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 Do you want to play with me ? Norah&Aloysius

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MessageSujet: Do you want to play with me ? Norah&Aloysius   Dim 30 Jan - 21:46

« I am so high, I can hear heaven. Oh but heaven, no heaven don't hear me. And they say that a hero can save us, I'm not gonna stand here and wait because i am just the evil. »


La vie est tellement compliquée pourquoi se la rendre encore plus dure ? Pourquoi toujours vouloir rendre le monde meilleur ? Et puis, qu’est-ce que ça veut dire meilleur ? Au fond, chacun reste sauvage, l’instinct animal persiste en tous ! C’est juste une impression de civilisation qu’on donne, mais aucun humain ne vaut mieux qu’un lion ou qu’une autre bête sauvage. Chacun a ce grain de folie, cette flamme, qui parfois entraîne des choses qui n’auraient peut-être jamais du se passer, mais au fond, ne fallait-il pas essayer, et persister à tenter l’impossible ? Se révolter ? Combattre ? Norah n’y avait jamais vraiment pensé. En fait, elle s’en fichait. Elle ne pensait qu’à sa propre mission, son propre combat. Après tout, elle aurait pu entrer dans la résistance, et devenir très vite utile aux autres.. Mais elle avait préférée faire le Mal. Diriger sa propre bataille. Faire sa propre justice, si s’en était une.

Un homme a dit un jour qu’il y aura toujours quelque chose pour détruire nos vies. La seule question c’était qu'est-ce qui allait nous tomber dessus en premier. Norah ignorait tout du sens de cette phrase. Ce qu’elle avait compris et interprété, c’était qu’il fallait profiter de chaque instant, et c’est ce qu’elle faisait. Peut-être pas de la meilleure façon, mais elle le faisait. Elle s’éclatait dans les lieux les plus insolites de la ville, elle rencontrait, séduisait, torturait et tuait toutes sortes d’hommes, elle se faisait un malin plaisir à effrayer les jeunes enfants.. Elle était cruelle, et elle ne se voyait pas autrement. Elle n’imaginait pas que sa vie pourrait changer un jour ou l’autre.. qu’elle pourrait devenir vulnérable. Et pourtant, ce jour là arriverait. Ce jour-là, ce sera sa mort. Mourir était quelque chose de naturelle et, personne ne devrait y échapper. C’était pour cette raison que Norah mordait la vie à pleine dents, car elle savait qu’au fond il ne lui restait peut-être plus assez de temps, pour vivre ! L’anticipation. Voilà ce qui faisait vivre la jeune femme. Elle anticipait chaque faits et gestes de ses adversaires, elle anticipait les attaques, les jours, les nuits. Et à force d’anticiper, elle avait finit par développer une intuition de fer. En effet, elle réussissait parfois à prédire l’avenir, à le voir... Bien sûr, cela ne marchait pas à chaque fois, mais elle ne perdait jamais l’occasion d’utiliser son tout nouveau don. Elle le gardait pour elle, bien sûr, de toute façon, à qui pourrait-elle en parler ? Norah était seule. Plus que jamais. Mais, cela lui convenait parfaitement. Elle n’avait surtout pas besoin de gens qui l’étoufferaient. La solitude était la meilleure des armes, la meilleure des amies. Elle s’en était persuadée depuis longtemps.

Alors qu’elle venait de se réveiller, elle sortit de sa chambre d’hôtel pour aller réprimander le service. L’eau était gelée comme un glaçon, et cela faisait déjà deux heures qu’elle faisait couler son bain. La mine fatiguée, elle bailla en s’étirant et au même moment trébucha. Elle tomba sur le sol et d’un air grognon insulta de tous les noms ce qui l’avait fait tomber. Elle leva les yeux, pour observer un pied. Ils étaient installés bien au chaud dans des chaussons marrons foncés, des chaussons d’hommes. Elle leva la tête pour voir la silhouette d’un inconnu, qui souriait avec un air moqueur. Norah devina aussitôt que l’étranger lui avait fait un croche-pied et elle se retint de le frapper. Petit à petit, la brune se redressa, pour arriver à hauteur de l’homme. Il était assez séduisant, mais n’était pas si beau que ça. Norah avait connu des dizaines de mannequins, elle était donc devenue difficile.. Malgré tout, il avait un certain charme, sûrement du à son sourire, et ses yeux... La vue de la jeune fille se troubla et elle tourna la tête. Elle était juste fatiguée.. À cette pensée, Norah remarqua qu’elle était toujours en nuisette, et elle soupira, en imaginant sa coiffure. Elle porta une mains à ses cheveux et ses inquiétudes furent confirmées. Après un bref regard noir à l’homme, elle fit demi-tour pour retourner vers sa chambre qui était finalement voisine de celle de l’homme pour aller prendre une douche. Alors qu’elle allait rentrer dans sa suite, elle fit un clin d’œil au bel inconnu, qui la regardait toujours, et claqua sa porte avec une certaine classe. Elle fila aussitôt dans la salle de bain, tout en préparant ses affaires. Il lui fallait seulement quinze minutes, pour se préparer, après cela... Elle s’occuperait du petit joueur qui l’avait fait tomber.
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MessageSujet: Re: Do you want to play with me ? Norah&Aloysius   Dim 6 Fév - 1:03

I got a little secret for you
I never sleep when comes the night
But every time I smack my fingers
I switch back into the light



Dix-huit avril 2011 annonçait l’éphéméride qu’Aloysius Vasteels avait placé sur l’une de ses tables de nuit. Dix heures neuf précisait le cadran de l’horloge placé au-dessus de la télévision. Allez tous vous faire foutre répondait le locataire de la chambre d’hôtel en enfonçant à nouveau son visage dans les oreillers qui parsemaient la tête de son lit double, présentement occupé par un seul corps : le sien. Il était rentré du futur à trois heures du matin et s’était immédiatement effondré dans le lit qu’il avait préalablement réservé après s’être déshabillé rapidement, rêvant ainsi de dormir toute la journée pour bien se retaper mais son subconscient n’avait pas semblé adhérer à ce projet car il l’avait brusquement réveillé à neuf heures et cinquante minutes sans réelles raisons valables. Depuis, le jeune homme ne cessait de se retourner dans son lit en se maudissant silencieusement. Pour commencer, il devait arrêter de se coucher à trois heures du matin : ou bien il vivait entièrement la nuit, ou bien il choisissait d’exister seulement le jour mais il fallait qu’il se décide et rapidement. Son corps n’avait pas de rythme fixe et c’était surtout ça qui le fatiguait. Ensuite, il fallait qu’il se rappelle d’acheter des somnifères pour contrer les envies d’éveil de son inconscient. Et enfin, pour terminer, maintenant qu’il était tout à fait éveillé, il devait impérativement trouver quelqu’un à emmerder pour compenser cela. Si possible quelqu’un qui n’avait rien fait à personne et qui serait totalement désemparé face à lui. Sinon, il se contenterait de ce qu’il y avait. En fait, il réalisa que la première personne qui croiserait sa route serait la bonne et il en conclut qu’il était de plus mauvais poil que ce qu’il avait au départ supposé. Etant résigné à son propre sujet, il rejeta les couvertures qui le recouvraient encore et fila sous la douche où il prit une longue douche brûlante, la vapeur recouvrant entièrement la surface pourtant plutôt imposante de la salle de bains. Lorsqu’il sortit de la cabine aux vitres embuées, le blond noua immédiatement une serviette autour de sa taille et sourit à la glace invisible sous la vapeur d’eau a vant d’attraper une seconde serviette avec laquelle il se frictionna vigoureusement la tête.

Désormais approximativement sec , il quitta la salle d’eau et attrapa des affaires parmi celles qu’il avait pris soin d’au préalable déposer dans sa penderie. Un jeans bleu foncé allié à un t-shirt blanc proclamant « Nothing Can Touch me » en lettres capitales assorties aux pantalons furent choisis et il les enfila après avoir passé ses sous-vêtements. Il laissa ensuite ses serviettes au pied de son lit, là où elles étaient tombées, et regagna la salle de bains qui avait perdu de sa buée pour observer son reflet. Alors qu’il jugea sa tenue vestimentaire comme étant satisfaisante, il grimaça en voyant ses cheveux et s’empara instantanément du sèche-cheveux le plus proche de lui en songeant que Seth Dowson rirait bien de lui s’il savait qu’il utilisait ce genre d’appareil au lieu de sécher ses cheveux courts avec une serviette ou simplement à l’air libre. Une fois sa chevelure blond cendrée entièrement dépourvue d’humidité, le jeune homme ouvrit son pot de gel, plongea deux doigts dedans et se coiffa d’un geste aussi expert que celui qu’il avait pour allumer une cigarette. D’ailleurs, en parlant cigarette, il n’en avait pas encore pris et ça commençait à lui manquer. S’assurant que sa coiffure était aussi bien que d’habitude, il se salua d’un geste des mains qu’il ponctua d’un mental « oh yeah », enfila les chaussons marrons que ses protégés lui avaient offerts avant leurs meurtres atroces et se dirigea vers la double porte qui menait aux couloirs de l’hôtel. Le hasard voulut qu’au même moment, l’occupante de la chambre directement accolée à la sienne sorte également. Habillée d’une simple nuisette, elle ne semblait pas bien réveillée et lorsqu’elle bailla en levant haut les pour s’étirer, Aloysius ne put résister à l’envie de placer son pied sur son chemin. Comme il l’avait espéré, l’inconnue se prit les pieds dessus et s’effondra avec une certaine grâce sur le sol en grommelant de façon audible jusqu’à ce que son regard ne tombe sur le pied coupable du jeune homme. Elle s’arrêta net de jurer pour faire remonter son champ de vision jusqu’au visage amusé du Vagabond qui la toisait avec mépris. Au vu de la lueur agacée qui passa de manière ostensible dans le regard noir de la jeune brune, son égo était froissé, ce qu’Aloysius comprenait sans mal. Lui-même n’aurait pas apprécié d’être accueilli de la sorte, quelques secondes à peine après son réveil. Il y avait même fort à parier que le coupable aurait largement payé pour ça mais là, les rapports de force n’étaient pas vraiment juste : même si l’inconnue paraissait détenir une fine musculature, il était plus grand qu’elle et, étant un homme, avait fatalement un avantage physique sur elle. Dommage pour elle.

Le sourire qu’il lui présentait devint plus ironique que précédemment alors qu’elle se relevait prudemment et l’observait avec attention. Il faillit d’ailleurs se sentir mal à l’aise devant l’intensité du regard qui lui était opposé mais le fait que sa vis-à-vis soit en nuisette lui permit de garder l’intégralité de son assurance. Brusquement, la jeune femme coupa le lien visuel qui les unissait encore avant de soupirer, une seconde plus tard. Sûrement maudissait-elle le jeune homme face à elle… En tout cas était-ce ce que ce dernier espérait silencieusement. Les mains manucurées de la brune montèrent subitement à sa chevelure en désordre et Aloysius en profita pour détailla plus attentivement le visage de sa frontale. La finesse se dégageait principalement de ses traits pâles, alliée à un cynisme fort étonnant sur le visage d’une personne de cet âge mais qui ne surprit pas tant que ça le blond : à l’époque de crise dans laquelle il se trouvait, ce qui était véritablement surprenant était de tomber sur quelqu’un d’épanoui. Même ceux qui se délectaient, comme lui, du semblant de chaos qui régnait en 2011 ne l’était pas à cause des tensions qui existaient entre les différents gangs de la ville, c’était dire. Le regard anthracite de la jeune femme revint brutalement sur lui, plus féroce qu’auparavant, puis elle fit volte-face et regagna la porte de sa chambre d’un pas naturellement sensuel. Obéissant à ses hormones, le Vagabond laissa son regard errer au niveau du fessier de la brune avant de le remonter précipitamment lorsqu’elle se retourna brièvement vers lui pour lui envoyer un clin d’œil. Cela fait, elle rentra dans sa chambre et ferma la porte en la claquant, laissant Aloysius seul avec lui-même dans le couloir. Un des sourcils du jeune homme était haussé en signe de circonspection mais il l’abaissa lorsqu’il parti en direction de l’ascenseur afin de descendre prendre son petit-déjeuner vu qu’il s’était malheureusement réveillé suffisamment tôt pour cela. Dix minutes plus tard, installé devant une assiette remplie à ras-bord d’omelettes et de bacons, il ne regrettait plus son réveil prématuré. Son estomac s’exprimait sans gêne et c’est seulement lorsque le jeune homme eut finit sa première assiette qu’il se tut. Sauf que même si le blond n’avait plus faim, la gourmandise le fit se relever et il se resservit généreusement de l’omelette avec cette fois des petites saucisses brillantes de graisse. Les yeux rivés sur son assiette, salivant d’avance sur le repas qu’il allait faire, il ne vit pas que la jeune femme de tout à l’heure se tenait sur son chemin et allait en profiter pour rétablir l’égalité entre eux en lui faisant un croche-pattes. En fait, c’est seulement lorsqu’il perdit l’équilibre à cause d’un obstacle non-identifié qu’il se dit que la silhouette à proximité de lui, lui disait bien quelque chose. S’effondrant au sol, son assiette volant plus loin et épargnant par chance sa tenue, il poussa un grognement vexé et se releva aussitôt en s’époussetant. Son regard ne tarda pas à accrocher celui de la brune qui paraissait assez satisfaite d’avoir pu se venger et il lui sourit d’un air doucereux :

- Eh bien, il semblerait que nous soyons désormais à égalité, mademoiselle.

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I will never die. I will never lose.

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MessageSujet: Re: Do you want to play with me ? Norah&Aloysius   Jeu 10 Fév - 17:56



Norah ouvrit le robinet du lavabo et fit couler l’eau pendant quelques secondes, attendant qu’elle se réchauffe. Elle passa alors ses mains sous le filet d’eau tiède puis les porta à son visage et frissonna au contact du liquide qui restait trop froid pour elle. Elle changea de pièce, tout en enlevant sa nuisette, se baladant sans aucun gêne presque nue au beau milieu de sa chambre et alla à son armoire. Elle ouvrit le meuble avec fracas et fouilla ses affaires afin de trouver quelque chose à se mettre. N’étant pas une adepte de la mode, elle s’habillait selon ses humeurs et finalement elle décida de porter son jean noir en cuir préféré ainsi que son pull moulant en col en v qu’elle aimait tant. Elle s’habilla aussi vite que possible et retourna dans la salle de bain pour s’admirer dans le miroir. Son précédent prétendant lui avait avoué qu’il la préférait quand elle coiffait ses cheveux en chignon, elle décida donc de les relever en cascade, sachant que cela lui permettra d’être d’autant plus apte à se battre et être aux aguets. Même si elle n’avait pas l’intention de trop bouger aujourd’hui, il n’était pas question qu’elle se fasse prendre par surprise. Elle était beaucoup trop connue maintenant, et n’était donc en sécurité nulle part. En effet, même si elle avait plusieurs fois été invité chez le premier ministre, la plupart des groupes résistants voulaient sa peau, et puisqu’elle n’était ni du côté des révoltants, ni de celui des riches, elle n’avait pas d’amis chez qui se réfugier. Elle était seule, mais, elle s’en fichait, puisqu’elle le vivait très bien.

Enfin prête, la magnifique brune décida de descendre à la réception afin de signaler son problème de douche et de prendre son petit déjeuner. En sortant de sa chambre, elle ne put s’empêcher de jeter un regard en direction de la chambre voisine, pour remarquer qu’elle était fermée. Elle passa devant une nouvelle fois et y déposa son oreille: aucun son ne provenait de la porte. L’inconnu devait être aller lui aussi soulager ses besoins en nourriture, tant mieux, elle le retrouverait en bas. Alors qu’elle allait prendre l’ascenseur, la machine s’ouvrit et elle eut le temps de remarquer une silhouette qui ne lui était pas inconnue sortir de l’engin. Elle se cacha aussitôt derrière le mur, attendant que la personne sorte et s’éloigne. Après quelques secondes, elle jeta un nouveau coup d’œil qui confirma ses peurs. Sa dernière victime était en train de se promener dans les couloirs de l’étage de sa chambre d’hôtel, et elle se maudit intérieurement de lui avoir donné ses coordonnées. Profitant qu’il avait le dos tourné, elle s’engouffra à l’intérieur de l’ascenseur et appuya fermement sur le bouton qui la mènerait au rez de chaussée.

Aussitôt que la porte s’ouvrit, elle se dirigea vers l’accueil pour signaler son problème d’eau chaude, mais une odeur d’œufs et de bacon lui chatouilla les narines, et son ventre lui rappela qu’elle mourrait de faim, si bien qu’elle décida que ses recommandations pouvaient attendre. Elle entra alors dans la salle à manger et ne put s’empêcher de voir son voisin de chambre attablé en train de manger un copieux petit-déjeuner. Elle attendit qu’il ait finit sa première assiette et qu’il aille se resservir, pour lui rendre son cadeau de bienvenue, et il s’effondra au sol dans un fracas assourdissant, laissant son assiette se casser sur le carrelage. Norah ne put s’empêcher de sourire, et une expression narquoise s’afficha sur son visage. Le brun lui, lui accorda un sourire plutôt amical et lui lança:

- Eh bien, il semblerait que nous soyons désormais à égalité, mademoiselle.


Il était poli. Elle aimait les hommes qui la respectaient, mais, elle était certaine qu’avec celui-ci ce ne serait pas du tout la même chose qu’avec les autres. Il ne semblait pas aussi docile que ses précédentes proies, ce qui rendait le jeu encore plus amusant. Norah lui montra la table qu’il avait quitté quelques minutes plus tôt du menton, et elle s’y installa sans gêne. Il l’avait suivit, et à présent ils se regardaient tous les deux dans les yeux. Une nouvelle fois, l’humaine remarqua qu’il était vraiment charmant, mais si elle le voulait, ce n’était certainement pas pour sa beauté... simplement parce qu’il était un homme, qu’elle était une femme, et qu’ils pourraient bien s’amuser ensemble. Si il croyait qu’elle allait s’arrêter là, il pouvait se gratter... Rien n’était terminé, au contraire, cela venait tout juste de commencer. Elle décida qu’il était peut-être temps de se présenter, et lorsqu’elle ouvrit la bouche pour s’exprimer, elle entendit son nom résonné dans toute la salle. Elle se retourna, cherchant la personne qui venait de l’appeler, et reconnut aussitôt son pauvre ex. Elle soupira de désespoir et se remit face à son voisin, les mains entre la tête, d’un geste d’impuissance. Elle lança un regard suppliant au brun face à elle et espérait qu’il répondrait à son appel au secours. Il n’avait aucune raison de le faire, vu ce qu’elle-même lui avait fait subir, mais, en même temps, il aurait en échange la possibilité de demander n’importe quoi à Norah. La brune entendait déjà les pas de Matt claquer contre le sol et se rapprocher et elle ferma les yeux, s’attendant au pire.
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MessageSujet: Re: Do you want to play with me ? Norah&Aloysius   Sam 12 Fév - 3:03

Sans lui répondre, la jeune femme désigna d’un mouvement de la tête la table qu’il occupait puis alla s’y asseoir le plus naturellement du monde, Aloysius sur les talons. Le jeune homme préférait garder la brune sous les yeux, de crainte qu’elle ne profite d’une seconde d’inattention pour lui asséner un coup bas, malgré le fait qu’ils soient désormais normalement à égalité. Reprenant la place qu’il occupait à l’origine, il planta ainsi son regard vert dans celui couleur café de la brune ce qui lui rappela qu’il n’avait pas encore fini de déjeuner, malheureusement. Tout à ses prosaïques pensées, le blond ne remarqua pas vraiment le regard inquisiteur de sa vis-à-vis, ni le fait qu’elle était sur le point d’ouvrir la bouche pour parler lorsqu’un homme cria un prénom féminin à travers la salle. Le hurlement eut au moins l’effet positif de tirer Aloysius de ses pensées alimentaires, ce qui fit qu’il ne mit pas longtemps à comprendre que la Norah tant recherchée était la femme assise face à lui. D’ailleurs, cette dernière ne semblait pas particulièrement apprécier l’interpellation grossière dont elle était l’objet, au vu de la manière raide dont elle usa pour se retourner vers celui qui l’appelait puis au son du soupir désespéré qu’elle laissa échapper lorsqu’elle refit face au Vagabond. Ce dernier observa le nouveau venu par-dessus l’épaule de son interlocutrice tandis que celle-ci se prenait la tête entre les mains, l’air de vouloir disparaître en dépit de ne pas pouvoir annihiler celui qui venait la déranger.

L’interpellateur semblait à peine sortir de l’adolescence, comme eux, mais être toutefois plus jeune ou du moins est-ce la naïveté que l’on pouvait lire sur ses traits qui donnaient cette impression. Cependant, le fait qu’il ait le culot d’appeler Norah ainsi, fit naître une certaine estime pour lui au sein du jeune blond qui contint difficilement un sourire lorsqu’il croisa le regard suppliant de sa voisine de chambre qui paraissait l’implorer de l’aider d’une manière ou d’une autre. Ce qu’il n’était absolument pas tenu de faire étant donné que même si ça ne faisait pas longtemps qu’il connaissait l’existence de la demoiselle, ils avaient déjà instauré un jeu de domination entre eux et que la laisser en pâture au nouvel arrivant était un bon moyen de récupérer l’avantage, pour une durée sûrement plutôt longue. Seulement, s’il laissait Norah au garçon qui arrivait vers eux, il n’y aurait plus de jeu et ça serait dommage vu la façon dont ça partait. Accordant un instant encore son attention à la brune avant de trancher définitivement, il vit qu’elle avait fermé les yeux, sûrement de crainte quant à la réaction du gai luron qui était presque à leur hauteur, désormais. Le visage presque hanté qu’il avait, suffit à faire pencher la balance interne d’Aloysius en faveur de Norah ce qui entraîna qu’il attrapa subrepticement l’une de ses mains et qu’il entrecroisa leurs doigts le plus naturellement possible, l’air de rien, tandis que la jeune femme rouvrait ses paupières, visiblement surprise mais assez satisfaite qu’il ait accédé à sa muette requête. Si le nouveau venu avait été assez loin pour ne pas voir ses lèvres bouger, le blond aurait informé la brune que tout avait un prix mais il préféra lever son regard vers le brun qui s’était arrêté derrière le siège de l’humaine et qui ne la lâchait pas des yeux. Un instant déconcerté par le nouveau cas psychiatrique qui venait de faire irruption dans sa vie par ricochets, Aloysius finit toutefois par toussoter pour attirer l’attention de l’adolescent sur lui avant de l’observer avec une consternation évidente :

- Vous cherchez quelqu’un peut-être ? Si c’est de ma compagne dont il s’agit, je vous prierai de vous exprimer rapidement sur ce qui vous amène puis de déguerpir dans les plus brefs délais, annonça-t-il d’un ton tranchant tout en jouant machinalement avec les doigts fins de la jeune femme qu’il avait entre les siens.

Le brun ne sembla pas réagir immédiatement à ce qui venait d’être dit mais un tic nerveux agita brusquement sa paupière gauche tandis qu’il triturait avec une anxiété palpable le dossier du fauteuil adjacent à celui de Norah. L’envie de le gifler pour lui faire reprendre ses esprits commença alors à tenter le Vagabond mais il se retint en se disant qu’il valait mieux éviter les scandales dans l’hôtel où ils se trouvaient.

- Elle… Elle m’a déjà remplacé, alors…, balbutia le toujours anonyme intrus en malaxant de plus en plus fermement le dossier entre ses mains.

Au vu de son teint de cire mais de la sueur qui perlait néanmoins à ses tempes, il devait sûrement avoir pris quelque chose qui ne lui avait pas réussi. Après, le blond fut incapable de déterminer si ça avait été ingéré de façon consciente ou non. Tout ce qu’il savait était qu’il fallait rapidement faire évacuer l’individu avant qu’il ne perturbe réellement le fonctionnement de la salle. Pressant brièvement la main qu’il tenait encore de Norah, il repoussa alors sa chaise et l’enjoignit à faire de même d’un discret signe de tête avant de se placer devant elle lorsqu’ils passèrent devant le brun, toujours figé près de son fauteuil. Néanmoins, son immobilité fut de courte durée parce qu’il se retourna brusquement vers eux en hurlant d’une façon bestiale qui décontenança durant une seconde Aloysius avant qu’il ne contre instinctivement le coup et qu’il ne repousse le dénommé Matt vers la table qu’ils venaient de quitter. S’il connaissait maintenant le nom de son assaillant c’était grâce au cri réprobateur que Norah avait laissé échapper lorsqu’il avait essayé de les attaquer. Le renvoi du Vagabond l’avait mis dans les vapes alors ce dernier en profita pour attraper la main de la jeune femme à ses côtés et l’entraîner vers la sortie. Il l’abandonna néanmoins devant les buffets pour attraper quelques trucs à manger qu’il mit à la va-vite dans ses poches avant de la rejoindre devant les ascenseurs. Elle paraissait beaucoup moins nerveuse que précédemment et il n’était pas forcément certain que ce soit une bonne chose, cependant, il ne commenta pas, préférant ouvrir un petit pot de Nutella et en prendre une généreuse cuillérée avant d’entrer dans la cabine de l’élévateur, à la suite de la brune.

Il ne lui proposa pas de choisir parmi son butin, jugeant qu’il avait déjà fait bien assez en lui évitant des retrouvailles relativement houleuses avec ce qui était vraisemblablement un ex, mais n’ouvrit toutefois rien d’autre lorsqu’il eut fini la barquette de pâte à tartiner, laquelle fut abandonnée sur le sol de l’ascenseur. Peu de temps après, le silencieux voyage en apesanteur fut fini et ils sortirent simultanément dans le couloir menant à leur chambre, se rapprochant sensiblement au fur et à mesure de leur pas jusqu’à ce qu’ils ne s’arrêtent et ne se regardent du coin de l’œil avant de littéralement se jeter l’un sur l’autre, leurs lèvres se rencontrant aussi violemment que brièvement tandis que leurs mains s’accrochaient aux cheveux de l’autre, suivant instinctivement la discordance de leurs actions. Norah ne tarda pas à être fermement plaquée contre un mur par un Aloysius décidé à être le plus dominateur des deux et qui l’abandonna la seconde d’après pour courir s’enfermer, tel un gosse, dans sa chambre. Il avait d’ailleurs un sourire satisfait plaqué sur les lèvres lorsqu’il claqua bruyamment les battants de sa porte et se demanda ce que la brune avait pensé de leur étreinte avant de prendre place sur son lit et d’allumer la télévision, les friandises qu’il avait préalablement récupérées sur le buffet, maintenant disposées autour de lui et l’image de sa nouvelle rencontre reléguée en arrière-plan du fait du programme télévisé qui désormais captivait l’esprit du Vagabond : peu importait à quel point la jeune femme pouvait être distrayante, les nouvelles restaient plus importantes aux yeux du blond qui planifiait souvent ses voyages en fonction de ce qu’il entendait au journal télévisé.

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MessageSujet: Re: Do you want to play with me ? Norah&Aloysius   Dim 27 Fév - 23:37

Norah était persuadée que l’inconnu se ferait un malin plaisir que de la laisser entre les mains du stupide adolescent amoureux d’elle, et elle se promit d’avance qu’elle ferait de la vie du blond un enfer. Comme elle l’avait fait avec Damon... sauf qu’avec ce dernier il y avait eu des sentiments.. Ces derniers temps, elle repensait très souvent à cet homme qu’elle avait utilisée.. alors qu’il était dans le chagrin, et parfois elle se sentait coupable, mais très vite, sa véritable nature refaisait surface, et Norah restait fidèle à elle-même. Alors, peu important si le brun face à elle ne l’aidait pas, elle pourrait se débrouiller. Mais, par surprise, elle sentit des doigts s’enrouler autour des siens, réchauffant ses mains et elle leva instantanément la tête, s’attendant à découvrir Matt face à elle, elle fut surprise de voir que son adversaire était toujours là, et que c’était bien lui qui tenait sa main dans la sienne. Elle sourit satisfaite, et vit que l’homme avait envie de parler, mais qu’il ne pouvait pas, elle comprit que Matt se trouvait juste derrière elle, lorsque le brun lui lança, avec une certaine classe:

- Vous cherchez quelqu’un peut-être ? Si c’est de ma compagne dont il s’agit, je vous prierai de vous exprimer rapidement sur ce qui vous amène puis de déguerpir dans les plus brefs délais !

Norah aurait pu rougir, car finalement, son ennemi et nouveau compagnon de jeu pouvait s’avérer être vraiment courtois, mais elle était beaucoup trop fière pour montrer qu’elle était heureuse d’être traitée comme une princesse. À cet instant, elle était certaine que Matt faisait une tête qui ne pouvait que donner envie de rire, et elle en soupira de fatigue, tellement le spectacle devait être ridicule. La main de l’étranger commençait à lui serrer, et elle sut qu’elle ne pourrait pas partir, après l’incident, sans devoir rendre quelque chose à l’inconnu en retour. Alors qu’elle se demandait bien ce qu’il lui demanderait, elle entendit la voix tremblante de Matt:

- Elle… Elle m’a déjà remplacé, alors…

Une seconde peut-être plus passa, puis l’inconnu se leva, et invita Norah à faire de même. La jeune femme le suivit, et passa devant Matt sans un regard pour le pauvre enfant. Tandis que son sauveur était devant elle, elle se retourna pour lancer un clin d’œil, un signe de provocation, à Matt, qui ne manqua pas d’y répondre. Il les rattrapa alors, et cria aussi fort que possible dans la salle, ce qui alerta les serveurs et clients de l’hôtel. Matt sauta sur le brun, et Norah hurla le nom de son ex, lui ordonnant de s’en aller... Mais, elle fut surprise et heureuse de constater que son joueur savait se défendre, même plutôt bien ! Il le frappa à la tête ce qui le fit tomber dans les pommes, et les deux jeunes rebelles s’éloignèrent aussi vite qu’ils étaient arrivés. Ils passèrent devant le buffet, et à cet instant, le blond lâcha sa main. Norah décida de continuer sa route, et de retourner dans sa chambre, mais attendit tout de même que l’inconnu la rejoigne. Elle remarqua alors qu’il avait pris de quoi manger, et sourit en pensant à tout ce qu’il avalerait dans sa chambre. Mais, face à elle, il entama un pot de Nutella... Il n’en proposa pas à Norah, mais elle n’avait pas l’intention de l’incendier pour ce manque de politesse, après tout, il lui avait rendu service. Le voyage jusqu’à leur étage se fit dans un silence profond.. Ils se lançaient de temps en temps des regards inquisiteurs, se cherchant, et très vite le pot de Nutella fut terminé. L’homme le laissa tomber par terre et ils sortirent de l’élévateur avec grâce. Ils avançèrent dans le sombre couloir, sans rien avoir à se dire, se rapprochant de plus en plus, se frôlant, se touchant... Puis, n’y tenant plus, le brun lui décrocha un baiser... doux au début, qui se fit de plus en plus langoureux. Quelque chose de violent et dangereux: enflammé ! Norah se prit au jeu et se laissa plaquer contre le mur, l’homme dominait.. plus pour longtemps.. Norah n’eut qu’une envie, le mordre, et lui faire l’amour comme une bête, elle était en forme ! Puis... l’inconnu interrompit leur baiser ardent, et s’enfuit. Il claqua la porte de sa chambre derrière lui et laissa Norah seule dans le couloir. La brune, peu surprise rentra dans sa propre chambre, le sourire aux lèvres. Elle tenait dans sa main le portefeuille de ce cher... Aloysius, si sa carte d’identité et ses passeports disaient vrai. Quel nom étrange ! Mais à présent, ils se connaissaient tous les deux ! La jeune femme fouilla dans la vie privée de son voisin de pallier et remarqua qu’il y avait un morceau de papier sur lequel était écrit un numéro de téléphone où était écrit: “Alo”. L’humaine en déduisit que c’était son propre numéro et décida de le contacter, l’invitant à la rejoindre.

Alors, Al’, je dois payer ma dette...
Qu’attends-tu de moi ? Mais...
Attention... je te préviens...
Je ne suis pas docile de tout !


Norah était certaine que le jeune homme saurait de qui il s’agit lorsqu’il lira le message, et elle était plutôt fière de son tour de passe-passe. On ne devait pas souvent voler le portefeuille d’Aloysius Vasteels ! Cela devait même ne jamais arriver du tout ! Mais.. La vie était ainsi, un jeu... Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie était en cours, qu’on le veuille ou non. Alors il faut y aller, changer les règles, tricher un peu, mais jouer ! JOUER ! Jouer comme si il n’y avait pas de lendemain. L’important, ce n’était pas de gagner, ni de perdre. L’important c’était la manière de jouer !
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Do you want to play with me ? Norah&Aloysius

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