AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




 

Partagez | 
 

 Lilith Lyan, "I’m just a dead little girl"

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar






Faites place à

Invité



Invité



MessageSujet: Lilith Lyan, "I’m just a dead little girl"   Jeu 13 Jan - 21:49


Nom complet: Lilith Lyan
Date de naissance:13 septembre 1946
Nature: Vagabonde du passé
Avatar: Emilie Autumn




"Thank God I'm pretty"

Le visage meurtri par une enfance sans pitié, Lilith est une femme qui devait avoir un visage doux, calme, voir même serein. Mais les traits du passé lui ont laissé des traces indélébiles, atteignant non pas seulement son corps, mais surtout, son âme. Ses cheveux autrefois brun et bouclés, qu'on avait envie d'enrouler autour de ses doigts pour ressentir leurs pureté enfantine, sont devenus après plusieurs modification synthétique, rouge sang - un sang frais, comme celui qui coule de nos lèvres, de notre bras coupé, de notre nez blessé -, sec, mais pourtant solide. Des coiffures excentriques, parfois totalement déstructurées, ornent son visage fin et machiavélique.
Sa peau pâle autrefois rosée, est à présent recouverte d'une couche de maquillage, artistiquement inquiétant, où l'on peut voir des cœurs souillés sous ses yeux, une peau couverte d'une poudre blanche dispersant les cicatrices, cernes et autres marques que le fléau des humains lui à offert. Ses lèvres gercées se cachent derrière un sombre rouge à lèvre d'une couleur sombre, semblant encore peut-être à ce liquide rubis, mais vieillis, peut-être coagulé.
Elle possède des yeux d'un vert intriguant, un vert parfois clair, parfois sombre. Magnifique, mais révélateur de ses pensées, qu'on aimerait parfois ignorer.
Ses mains fines sont aussi blanche que la couche poudreuse de son visage, mais celles-ci sont d'un parfait naturel: squelettiques, cadavéreuses, les ongles longs, des mains qu'ont pourrait croire frêles et fragiles, alors que la pratique d'instruments particulier les a musclées elles et l'articulation qui rejoint ses bras.

"So everybody thinks that I'm a fucking suicide girl"

Inutile de vous dire que Lilith n'est pas du genre à faire la fête, à sauté de joie, à rire pour un rien, pas même à sourire, hors mis d'afficher un rictus imposant sur son visage quand le moment le permet... ou pas. Lilith est une personne qui n'apprécie en rien la compagnie, surtout celle des hommes. Elle les hais, depuis que c'est arrivé.
C'est une femme solitaire, qui n'a pour amis qu'une poupée en fil, portant un arc et une flèche ornée d'un cœur retourné comme pointe, et un violon datant de l'époque de son père.
Elle a horreur que quelque chose la bloque dans son chemin, son activité, je plains si cet obstacle se présente directement devant elle.
Méfiante, elle porte toujours une arme sur elle. Une arme blanche, c'est plus efficace, pour ressentir la souffrance de l'adversaire. C'est plus savoureux. Étant jeune elle avait des tendances suicidaires, mais à présent elle a compris qu'elle ne pouvait encore partir. Quelque chose, quelqu'un attendait qu'elle fasse un choix, une action. Schizophrène, maniaque, elle se parle à elle même comme à une déesse, elle veut tout contrôler, que tout ce passe comme elle le souhaite, si un événement ou une personne n'agit pas comme elle l'entend, elle peut perdre le contrôle de son esprit, et devenir un monstre de rage et de stress durant quelques instants. Fatals, la plupart du temps. Elle est doué en énormément de domaines, dont l'écriture de texte poétique, la pratique d'instruments complexes tels que le clavecin et le violon cité plus haut. Elle peut se montrer très puissante dans une situation hostile, seulement si sa conscience n'est plus.
L'anneau qu'elle porte à son annulaire gauche ne l'intéressait en rien, lorsqu'elle tenta de l'enlever. Celui-ci va la faire réaliser ce que la faucheuse, que dis-je? La vie attend d'elle.


"Thank you, kind sir"


Un jour, un cris de désespoir ce fit entendre dans l'Hôpital St Thomas, le 13 septembre 1946.
Une jeune fille était née, pour le plus grand malheur de sa mère. Elle était terrifiée. Sa mère, désemparée, son père, indifférent. Les médecins, froid et silencieux, enveloppèrent l'être si fragile, à peine arrivé et déjà rejeté, dans un linge blanc et fin, et le mirent dans les bras de la procréatrice, Mme. Lyan.
« Elle s'appellera Lilith, comme la trainée d'Adam. » déclara-t-elle dans un rictus ironique, dégoûté.
Durant les mois et les années qui passèrent, Lilith était traitée comme une bouche gênante en plus à nourrir. Quand elle revenait des cours, elle devait faire les corvées de la maison. Sa mère disait qu'au moins elle pouvait servir à ça. Seul « compliment » qu'elle recevait d'ailleurs.
A l'âge de 7ans, son père décida qu'on lui apprenne un instrument. Le violon. Lilith n'en était pas très attirée, mais dans le visage de son père, un refus aurait valu … une fessée? Trop ridicule, pour un tel affront. Jamais elle n'oserait. Il lui faisait trop peur, quand il hurlait sur sa mère, dans la cuisine. La porte était toujours fermée. Quand la mère sortait, on pourrait croire qu'elle était devenue un insecte rampant, tachés sur tout les membres de ronds bleus, violets.
« Qu'est-ce que c'était? ». Lorsqu'elle observait le visage de sa mère, elle voyait des larmes, une face défigurée par la douleur, mais un sourire de satisfaction contrastant avec les gouttes de sueurs, les taches, les pleurs... et ce liquide, vif, dont la couleur plaisait à Lilith. Cela lui valait une gifle, de la regarder de trop près.
Quatre ans s'écoulèrent.
Lilith se trouva une passion imposée pour le violon. Elle était devenue très douée, pas intentionnellement, évidemment. Mais, ces cours, cette année, ne pouvait avoir lieu qu'entre 20h et 21h, mais cela importait peu ses parents. Elle avait peur, de ce noir qui engouffrait ses chemins, du silence que rongeait ses pensées, de cette sensation de solitude, dans la rue déserte, inondées de hauts bâtiments, cachant les misérables rayons de Lune qui subsistaient.
La nuit du lundi de janvier 1958, à la sortie du cours de violon, Lilith retournait chez elle, par le chemin habituel. Elle souhaitait que ce jour soit celui de son marché avec la nuit. Si elle cesse de lui faire peur, si elle laisse la Lune l'accompagner dans sa route, alors elle l'aimera, et jouera pour elle. Elle exprima son pacte tout haut, pour que l'obscurité l'écoute, et c'est un rayon de Lune qui lui répondit. Il se plaça dans l'intersection de deux routes. La jeune Lyan sourit, puis courra pour rentrer chez elle, quand elle vit dans la clarté, une ombre.
Une ombre, plus noire que sa nouvelle amie, une ombre inquiétante, étrange, familière. « Ça ne peut qu'être un humain! Je vais lui demander de m'accompagner jusqu'à chez moi. Merci, la nuit! ».
Elle s'arrêta.
La lumière disparu avec l'ombre. Un frisson lui parcourut le dos. Un froid désagréable lui tordit le ventre. « Où es-tu? Nuit? Ne m'aimes-tu déjà plus? ».
Elle aurait du continuer son chemin. Pauvre Lilith.
Elle essaya de mettre un pas en avant, quand son pied en toucha un autre. Elle poussa un cris qui fut aussitôt arrêter par la main épaisse de l'invisible. Elle se sentit projeter contre le mur. Une douleur saisissait le sommet de son crâne, mais la voix étrangère de l'homme posant ses mains sur son corps était nettement plus terrifiante. Lilith ne pouvait plus bouger. Elle était comme morte. Les mains de l'inconnu parcouraient sa jupe et retirèrent son sous-vêtement. Il la souleva.
Une souffrance sale entra en elle.
Des miasmes vinrent souiller son corps dans des halètements bruyant, des rires effroyables.
Une douleur sans fin.





***

Lilith était restée jusqu'au matin, tel un zombie, dans le froid de la rue Londonienne à présent ensoleillée d'une lumière ironique. Personne ne la remarquait. Les passants devaient penser que ce n'était qu'une poupée laisser tomber au sol, rien de plus. Ou une péripatéticienne, encore ces impuretés qui viennent tuer les couples et souiller les virginités!
Elle se leva, avec beaucoup de mal, et continua son chemin, lentement, vers sa demeure.
Une fois arrivée, l'accueil était une gifle, une leçon de morale, mais pas de questions sur ce qu'il s'était passé. De toute façon, Lilith n'en savait rien. Elle se sentait sale. Simplement. Elle prit un bain court, et alla se coucher. Sa mère eu un soupçon d'humanité et la laissa rater les cours durant une semaine.
Durant cette période, elle ne mangea, ni ne parla.
Lors de sa reprise des cours, elle tenta de tomber de la fenêtre d'un couloir. Un professeur l'arrêta à temps. Encore une réprimande. A la maison, elle refusa d'aller au cours de violon du lendemain. Cela lui valu un mois de riz, sans rien d'autre. Elle n'avait pas faim, cela ne la dérangeait point. Elle tenta de se trancher la main avec un couteau de cuisine, mais celui-ci ayant trop servi, n'était pas le plus apte à cette utilité. Elle décida de mourir dans son bain, quand elle entendit une voix, murmurant dans sa conscience.
« Veux-tu réellement abandonner cette vie? Moi je ne veux pas t'emmener. Je refuse de te faucher. Tu dois faire quelque chose pour moi. »
« Mai quoi? Dis moi! » s'écria-t-elle.
Sa mère entra dans la salle de bain, et lui ordonna de cesser de hurler.

La voix revint sans cesse durant 8 ans. 8 ans qu'elle n'avait plus rien tenter.
Elle sentait qu'elle n'était plus une bouche à nourrir, et décida de s'en aller. C'est ce qu'elle fit. Elle prépara ses bagages, et partit de chez ses parents, le 18 mai 1966, au petit matin. Pas un mot ne fut prononcer à son départ. C'était mieux ainsi.
Lilith alla dans « la rue de l'ombre », ainsi l'avait elle nommé. Tous ses souvenirs les plus abominables refirent surface. Elle réussit à lever sa main droite. Elle se sentait faible, souillée du plus profond de son être, malpropre, inutile, sale, morte. Une fois de plus. Elle toucha l'anneau de sa main gauche.
« Je ne mérite pas ce présent. » murmura-t-elle.
Elle tenta d'enlever le bijou d'argent.

Elle se retrouva projeter dans une épicerie étrangère, dans un endroit inconnu.
Un journal était posé sur une table. Elle trotta jusqu'à lui, décontenancée, étourdie.

« Le Monde
édition du 23 janvier 2011 »

2011. Elle n'en croyait pas un traître mot. Elle? En 2011? Il fallait qu'elle découvre pourquoi cet événement. Que c'était-il passé? Était-ce l'anneau qui avait fait ça?
Elle sortit de la boutique, et se retrouva dans une foule de gens inconnus. Elle était en France, à Paris. Il pleuvait.
L'heure? Elle n'en savait rien. Big ben n'était plus là.
Une splendide idée lui traversa l'esprit. Et si elle pouvait remonter le temps? Et si elle arrivait à retrouver « l'ombre », qui lui avait pris sa vie?
Cet objectif lui plaisait. Énormément. Un vengeance cuisante venait d'être mise sur le feu, et sa préparation allait être minutieuse.
[quote][code][center]


Qui se cache derrière l'écran?
Je m'appelle Bianca derrière l'écran, j'ai 15ans, et c'est Maë... enfin Erynn qui m'a présenté le forum. Je me connecterai presque tous les jours, disons tous les 2 jours pour faire large, sauf le week-end (enfin, p'tet mais ce sera rare.)
Revenir en haut Aller en bas
avatar






Faites place à







MessageSujet: Re: Lilith Lyan, "I’m just a dead little girl"   Sam 15 Jan - 12:29

Lilith, pauvre petite...

Tu as l'air si malheureuse et ta souffrance me peine. Ta famille m'écœure, et je ne comprends pourquoi ne t'aimaient-ils pas comme une fille, comme leur fille ! En tout cas, j'espère que tu seras trouvé des réponses à des questions informulées ici, j'espère que tu ne seras pas trop perdue, et sache que je serais là pour t'aider. Je pense que tu sauras trouver le bon chemin, et te ranger du bon côté. Mais, c'est à toi de décider. En attendant, profite du nouveau Londres, certes un peu ravagé.
Au plaisir
Rose Johnson

Je valide cette fiche poignante, avec des mots tranchants et touchants ! Bienvenue parmi nous !

___________________________


We're here to help you
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar






Faites place à

Invité



Invité



MessageSujet: Re: Lilith Lyan, "I’m just a dead little girl"   Sam 15 Jan - 23:35

Chère... Rose,

Malgré ta gentillesse, je crains qu'une quelconque aide me soit utile. Libre à toi d'essayer, mais je ne sais pas si je suis prête à faire confiance à qui que ce soi. J'ai besoin de tenter de me soulager, je suis sûre que Lilith souhaite que j'accomplisse ce merveilleux dessein. Je ne sais si je serais soulagée, je ne sais si ce ... fardeau, sortira de mes épaules meurtrie de cette vie, mais je veux quand même essayer. Ensuite et pendant, je ne sais ce qui arrivera. Sincèrement, Mlle. Johnson, je ne sais ce qu'est réellement le bon côté. Existe-t-il vraiment?
Il n'en reste pas moins que je suis enchantée. Peut-être nous rencontrerons-nous, dans de meilleures circonstances que celles que je prédis, je l'espère...
Lilith Lyan.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
    Date de Naissance : 06/01/1992







Faites place à







MessageSujet: Re: Lilith Lyan, "I’m just a dead little girl"   Lun 17 Jan - 23:07

Quelle dure histoire que celle que tu as là, mademoiselle Lyan...

Tes parents ne méritent même pas d'être appelés ainsi. Je suis profondément révolté par le sort que tu as du endurer et j'espère que ta nouvelle vie te permettra de t'en venger le plus justement possible... L'envie de faire un tour en 1958 pour te faire éviter ce qui t'est arrivé me tenaille mais la pensée que si je le fais, je t'empêcherais de devenir ce que tu es présentement me retient. Ça serait vraiment regrettable même si les huit années qui ont suivi ton viol n'ont pas été des plus réjouissantes pour toi. Sinon, je t'aurais également bien proposé une quelconque amitié ou protection mais tu n'aimes pas les hommes donc je vais simplement te souhaiter de réussir tout ce que tu entreprendras et qui ne nuira pas à mes affaires. Bienvenue en 2011!

Amicalement,

Aloysius Vasteels.

___________________________

I will never die. I will never lose.

I will never be defeated.



I'm Aloysius, God, Vasteels.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
    Date de Naissance : 03/05/1988







Faites place à







MessageSujet: Re: Lilith Lyan, "I’m just a dead little girl"   Dim 23 Jan - 11:02

Chère Lilith,

J'imagine en effet que cela doit être dur pour toi de faire confiance aux gens. Surtout après ce qui t'est arrivé. Et malheureusement, le monde ne s'est pas vraiment amélioré avec le temps. Des hommes comme celui qui t'a fait souffrir, nous en avons tout un lot à notre époque. Et je suis prête à parier que dans le futur également. Ta vie n'a maintenant que le seul but de la vengeance et bien que je n'y adhère pas, par principe, je le comprends surtout te concernant. Bonne chance.

Amy

___________________________



« You are perfect exactly as you are. With all your flaws and problems, there is no need to change anything.
All you need to change is the thought that you aren't good enough. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur






Faites place à

Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: Lilith Lyan, "I’m just a dead little girl"   

Revenir en haut Aller en bas
 

Lilith Lyan, "I’m just a dead little girl"

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Naboo :: Présentations :: Autres-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit