il se sentit pousser et grogna en jurant. Il regarda alors la personne maladroite qui avait osée le bousculer, et vit une chevelure blonde s’éloigner. Il soupira, la jeunesse était tellement irrespectueuse dans cette époque ! Il entendit qu’on l’appelait, pour qu’il se prépare, et aussitôt, il retourna dans les coulisses, afin de se préparer, de se fermer et de ne penser qu’à lui, et la musique. Son plus grand amour...

Les lumières s’éteignirent, le silence commença à s’imposer dans la salle, un silence stressant et effrayant. C’était la première fois que la tempête passait à Londres, on avait peur d’être déçu, mais Ethanaël savait que personne ne serait déçu. Ils sortiraient tous enchantés et complètement troublés de ce concert, il s’en était fait la promesse. Le musicien se décida enfin d’entrer en scène. Il voyait le piano à queue, un Pleyel plus exactement qui l’appelait. L’instrument était tout aussi impatient que lui, de pouvoir jouer. Ethanaël avait décidé qu’il ne jouerait qu’un seul morceau ce soir, il avait pensé à un morceau de Mozart, de Schumman, Beethoven, Liszt, mais aucun de ses excellents compositeurs ne pouvaient exprimer ce que recherchait Ethanaël.. Aucun, sauf Bach, un grand ami qu’Ethanaël avait longtemps respecté... jusqu’à sa mort. Le vagabond s’échappa de l’ombre et alla vers la lumière. Il regarda son public, comme si il regardait des esclaves, car c’est ce qu’ils seraient lorsqu’il commencera à jouer. Alors qu’il observait vaguement les gens assis, il reconnut la chevelure de celle qui l’avait bousculé. Il la regarda profondément, comme il avait l’habitude de le faire lorsqu’il essayait de lire les pensées de ses sujets, et fut surpris que l’esprit de l’adolescente était fermé. Étrangement, cela lui était arrivé une seule fois dans le passé, avec une jeune femme blonde aussi... qui ressemblait beaucoup à celle-ci.. Il ne tiqua pas, et alla s’assoir près de son piano. Le silence lui criait aux oreilles, il fallait qu’il joue, maintenant. Il releva avec délicatesse le couvercle et ne mit aucune partition sur le pupitre. Il allait jouer avec son âme, son esprit, ses pensées, ses sentiments, ses émotions.. La première note était toujours la plus difficile mais, Ethanaël en venait toujours à bout. Les notes commencèrent à titiller les tympans des spectateurs. Avant de fermer les yeux, il voyait déjà des visages impressionnés et il savait ce que les gens se disaient: jamais entendu ça ! Et en effet, c’était comme une chose qui arrive, qui vous arrive, vous tombe dessus et vous n’y pouvez rien. Ces notes, elles arrivent d’un autre monde, de loin, si sûres d’elles et de ce qu’elles racontent, c’est incroyable... Ethanaël était ailleurs, son Allegro était si merveilleux, que son Largo était trop beau pour être vrai. Il était incapable de s’arrêter, entraîné par le pur plaisir de ses doigts qui faisaient des cabrioles. La musique jaillissait de lui, c’était une cascade limpide et lumineuse, c’était envoûtant.Cette mélodie, somptueuse et simple. Transparente, libre, autonome. Une beauté qui ne veut rien savoir des autres, qui se moque des destinées miteuses des humains. C’était une plaie, puis un baume sur cette plaie. Le cœur de chaque personnes dans la salle bat, bat la mesure, pour cesser de battre ensuite. C’était un goût métallique, un goût de fin du monde. Ethanaël était en sueur, il était entré dans une transe profonde dans laquelle il était le seul à pouvoir aller. C’était son monde, le sien. Il s’arrêta alors, enfin, brusquement, sur un dernier accord mineur, en ré. Il ne bougea pas et resta quelques minutes face à l’instrument. Il glissa ses doigts le long du piano, effleura les touches dans une dernière caresse et se leva, pour entendre les applaudissements. Enfin, il ne les entendait pas, il voyait juste son public admiratif qui claquait des mains. Mais, Ethanaël était devenu sourd. Sa musique avait fait bourdonner ses oreilles, et il entendait encore ses staccati prononcés, les mouvements de crescendo... Il y était encore.

Lorsqu’il commença à récupérer son ouïe, des places étaient déjà vides, il s’en alla alors dans les coulisses. Il n’allait pas faire de rappel, même si des dizaines de personnes le réclamaient. Il allait les faire languir, les faire attendre, mais pour ne rien leur donner en retour. Il avait surtout besoin d’air. Il retourna dans sa loge et enleva sa cravate qui l’étouffait. Il se débarrassa de sa veste de costume noire, et se retrouva avec les cheveux ébouriffés. Il observa son reflet dans un miroir et eut envie de rire devant l’allure de rebelle qu’il avait. Sa chemise s’était froissée. Il sortit de son refuge et alla explorer les couloirs sombres et étroits de l’ancien conservatoire. Une porte en chêne attira son attention et il l’ouvrit, pour atterrir dans une cour encerclé de bâtiments datant d’une autre époque. On aurait dit une sorte de monastère. L’air le calma. Il inspira tout l’oxygène qui s’offrait à lui, avec plaisir. C’était comme si il se vidait de tous ses maux mais que de nouveaux entraient en lui. Puis, il la vit. La chevelure blonde qui l’avait tourmentée toute la soirée. La jeune femme était assise sur un banc en pierre, autour duquel des rosiers de fleurs blanches poussaient. C’était une belle image, Ethanaël ne pouvait le nier. Il s’approcha silencieusement de l’humaine et l’entendit sangloter. Ces sanglots lui rappelèrent à quel point les humains étaient fragiles. Il hésita. Il savait que le mieux était de la laisser seule, ruminer, mais il tenait à la voir une nouvelle fois... Car elle lui rappelait quelqu’un, son visage, ses yeux, enfin il n’était pas certain. Puis, elle devrait s’excuser, de l’avoir bousculer, car à présent qu’elle l’avait écoutée, elle devait certainement se sentir gêner. Il entendit sa respiration se stoppée et il sut qu’elle l’avait entendue. L’effet de surprise était donc raté, tant pis. Ethanaël accéléra le rythme et arriva tout près de la blonde, si bien qu’il pouvait presque entendre le son de sa respiration saccadée. Elle leva alors la tête pour l’observer à son tour et Ethanaël en profita pour la détailler. Elle avait une silhouette fine et élancée. Ses longues boucles blondes tombaient en cascade sur son dos mais ce sont ses yeux qui attirèrent le plus le regard du vagabond. Des billes d’une couleur océan brillantes, il en eut le souffle coupé. Il ne pouvait détacher son regard de celui de la jeune femme et c’était presque torturant de rester ainsi à se dévisager. Se concentrant un peu plus sur les iris de la belle, Ethanaël distingua d’autres couleurs dans les prunelles de la jeune fille. À cet instant, la lune éclaira l’humaine et les nouvelles couleurs furent encore plus voyantes. Le bleu clair s’adoucissait pour laisser place au caramel doré... Ethanaël fut aussitôt séduit par ce merveilleux phénomène. Il décida de détourner le regard, comme si les yeux de la belle lui brûlait. Puis, il avait trop l’impression de l’avoir déjà rencontré, elle avait les même joues rosies par le froid.. les même cheveux... mais ses yeux étaient différents, pour qu’elle soit... Il ne se souvenait même plus à qui il pensait. Sa mémoire lui faisait défaut.

Il décida de s’assoir près de la jeune femme, sans lui demander l’autorisation. Et c’est ainsi, plus près d’elle, à sa hauteur, qu’il remarqua qu’elle avait pleuré. Les larmes salées avaient séchées, mais elles étaient bien réelles. Ethanaël, maladroit, hésita, mais finalement ne fit rien. Il resta silencieux, ne voulant pas dire les premiers mots. Il attendait, comme on attend le printemps, comme on attend la vie... avec patience.
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MessageSujet: Re: It's the way, that he makes you fall in love... • Néménaël ღ   Dim 27 Fév - 14:54



Protect me from what I want... Protège-moi, protège moi de mes désirs.

Je n'aime pas les gens. Je déteste leurs regards dégoulinant de pitié factice. Je ne supporte pas leur hypocrisie et leurs questions débiles du genre « Ça va ? » alors que c'est évident que non. J'aime être agressive. Les envoyer sur les roses. Les blesser dans leur égo. Oui, je l'avoue sans honte, j'adore les rabaisser. Parce que l'être humain se croit supérieur. Il pense tout savoir et tout contrôler, alors que la situation lui échappera tôt ou tard. Elle dérapera, deviendra incontrôlable et le mènera à sa perte. Plusieurs signes sont annonciateurs de cette apocalypse. Mais l'humain ferme les yeux, refusant de voir la vérité en face. Alors moi, je ferme les yeux sur son avenir. Qu'il se démerde. Puisque de toute façon il est le meilleur. La blague.

Les Vagabonds sont différents. Maîtres de l'avenir et du présent comme du passé, ils sont la clé. Eux seuls sont les dirigeants. Certains se battent pour l'humanité, d'autres veulent l'anéantir. Quelques uns, dont moi, sont indifférents. C'est grâce aux actions de ces trois catégories que la balance penchera d'un côté, ou de l'autre. Personnellement, cela m'est égal. Je n'ai pas envie d'user mes forces à secourir ces misérables insectes. Mais j'ai rencontré certains d'entre eux. De toutes les catégories. Rose. Ma sœur. Cette sœur que j'aimerais détruire. Puis il y a Seth. Responsable de mes sourires et de mon rire. Un type dangereux que j'affectionne énormément. Aloysius, le Dieu. Arrogant et insupportable. Eliott l'aveugle. Gentil et combatif. Très attachant. Et enfin Jayce, le tueur. Le psychopathe. Le meurtrier de filles semblables à moi. Qui m'avait laissée en vie. Et malgré tout, j'aimais sa compagnie. Des Vagabonds. Des gens aux comportements et aux personnalités différentes. Tous réunis par le même don. L'anneau.

L'inconnu qui m'observait sans gêne aucune semblait avoir mon âge. Le pianiste, Ethanaël Storm je crois. Une vraie célébrité aux Etats-Unis qui était arrivée en Angleterre récemment. J'imagine que comme la plupart des gens célèbres, ce doit être un prétentieux de première catégorie. Marrant. Étant donné qu'il ne se gênait pas pour me dévisager je ne me privai pas non plus. Il était grand, fin. Sa chemise froissée laissait deviner les muscles qui se trouvaient dessous. Mon regard remonta sur son visage, détaillant avec attention chacun de ses traits. Il était beau, et froid. Son apparence dégageait quelque chose de vaguement inquiétant. Ses cheveux bruns et légèrement ondulés étaient décoiffés, lui donnant un air sauvage. Rebelle. J'observai ses lèvres, pleines sans être féminines, sans sourire, neutres. Puis, je rencontrai ses yeux. J'eus une sorte d'électrochoc qui m'arracha un frisson, lequel courut le long de mon échine de façon désagréable. Mon âme plongea dans les abîmes de ses iris couleur d'onyx. Je me perdis. Je défaillis. Un coup de poignard me mordit le cœur. Puis un autre. Et des dizaines d'autres. Cela faisait mal. Délicieusement mal. La lune se mêla à la scène, faisant étinceler l'onyx et révélant l'émeraude. C'était troublant. Envoutant. Et terriblement inquiétant.

Il détourna brutalement la tête, rompant le lien. Me ramenant à la réalité avec force. L'air sembla revenir oxygéner mes poumons. Je respirai lentement, tentant de reprendre mes esprits. Chassant la confusion. Qui s'accrochait. M'enroulait de ses tentacules d'interrogations. M'étouffait de ses questions. Mon Dieu. Que venait-il de se passer ? Je n'en savais rien, et quelque chose me soufflait que je ne le saurais pas. Le jeune homme s'assit à côté de moi, sur ce banc de pierres. Silencieusement. Cette soudaine proximité m'arracha un léger sursaut, me tordant les entrailles. Il ne me regardait pas, fixant simplement ses mains. Comme si il attendait quelque chose. Quelque chose venant de moi. Je me souvins l'avoir bousculé. Sans doute attendait-il des excuses, qui ne viendraient pas. Je ne suis pas du genre à m'excuser.

C'était l'hiver, il faisait froid. L'instant semblai s'être échappé d'un conte de fées. Deux jeunes gens assis sur un bancs entourés de rosiers, la neige recouvrant le sol, enveloppant les pâles fleurs blanches de givre glacé. Comme si leur histoire commençait par Il était une fois... Mais nous n'étions pas les personnages d'une fabulation des temps anciens. Ici, les citrouilles ne se changent pas en carrosses et le prince ne réveille pas la princesse d'un tendre baiser. Dans la réalité, les montres règnent, se cachant sous les visages les plus angéliques. L'amour n'est pas aussi beau. De nos jours, on balance les Je t'aime comme de simples Bonjour. L'amour est banalisé. Fade. Les relations sont ternes et elles s'effritent au fil du temps. L'amour est mort.

Dans ce décor hivernal, les flocons se remirent à tomber. Je fixai leur ballet aérien, égarée dans de vagues réflexions sentimentales. Les minutes s'écoulèrent, s'éternisèrent. Il ne semblait pas décidé à parler. Soit. Je frissonnai, il faisait froid. La température de cette soirée, d'après la météo, avoisinait le zéro. Finir frigorifiée était également une option. Les traces des larmes sur mon visage me faisaient mal à cause de l'air glacé. Ignorant celui qui se trouvait près de moi, je sortis un miroir de poche de mon sac. Pour y découvrir mon reflet. Pâle. Les joues striées de noires. Un murmure s'échappa de mes lèvres, ironique.
- Magnifique.
Je frottai ces traces sombres, essayant d'en enlever la majorité, puis rangeai la glace. Je jetai un regard à mon voisin, qui avait tourné la tête moi lorsque j'avais parlé. Je lus une once d'interrogation dans ses yeux, mêlée à de la curiosité. Je lui souris. Une idée folle me traversa l'esprit. Complètement dérangée. Indécente. Mais tentante. Je me mis de côté, étalant mes jambes nues sur la pierre glaciales, tirant ma robe vers le bas pour ne pas qu'elle remonte trop. Puis je posai la tête sur les genoux du brun, le fixant d'en bas. Il eut un léger mouvement de surprise, celle-ci se peignant immédiatement sur ses traits diaboliquement magnifiques.
- Dis, tu crois en l'amour ? demandai-je, très sérieuse. Moi, non. Enfin je crois.
Je ponctuai ma phrase d'un sourire avant de fermer les yeux. Je devais passer pour folle. Toute autre personne risquerait sans doute de m'envoyer dans un asile. Mais bizarrement, je savais que ce ne serait pas ce qu'il penserait. Pourquoi ? Aucune idée...
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MessageSujet: Re: It's the way, that he makes you fall in love... • Néménaël ღ   Mar 1 Mar - 12:40


Refusons tous deux que nos lendemains soient mornes et gris, nous attendrons l'heure de notre bonheur, toi ma destiné, je saurai t'aimer, j'en ai rêvé

L’hiver était une saison bien particulière. C’était comme si le monde s’arrêtait de tourner et d’avancer, et que tout était paralysé, pour quelques mois. Ethanaël trouvait cela fascinant, et chaque flocons qui s’échouaient sur son visage lui donnaient une sensation de fraîcheur et de liberté que rien d’autre n’aurait pu lui apporter, à part la musique. Ethanaël n’avait pas froid, même si le thermomètre devait afficher des degrés négatives. Au contraire, sa voisine semblait frigorifiée, et pas étonnant vu la tenue qu’elle portait. Ses bras nus, frêles, tremblaient, et pendant une minute, Ethanaël se demanda si il devait lui poser quelque chose de chaud sur les épaules, il se ravisa. Il n’était pas son père après tout ! C’est alors que la jeune blonde sortit quelque chose qui ressemblait à un miroir, et le porta devant son visage, sûrement pour s’admirer devant la glace. Il vit que la mine de sa voisine se décomposait, et il ne sut pour quelle raison. Elle murmura alors avec un sourire cynique aux lèvres:

- Magnifique.

Elle était ironique, et le vagabond tourna la tête, curieux de comprendre ce qu’elle voulait entendre par là. La blonde tenta alors de frotter les marques de maquillage qui avait coulé, sans résultat. Elle soupira alors, et Ethanaël put presque sentir le souffle frôler son visage. Il eut envie de la faire arrêter de frotter ainsi, et de lui passer une main sous les yeux, pour effacer ses larmes, pour lui faire oublier ces moments difficiles qu’elle avait du passer. Mais, Ethanaël était tout sauf gentil, il n’avait aucune raison de porter secours à cette femme, et il ne le ferait pas... même si elle était très belle.. Non, il ne succomberait pas. Il avait déjà fait l’erreur dans le passé, il ne recommencerait pas. Alors, la jeune femme bougea, et changea de position, elle allongea ses jambes et posa sa tête sur les genoux du brun. Le jeune homme ne réagit pas, complètement abasourdi par ce que venait de faire la jeune femme, mais ne dit rien. Il attendit, de comprendre pourquoi cette enfant était-elle si bouleversée pour oser se mettre ainsi sur des inconnus. Ils ne se connaissaient pas, et cette proximité était gênante, même si elle ne déplaisait pas au brun. La tête de la blonde lui brûlait les cuisses, comme du feu, mais il adorait cela. C’était étrange, et vraiment pas normal !

- Dis, tu crois en l'amour ? Moi, non. Enfin je crois.

La phrase frappa Ethanaël de plein fouet. Il ne s’attendait pas du tout à ce que la blonde aborde un tel sujet. Était-elle si désespérée pour lui parler de choses aussi futiles que l’amour. Si il y croyait ? Bien sûr que non. L’amour était un mensonge, un assassin, qui vous tuait à petits feux. Dans sa vie de vagabond, Ethanaël avait connu une seule femme... Casey Bowens. Cette humaine avait été la plus belle des femmes, elle lui avait fait vivre des moments incroyable,s il l’avait aimé, passionnément et follement, jusqu’à ce qu’on le rappelle à l’ordre, jusqu’à ce que son maître lui rappelle sa mission. Il avait alors été transporté dans une autre époque, et n’avait même pas pu faire ses adieux à son âme sœur. Ils ne s’étaient jamais revus, et Ethanaël s’en voudrait toute sa vie, d’avoir abandonné la femme qu’il aimait. Mais, c’était du passé... et au fil du temps, les sentiments qu’il avait éprouvé avaient disparu, au fil du temps il avait oublié ce que c’était que d’aimer... Mais il n’avait pas oublié Casey, car il ne pourrait jamais l’effacer de sa mémoire. À présent, le brun regardait la blonde qui souriait tout en fermant les yeux, et alors, il sut que si elle lui demandait cela, c’était tout simplement parce qu’elle n’y croyait pas, qu’elle ne croyait en rien, qu’elle avait perdu toute envie de croire... Peut-être à cause de la solitude, de la tristesse, du chagrin. Dans un geste tendre, il porta ses mains sur le front de la belle et lui caressa le visage, tout en passant ses doigts sur les larmes qui étaient maintenant invisibles. Elle ouvrit alors les yeux, et encore une fois le regard fut comme une flèche qu’on lui tirait dans le dos, comme un coup de poignard. Leurs iris se croisaient pour ne plus se lâcher, et des centaines d’émotions passaient, s’entrechoquaient. Si Ethanaël avait été debout, il serait sans doute tombé, oubliant les lois de la gravité, sa tête tournait et il ne comprenait pour quelle raison. La blonde l’ensorcelait. Choqué par cette révélation, il la lâcha brusquement et l’obligea à se remettre droite. Il redevint froid et violent, et lui cracha à la figure:

- Je crois en une seule chose: moi.

Il se leva, complètement abasourdi par ce qu’il venait de ressentir et de vivre. Il avait longtemps cru que le passé ne le rattraperait jamais, mais il avait eu tord. Cette partie de lui qu’il avait toujours voulu cacher réapparaissait. Elle se réveillait, et allait certainement le mener à sa perte, encore une fois.
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MessageSujet: Re: It's the way, that he makes you fall in love... • Néménaël ღ   Mar 8 Mar - 16:01

Un ange frappe à ma porte, est-ce que je le laisse entrer ?
Ce n'est pas toujours ma faute, si les choses sont cassées...


J'avais toujours parfaitement maîtrisé l'art de paraître étrange aux yeux des autres. Et, pour être franche, j'acceptais volontiers d'admettre que je l'étais. Vous connaissez beaucoup de filles qui s'envoient en l'air avec un violeur assassin ? Pas moi. Enfin si, moi justement. Mais je devais sans aucun doute être la seule. Seulement, cette relation avec Jayce n'avait rien à voir avec de l'amour. C'était charnel. Sexuel. Mais tout sauf sentimental et romantique. Non pas que j'avais des envies de romantisme. Enfin, un peu j'imagine. Comme toutes les filles non ? Mais nous ne sommes pas des princesses en attente d'un prince charmant. Moi encore moins. Je n'étais pas grand chose à vrai dire. Juste une ombre qui rôde, qui observe. Mais qui n'agit jamais. J'avais souvent l'impression que mon existence était une erreur. Que j'errais dans la nature, sans véritable but. Et c'était le cas. J'aurais dû mourir il y a de ça six ans. Mais j'étais toujours là, comme une anomalie dans le décor. Comme un parasite qui s'accroche.

Je sentis les doigts du pianiste venir caresser mon visage, comme si il en redessinait les traits. Il avait la peau douce, et ce contact était agréable. Jamais personne ne m'avait touchée comme il le faisait, avec autant de tendresse. De délicatesse. J'ouvris les yeux, croisant de nouveau les siens. Mon cœur se tordit de nouveau, violemment. Douloureusement. Il me rappelait que j'étais vivante. Malheureusement. Mortellement en vie même. Me concentrant sur les iris, j'y vis un léger voile. Comme celui qu'ont les personnes vivant dans le passé. Comme celui qui ternissait régulièrement mon regard. C'était comme une connexion. Les émotions indéchiffrables passaient, se bousculaient. Puis ce fut l'effroi qui domina. Ses mains lâchèrent mon visage tandis qu'il me redressait brutalement, s'écartant de moi comme si je l'avais brûlé. Sa réponse claqua comme un fouet dans l'air glacé.
- Je crois en une seule chose: moi.
Il se leva alors, s'éloignant d'environ un mètre. L'air complètement perdu, le visage dur. Encore un égaré. Blessé par l'amour, ravagé par sa haine. J'éclatai de rire, le laissant s'écouler dans l'atmosphère. Il n'avait rien de sincère. C'était un rire de désespérée où se mêlai cynisme et ironie.

Quelque part dans Londres, Big Ben sonna onze heure du soir, le son grave se répercutant jusque dans cette cours. Le moment était venu. Mon rire mourut, se brisant sur un sanglot. Mes larmes se remirent à déborder, brûlantes. Les plaies se rouvraient et se mettaient à saigner violemment. Déchirant une fois de plus mon âme en lambeaux. La lacérant à coups de couteaux. Je me levai également, ignorant le regard plein de mépris que m'adressait l'autre. Cet instant était le mien. Le nôtre. Ta mort. Ma survie. Notre anniversaire. J'avais bu avant de venir, comme depuis deux ans. Mais l'alcool n'atténuait pas la souffrance. Au contraire, j'avais l'impression qu'il l'amplifiait bien plus. Mais pour être franche, cela m'était égal. Je souffrais de toute manière. Mais bizarrement, ce soir là, les choses étaient différentes. Je passai des larmes au rire, du rire aux larmes. Mes nerfs me lâchaient complètement.
- Come on, come on, don’t leave me like this...
Cette chanson passait lors de l'accident. Ces paroles se sont gravées dans ma mémoire, pour toujours. Comme un souvenir macabre. Ma voix est pâle. Elle empeste la haine. La rage de vivre. Mon cœur saigne. Les barrages lâchent. Je revois la voiture qui nous percute, j'entends de nouveau ton cri déchirant. Je te revois, pleine de sang. Le mien s'écoulant également hors de mon corps. J'ai mal à la tête, j'ai les tripes qui se tordent. Je vais vomir.
- Can’t breathe whenever your gone, can’t turn back. Now I’m haunted.
Ton fantôme me hante. Toutes les nuits. Tu m'en veux. Tu me reproches de vivre. Je n'ai pas fait mon deuil Agathe. Ton absence me pèse. J'aurais dû mourir, et toi vivre. Mes sanglots sont violents, ma respiration se fait difficile. Je m'étouffe. Une main se pose sur mon épaule, je me retourne et repousse brutalement le pianiste. Nous nous fixons un moment. Pour la première fois, je ressens le danger qu'il représente. Je lève ma main à la hauteur de sa joue, la caressant tendrement. Il l'intercepte, l'enserrant cruellement dans la sienne. Je souris, et lâche d'un mépris hargneux.
- Je vois. Dis autrement, tu ne crois en rien. Fiche-moi la paix Storm.
Il ne me lâche pas, et je ne veux pas me dégager. Je le regarde. Je sais que je l'ai mis en colère, cela se sent. L'air devient électrique, la tension est palpable. En temps normal, j'aurais déjà eu peur, je me serais déjà préparée à me défendre. Mais ce soir n'est pas un soir comme les autres, aussi je me contente simplement de baisser les yeux, murmurant les dernières paroles que j'avais entendu. Comme si il n'était pas là et que j'étais seule avec ma peine.
- You and I walk a fragile line, I have know it all this time... Never ever thought I’d see it break. Never thought I’d see it...
Ma voix se brise sur les dernières paroles. On dit que le temps efface les douleurs, mais c'est un mensonge. Chaque année, j'ai de plus en plus mal. Je pleure, encore, silencieusement. Les larmes ne veulent pas se stopper. La souffrance est trop forte. Trop présente. L'emprise du brun me ramène légèrement à la réalité. Je fiche mes yeux dans les siens. Mes larmes débordent toujours et continuent de couler, mais la crise est passée. Ma respiration me brûle.
- Tu viens de me voir pété les plombs et pleurer comme une pauvre fille hystérique, je suis sûre que le spectacle t'a bien amusé alors maintenant, lâche-moi, crachai-je.
Il y a un moment où l'envie de se battre disparaît. Où l'on a envie de s'abandonner à la mort pour ne plus souffrir. Peut être était-ce le moment. De toute façon, cela faisait six ans que j'étais morte... Il y a des instants où j'aimerais que quelqu'un soit là, à mes côtés. Pour m'aider à me relever. Pour être là, à effacer mes pleurs. Pour m'accueillir dans ses bras où je pourrais pleurer. Pour recoller les morceaux de mon cœur brisé. Mais je suis seule. Comme toujours.
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It's the way, that he makes you fall in love... • Néménaël ღ

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