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 You Were Made For Me & I Want You - Likas

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MessageSujet: You Were Made For Me & I Want You - Likas   Dim 9 Jan - 17:49


"And then one day things weren't quite so fine, I fell in love with Lili"


Cela faisait plusieurs fois que Lukas la remarquait, toujours occupée à faire quelque chose mais avec un sourire éblouissant sur les lèvres dès qu'elle sortait de sa concentration. Avec ses longs cheveux blonds, la jeune femme aurait du avoir une beauté froide mais il n'en était rien. Elle dégageait même plus de chaleur que sa petite-amie du moment, Mary, qui avait pourtant des cheveux d'un roux flamboyant. C'était peut-être ça qui le poussait à la chercher du regard quand il passait au Journal. Cette étrange particularité qui la rendait si vivante. Elle lui rappelait également la sœur de l'un de ses amis d'enfance avec qui il voulait se marier quand il était enfant, tellement elle était gentille avec lui. Évidemment, ils n'avaient jamais été ensemble, la jeune femme ayant une dizaine d'années de plus que lui, mais le Suédois se demanda si ce n'était pas ça qui le faisait invariablement regarder Liesel. Liesel... C'est Mary qui lui avait donné son prénom, sans même le faire exprès, alors qu'elle lui racontait le dynamisme dont faisait preuve sa collègue. Et ça avait achevé de rendre Lukas fasciné par elle. Il savait que ce n'était pas honnête vis-à-vis de Mary qui était une jeune femme drôle et sympathique mais c'était plus fort que lui. En plus, il n'allait pas se marier avec elle... C'était juste comme ça et ça, ça achevait de le décharger de toute culpabilité alors même qu'il était assis près d'elle, à son bureau de fortune, et qu'il avait les yeux rivés Liesel. Cette dernière ne semblait pas avoir remarqué plus que ça son existence, au vu de la sympathie polie qu'elle lui témoignait et le jeune homme trouvait cela assez rageant, dans le fond. Mary lui donna soudainement un coup de coude dans les côtes et il se retourna vers elle avec stupeur. Le fusillant du regard, elle articula silencieusement « décroche ton regard de Widdemger » avant de recommencer à écrire. Un instant décontenancé par la jalousie palpable de la jeune rousse, Lukas se pencha vers elle, embrassa son cou délicatement en provoquant un frisson de plaisir au sein de Mary puis lui chuchota à l’oreille qu’il la plaquait. Cela fait, il se leva de sa chaise avec souplesse et avança en direction de Liesel qui paraissait toujours plongée dans sa tâche. Dans son dos, il entendit le bruit d’une chaise que l’on renverse et le son fit relever la tête à la jeune femme blonde vers qui il se dirigeait. Réprimant un soupir agacé, le Suédois jeta un regard par-dessus son épaule puis, voyant que Mary avait renversé d’un coup de pied la chaise qu’il occupait précédemment, il revint sur ses pas, ramassa la chaise et accueillit sans surprise la gifle que lui asséna son ex petit-amie avant de s’enfuir hors de la rédaction. Il porta l’une main sur sa joue en échangeant un regard désolé avec l’un des hommes qui travaillait là-bas puis il fit de nouveau demi-tour, pour rejoindre Liesel. Cette dernière le fixait avec une certaine appréhension, se demandant vraisemblablement ce qui allait se passer et se préparant sûrement au pire étant donné que c’était un homme qui n’avait pas hésité à quitter sa petite-amie devant tout le monde, qui venait à sa rencontre. D’autres membres de la rédaction le regardaient également mais il les ignora royalement, préférant franchir le dernier mètre qui le séparait encore de celle pour qui il avait plaqué Mary. En arrivant devant la jeune blonde, il lui offrit un sourire quelque peu grimaçant à cause de sa joue rouge puis désigna d’un doigt le congélateur qui se situait sous le pupitre sur lequel elle travaillait.

- Je peux juste vous emprunter un glaçon pour mettre sur ma joue, s’il vous plaît ? s’enquit-il avec une gêne simulée mais qui leur permit de ne plus être la cible de l’ensemble des regards alentours.

D’un hochement de tête tenant certainement plus de l’automatisme que d’une véritable volonté de l’aider à se soulager de la douleur, Liesel lui offrit l’autorisation et s’éloigna d’un pas pour lui permettre d’ouvrir la porte. S’accroupissant aussitôt, le Suédois s’empara de ce qu’il lui fallait et se releva en frôlant plus ou moins volontairement les cuisses minces de la jeune femme, laquelle ne réagit pas même si le jeune homme pu voir qu’une légère crispation était née sur son visage. Afin de ne pas trahir sa maladresse calculée, il recula légèrement et plaqua le glaçon sur sa pommette avant d’hocher la tête en direction de Liesel pour la remercier. Elle ne répondit pas, semblant se replonger aussitôt dans son travail mais il n’était pas décidé à la laisser en paix. L’observant travailler en silence pendant quelques minutes, sans toutefois faire mine de s’avancer vers elle, il finit par briser le silence qui les entourait d’une voix qu’il essaya de rendre au maximum neutre :

- C’est à cause de vous que je me suis fait gifler.

Pendant un instant, il avait été tenté d’en dire plus, de lui annoncer franchement que c’était pour elle qu’il avait quitté Mary mais il s’était contenu en se disant que la jeune blonde ne semblait pas être le genre de femmes qui appréciait ce type d’attention. Alors, il avait opté pour un sous-entendu plus politiquement correct, du moins, de son point de vue, et n’avait même pas cherché à la regarder lorsqu’il avait parlé, préférant garder son regard braqué sur le bureau qui leur faisait face.


Dernière édition par Lukas Evansson le Mer 9 Mar - 13:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You Were Made For Me & I Want You - Likas   Sam 15 Jan - 21:38


La nuit tombait sur Londres, les rues se vidaient ou s'emplissaient selon les quartiers, tout était relativement calme. Même au siège du grand Journal clandestin, l'activité permanente avait presque totalement disparue, au profit d'un silence apaisant. La Grande Salle perdait peu à peu de ses occupants, à mesure que les dernières heures du jour défilaient. L'horloge centrale sonna ses 10 coups, brisant le silence. Il ne restait plus que quelques personnes travaillant encore aux bureaux, repartis un peu au hasard dans la pièce. Liesel était de ceux là. Assise à sa table, ses grands yeux fixés sur l'écran de son ordinateur, la tête appuyée sur un de ses poing fermé, elle relisait une dernière fois son article avec attention tout en faisant tourner un stylo entre les doigts de son autre main. Enfin satisfaite, elle envoya son article par mail, puis ferma son ordinateur portable. Elle s'adossa confortablement à son fauteuil, et sourit. Les Chroniques de Lili W. C'était le nom de son nouveau projet donc elle venait de terminer le premier article. Chaque semaine, elle en publierait un nouveau, relatant toutes les nouvelles croustillantes et sans importances qu'elle aurait glanées en tant qu'Elizabeth. La nouvelle robe de la vieille Mrs Perkins, l'intéressant hobby qui occupait désormais le temps du petit fils du présentateur de télévision corrompu - après la chasse à la grenouille et la collection de mouchoirs en dentelles, quelle nouvelle idée son brillant esprit aurait-il?- ou encore la dernière gaffe du gros Ministre adorateur de sucreries. Bref. Tout cela figurera dans ces Chroniques. Liesel espérait ainsi insuffler un peu de joie auprès des familles londoniennes. Elle sourit à cette pensée. De plus, elle jubila à l'idée de voir les têtes de ces chers ministres ou autres membres du Gouvernement si jamais le hasard plaçait un exemplaire de ce journal entre leur mains avides.

Elle retint avec peine un rire de s'échapper de sa gorge. Elle regarda autour d'elle, dans l'espoir de ne voir personne pour pouvoir laisser éclater sa joie librement. Malheureusement, elle aperçut Mary, une jeune journaliste travaillant à quelques mètres d'elle. Elle grimaça intérieurement en apercevant le jeune homme qui l'accompagnait. Elle n'avait rien contre lui, elle ne le connaissait pas, elle ne pouvait donc pas le juger. Mais a chaque fois qu'il venait ici, il avait la désagréable habitude de fixer Liesel, et celle-ci était loin d'apprécier. Elle détourna le regard et entreprit de ranger distraitement les feuilles éparpillées sur son bureau. Ses pensées s'étaient mises à vagabonder du côté de l'inconnu qu'elle savait se nommer Lukas. Il était beau, certes, d'une beauté presque sombre, mais quelque chose dans son regard empêchait la jeune femme d'être complètement naturelle en sa présence. Elle secoua la tête, esquissa un sourire devant la bêtise de sa pensée. Un bruit la fit sursauter. Elle se retourna juste à temps pour voir Mary gifler le jeune homme avant de s'enfuir en courant. Désappointée, elle regarda sans bouger celui-ci venir d'un pas assuré vers son bureau. Il se planta devant elle, comme s'il la connaissait depuis toujours, et un sourire éclaira son visage.

-
Je peux vous emprunter un glaçon pour mettre sur ma joue, s'il vous plaît? Dit-il tout en désignant d'un doigt le petit congélateur situé sous le bureau de la blonde.

Il voulait un... Glaçon? Sans réfléchir, elle hocha la tête, et se recula. Sans réagir, elle regarda le jeune homme prendre ce dont il avait besoin. Elle n'avait qu'une envie. Qu'il suive Mary, et s'en aille. Le savoir si près ne lui plaisait pas. Pourquoi? Elle ne le savait pas, et ne voulait pas le savoir. Elle sentit ses mains trembler, et se détesta pour ça. Lukas la remercia, et apposa le glaçon sur sa joue meurtrie, mais elle ne régit toujours pas. Que dire, de toute façon? Elle tenta de ne pas le regarder, et fit mine de s'intéresser de nouveau à son travail, espérant qu'il parte. Au bout de plusieurs minutes, elle s'aperçut avec agacement qu'il était toujours là, debout devant son bureau.

-
C'est à cause de vous que je me suis fait gifler.

Ces paroles prononcées avec neutralité firent presque sourire la jeune femme. Les yeux verts du jeune homme pétillaient allègrement. Liesel se demanda un instant si c'était à cause d'elle, mais elle se souvint qu'elle avait déjà remarqué cela auparavant. Elle reprit donc complètement possession de ses moyens tandis qu'un petit rire s'échappait de sa gorge. Ses doigts se mirent à pianoter sur son bureau. Et, sans chercher à savoir si derrière ces paroles se cachait un quelconque sous-entendu, elle leva les yeux sur lui.

-
Voyez-vous ça. N'est-ce pas un peu facile de me donner l'entière responsabilité de cette gifle alors que je ne vous connais même pas? Un homme comme vous ne devrait-il pas assumer ses actes, comme un grand garçon?

Elle laissa un sourire moqueur étirer ses lèvres, et se leva, indisposée par le fait d'avoir à lever la tête pour bien le voir. Mais, une fois debout devant lui, elle s'aperçut qu'il faisait bien une tête de plus qu'elle. Vexée, elle fut tentée de lui tirer la langue, mais se retint. "Bon sang, tu as 28 ans quand même!". Elle se calma, et continua de sourire. Le regardant dans les yeux, elle se demanda s'il allait enfin se décider à partir. Mais, en même temps, une petit voix lui soufflait intérieurement que ce qui allait suivre pourrait se révéler très intéressant. Alors elle cala ses mains dans ses poches et attendit.



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MessageSujet: Re: You Were Made For Me & I Want You - Likas   Jeu 3 Fév - 16:52

Attentif aux moindres sons émanant de Liesel Widdemger, Lukas fut intérieurement satisfait d’entendre le petit rire qu’elle laissa finalement s’échapper dans l’atmosphère de la rédaction. Quelques secondes plus tard, les doigts fins qu’il avait dans son champ de vision se mirent à tapoter le plateau du bureau d’un rythme frénétique, ce qui eut presque un effet hypnotique sur lui jusqu’à ce qu’il se décide à relever son regard sur le beau visage pâle de son interlocutrice. Cette dernière ne tarda pas non plus à planter son regard dans le sien, sa bouche s’ouvrant seulement un dixième de second après :

- Voyez-vous ça. N'est-ce pas un peu facile de me donner l'entière responsabilité de cette gifle alors que je ne vous connais même pas? Un homme comme vous ne devrait-il pas assumer ses actes, comme un grand garçon?

La provocation verbale parfaitement alliée à la moquerie d’expression plut au jeune homme alors qu’il observait silencieusement le sourire narquois qui s’était épanoui sur les jolies lèvres de la blonde. Celle dernière se leva d’ailleurs de sa chaise un instant plus tard, raccourcissant la distance entre leurs visages d’une façon sûrement inconsciente mais que le brun ne put s’empêcher de noter tant il avait imaginé comment ce serait d’embrasser ces lèvres. Il était sûr que Liesel avait un goût différent de toutes les autres femmes qu’il avait pu un jour embrasser, elle était trop différente du reste de la gente féminine pour avoir un goût banal ou peu marqué. Le jeune homme aurait mis sa main à couper qu’embrasser Liesel Widdemger était comme commencer l’héroïne : profondément masochiste parce qu’immédiatement addictif. Une ombre passa sur le visage de la jeune femme, ce qui offrit l’heureuse possibilité à Lukas de reprendre le contrôle sur son esprit étant donné qu’il aurait été tout à fait imprudent de continuer à avoir de telles pensées vu la situation dans laquelle il se trouvait, imaginez qu’il oublie pendant une seconde de se maîtriser, qu’il penche la tête vers la jeune femme et scelle brièvement leurs lèvres ; ça serait tout à fait catastrophique pour une hypothétique relation entre eux, il gâcherait toutes ses chances en une fichue seconde. L’ombre qui était apparue sur le visage de Liesel s’évanouit brusquement, ne laissant plus que le sourire toujours aussi délicieusement ironique comme semblant d’indication sur ce que pensait l’Anglaise. Du coin de l’œil, le Suédois vit alors qu’elle mettait ses mains dans ses poches, vraisemblablement décidée à ne pas s’incliner dans la bataille de regards qui les gardait encore reliés. Sa main droite tenant toujours le glaçon contre sa pommette, le jeune homme ne tarda pas à sentir des gouttes glaciales couler le long de sa paume jusqu’à son poignet ou tout simplement sur sa joue et il se résigna alors à perdre leur bataille, jugeant que ça valait toujours mieux que finir trempé par excès d’orgueil. Plaçant le glaçon dans sa main en coupe avant de le jeter à la poubelle la plus proche, il se saisit sans aucune gêne d’un mouchoir derrière Liesel, se penchant presque sur elle pendant une seconde dans ce but, et essuya son visage et ses mains avec avant de faire rejoindre le glaçon dans la corbeille, au papier. Puis, il se réintéressa à la blonde en replantant son regard vert dans le sien, actuellement couleur de glace.

- Mais, madame, je ne vous ai jamais demandé d’endosser la responsabilité de cette gifle, je vous informais simplement que vous en étiez la cause.annonça-t-il très simplement en souriant d’une façon courtoise qui contrastait assez avec la gravité de son regard.

Une nouvelle fois, la tentation de lui dire qu’il était attiré depuis quelques temps par elle, le saisit mais il se contint grâce au souvenir du sourire ironique qu’arborait précédemment la jeune femme. Ils étaient présentement proches, debouts l’un près de l’autre, leurs regards ancrés l’un dans l’autre, parfait faux-contraste l’un de l’autre et pourtant, aux supposées antipodes l’un de l’autre. L’attirance que Lukas ressentait à l’égard de Liesel était très respectueuse, c’est ce qui l’empêcha de la toucher ; chose qu’il aurait pourtant faite sans crainte avec n’importe quelle autre fille. Sauf que comme il ne cessait de le constater, la jeune anglaise n’était définitivement pas n’importe qui pour lui. Durant sa formation d’infirmier, il avait été question des « atomes crochus » grâce à la question qu’avait posé une de ses condisciples et le brun avait la très nette impression que Liesel dégageait quelque chose qui réagissait un peu trop parfaitement bien avec ses propres hormones mais le problème était qu’elle ne paraissait pas avoir la même sensibilité à son égard, ce qui était somme toute assez frustrant.

- Je ne pourrais jamais me permettre de vous placer en première ligne, peu importe le sujet duquel il est question,reprit-il subitement, avec l’impression de ne pas avoir réfléchi aux mots qui venaient de franchir la barrière de ses lèvres.

Faisant une marche arrière mentale, il s’aperçut qu’il n’avait réellement pas eu conscience de ce qu’il allait dire et un malaise naquit dans son abdomen lorsqu’il constata que ses paroles étaient relativement ambigües ou plutôt pas tant que ça, vu qu’il venait d’avouer à demi-mot qu’elle était un peu trop importante à ses yeux pour qu’il puisse seulement songer à l’exposer à quoique ce soit… Pinçant les lèvres à sa propre encontre, il choisit cependant de ne pas bouger, préférant voir quelle serait la réaction de son interlocutrice. Au pire, il savait où se trouvaient les glaçons, maintenant…


Dernière édition par Lukas Evansson le Dim 6 Mar - 19:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You Were Made For Me & I Want You - Likas   Sam 19 Fév - 16:55

Ses yeux plongés dans ceux de Lukas, Liesel tentait tant bien que mal de ne pas tressaillir. Malheureusement, son regard demeurait fixé sur la lueur étrange brillant au fond des prunelles vertes du jeune homme. Comme aimanté par cette étincelle. Ce contact visuel un peu trop prolongé au goût de la jeune femme fini par déclencher une désagréable sensation de malaise au creux de son ventre. Mobilisant toute la puissance de sa force mentale pour ne pas passer une de ses mains dans ses cheveux –signe qui trahissait souvent et d’une façon un peu trop évidente sa gêne -, elle préféra occuper ses pensées par autre chose. Elle se mit à détailler le visage indiscutablement beau de celui qui lui faisait face. Elle nota la faible distance qui les séparait, bien trop insuffisante pour que la blonde soit totalement naturelle.

Elle voulut reculer, mais ne su pas comment faire pour que son geste paraisse anodin. Elle n’avait aucune envie que cela trahisse son malaise vis-à-vis de Lukas. Non. « Plutôt mourir ». Elle rechercha donc un autre échappatoire - qui lui permettrait de fuir cette situation qu’elle jugeait légèrement inconfortable- tout en gardant les mains dans les poches pour cultiver une certaine allure d’indifférence face à la situation. Elle n’eu pas le temps d’approfondir ses recherches car le jeune homme se rapprocha d’elle. Elle se figea, son éternel sourire toujours collé aux lèvres. Un instant, elle imagina la chose la plus stupide qui ne lui avait jamais traversée l’esprit, puis relégua cette idée au plus profond de son esprit quand elle aperçut le glaçon –ou du moins ce qu’il en restait- reposant dans la paume d’une de ses mains, et la poubelle non-loin de là. Son hypothèse se confirma lorsque le jeune homme jeta adroitement le glaçon, qui atterrit dans le récipient. Elle se détendit, et retrouva toute la confiance qui l’avait momentanément quittée. Croyant tout danger écarté, elle fut surprise quand le jeune homme se rapprocha encore plus. Il tendit le bras jusqu’à la frôler et… attrapa un mouchoir derrière elle, qui rejoignit bien vite le glaçon au fond de la poubelle, après avoir pompé les gouttes d’eau qui luisaient sur la peau du jeune homme au niveau du cou, et que Liesel n’avait pas remarquées –car tout bonnement absorbée par les yeux verts plongés dans les siens. Elle batailla pour ne pas se laisser submerger par un torrent d’émotions aussi contradictoires que déconcertantes. Déception. Soulagement. Enervement. Envie. Mais où était donc passée sa belle assurance ?

Elle réussit à ériger quelques barrières devant ces pensées, se promettant de les analyser plus tard, quand Lukas parla, après quelques nouvelles secondes d’affrontement visuel.

-
Mais, madame, je ne vous ai jamais demandé d’endosser la responsabilité de cette gifle, je vous informais simplement que vous en étiez la cause.

Un sourire poli naquit sur ses lèvres en même temps que ces paroles, tranchant avec le sérieux de son visage. Une des barrières que la jeune blonde avait érigée quelques secondes plus tôt se fissura. Quand il prononça la phrase suivante, les autres subirent le même sort.

-
Je ne pourrais jamais me permettre de vous placer en première ligne, peu importe le sujet duquel il est question.

Un ouragan émotionnel ravagea les ultimes traces de résistance au sein de l’esprit de Liesel. Elle devait bien se l’avouer : elle était complètement perdue. Pourtant, elle ne savait comment, l’attitude qu’elle avait adoptée inconsciemment au début de l’entretien ne s’était pas altérée. En façade, elle présentait toujours le même sourire moqueur, ce qui la faisait ressembler à une jeune femme sûre d’elle et décontractée. Ce qu’elle était, d’ailleurs. Mais pas en ce moment. Pas en présence de Lukas. Sa voix grave et posée résonnait encore à ses oreilles, de concert avec les battements de son cœur de plus en plus malmené. Elle n’avait plus qu’une envie : réentendre cette voix. Peu importe ce qu’elle dirait, cela lui importait peu –d’ailleurs, elle n’avait même pas saisi le sens des dernières paroles de l’homme qui lui faisait face depuis maintenant plusieurs longues minutes. Elle voulait que ce timbre rassurant résonne de nouveau dans la pièce, tout en continuant de se perdre dans l’étendue verte de ses prunelles. Les sentiments qui l’habitaient au début de la conversation avaient manifestement changés. Radicalement. De la réserve était né un besoin irrépressible de se rapprocher de lui. De sentir son souffle sur sa peau – elle s’interdisait d’aller plus loin. Sa confiance avait été balayée par l’insécurité, puis par l’incertitude. La jeune femme s’aperçut que Liesel, la forte Liesel, s’effaçait peu à peu, laissant place à la fragile Lili, la tête pleine de rêves. Lili telle une adolescente, tressaillant devant un regard trop prolongé, et frémissant sous un frôlement sûrement involontaire.

Inconsciemment, elle sortit une main de sa poche, et la passa dans ses cheveux. Elle se maudit intérieurement de n’avoir pas su empêcher ce geste, tout en priant pour que ses pensées ne soient pas trahies par celui-ci. Cette prise de conscience lui remit les idées en place. Elle redirigea son attention sur Lukas, dont le sourire avait disparut, remplacé par un rictus quelque peu crispé. Gêné, peut-être. La jeune blonde en chercha la cause. Qu’avait-il dit avant que son débat intérieur ne vienne l’obnubiler ? Quand elle s’en souvint, elle manqua d’hoqueter de surprise. Une voix intérieure lui souffla malicieusement que c’était de la joie, mais elle l’ignora royalement. Avait-il bien prononcé ces paroles ? Elle fixa attentivement le jeune homme, tentant de déchiffrer ce qui se cachait derrière l’expression de son visage. Elle se rendit compte à ce moment là que, bien trop occupée à mettre de l’ordre dans ses pensées, elle avait négligée de lui répondre, d’où sûrement ce visage quelque peu gêné. Le malaise la gagna. Encore. Mais las d’essayer de gouverner toutes ces émotions qui n’en faisaient qu’à leur tête, Liesel se décida à parler.

-
Dois-je prendre ces paroles comme un signe de considération de votre part ? Elle marqua une légère pause, agrémentée d’un sourire sincère « made in Liesel » avant de reprendre. Et je vous demande de m’excuser, pour la gifle. Croyez-moi, si je l’avais su, je me serais volontiers cachée sous la table pour éviter cela !

Elle se moquait de lui, un peu. Mais c’était toujours mieux que de montrer la teneur exacte de ses sentiments. Elle sourit donc, instinctivement, et mit sa main devant sa bouche pour empêcher de rire carrément. L’atmosphère se détendit légèrement, mais malgré tout, Liesel sentait que le malaise subsistait encore entre eux. Avait-elle envie que cela en soit autrement ? Elle ne parvint pas à trancher. Elle ne voulait surtout pas se réembarquer dans une analyse de ses émotions et se contenta donc de fixer Lukas, bien campée sur ses Converses, un rire au fond de la gorge et toujours cette étrange sensation au creux du ventre.



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MessageSujet: Re: You Were Made For Me & I Want You - Likas   Dim 6 Mar - 21:54

Quelque peu soulagé, Lukas constata que sa déclaration approximative ne semblait pas avoir perturbé tant que cela son interlocutrice parce que le visage de cette dernière n’avait pas abandonné son expression moqueuse. Le Suédois n’aurait pas été capable de dire si c’était une bonne ou une mauvaise chose parce qu’une partie enfouie au fond de son être aurait aimé savoir s’il avait raison d’espérer quelque chose de la jeune femme. Que la réponse ait été oui ou non, ça n’aurait certainement rien changé à son comportement, après tout, il ne pouvait s’empêcher d’être attiré par elle comme il était attiré par la gravité terrestre mais il aurait pu modérer ou accentuer son attirance pour la faire disparaître ou au contraire fleurir comme une fleur au printemps. Une fleur dont il aurait pris grand soin, encore plus que le Petit Prince l’avait fait avec sa rose, parce que ça aurait signifié que Liesel lui était accessible. De cela, le jeune homme en rêvait. Il n’aurait su dire pourquoi mais depuis que ses yeux s’étaient posés sur la souriante blonde, chaque jour qui passait le faisait être un peu plus hanté par elle. Elle peuplait ses rêves, sa réalité et surtout ses pensées. Il avait tout fait pour le nier, pour transformer ce fait en simple béguin ou même en challenge personnel. Ca avait même failli fonctionner. Presque. En même temps que Mary, c’étaient ses œillères qu’il avait jeté et la vérité avait transparu par sa bouche. Il s’en rendait compte maintenant et l’assurance lui revenait en même temps qu’il acceptait la situation. Les atomes crochus auxquels il avait précédemment pensé étaient brusquement devenus une théorie bien trop scientifique pour ce qu’il se découvrait ressentir alors il opta pour le nom romanesque du phénomène : coup de foudre. Il avait été la victime d’un coup de foudre, qu’il avait instinctivement refoulé ; jusqu’à aujourd’hui.

La nouvelle aurait pu être difficile à accepter mais le brun n’était plus à ça près et il admit avec une certaine résignation qu’il était amoureux de Liesel Widdemger depuis quelques temps déjà. Il ne lui restait plus qu’à lui faire partager ses sentiments et tout serait parfait. La difficulté de la tâche le fit hurler intérieurement mais il se reprit rapidement, jugeant que c’était réalisable. La jeune blonde venait de passer une main dans ses cheveux, d’un geste clairement machinal et surtout, clairement troublé, car il était connu de tous que ce mouvement trahissait une certaine nervosité. Maintenant, il savait que son interlocutrice n’était pas – ou plus- indifférente à lui et il allait devoir prier pour que ce soit d’une sensibilité positive à lui, dont elle était la victime.

Le rictus crispé qui était né sur ses lèvres à la suite de sa déclaration n’avait pas bougé d’un seul centimètre malgré les pensées qu’il avait eu. Suite à l’évènement qui l’avait fait quitter Stockholm, il avait appris à cacher ce qu’il ressentait, ce qui lui était bien utile lorsqu’il subissait quelques périodes intenses de déprime et d’incertitude. Ces périodes s’espaçaient heureusement depuis quelques temps mais Lukas était toujours aux aguets d’une éventuelle rechute, sauf lorsqu’il était à proximité de Liesel, que ce soit mentalement ou physiquement. Ce devait également être l’une des raisons qui l’avait conduit à subir ce coup de foudre inopiné et le brun était très curieux de voir si l’effet passerait avec le temps, en admettant qu’il arrive à construire une relation intime avec la jeune femme. L’expression faciale de cette dernière changea brusquement, devenant plus préoccupée et ses pupilles s’agrandirent de stupéfaction sans que le Suédois ne comprenne ce qu’il était en train de se passer. Par chance, il n’eut pas à attendre longtemps pour être éclairé sur la situation parce que la blonde ne tarda pas à parler, la surprise ne transparaissant aucunement dans sa voix, fidèle à l’assurance tranquille qui était l’un des signes distinctifs de Liesel :

-Dois-je prendre ces paroles comme un signe de considération de votre part ?

Le malaise qui était né au sein de Lukas, immédiatement après qu’il ait avoué à demi-mots son affection pour son interlocutrice, revint en force et s’il n’y avait pas eu le beau sourire de la jeune femme pour le retenir grâce à la franchise qui transparaissait à travers lui, il se serait sûrement éclipsé après s’être brièvement excusé. La voix de la blonde recommença à flotter dans l’air, achevant de lui répondre avec humour :

- Et je vous demande de m’excuser, pour la gifle. Croyez-moi, si je l’avais su, je me serais volontiers cachée sous la table pour éviter cela !

Le Suédois comprit d’instinct qu’elle en rajoutait plus pour le taquiner que pour réellement se moquer de lui et sa supposition se trouva confirmée lorsque le sourire de Liesel s’élargit brusquement, rapidement dissimulé par l’une des mains fines de l’Anglaise. Elle semblait s’empêcher difficilement de rire et Lukas eut envie de lui dire de se laisser aller. Qu’il adorerait qu’elle rit pour lui, même si c’était de lui. Malheureusement, ce n’était pas le genre de choses qu’il pouvait se permettre de dire alors il se contenta de sourire également avant d’offrir son bras à son interlocutrice, à la manière des gentlemen des siècles passés, sans se départir de son sourire. Ce dernier se trouvait être un exemple de sincère gentillesse et il est certain que si le jeune homme avait croisé son reflet à cet instant, il ne se serait pas reconnu tant son expression n'était pas celle qu'il affectionnait habituellement. Il n'avait plus rien d'un Dom Juan depuis qu'il avait admis ses sentiments pour Liesel Widdemger. Evidemment, il était toujours doté d'un physique aussi charmant qu'auparavant mais désormais, son attitude n'avait plus rien de la factice séduction qui faisait craquer les filles telles que Mary Vasteels. Il se sentait devenir Lukas, celui qui n'existait en théorie que lorsqu'il était seul ou en compagnie de son animal de compagnie, un mainate nommé Philibert et alors que ça aurait du l'inquiéter, le fait que ce soit Liesel désamorçait une fois le problème. Son esprit en avait conscience, tout comme il avait conscience du fait que la jeune femme pourrait quasiment tout lui faire faire mais il avait aussi la certitude étrange que jamais l'Anglaise ne lui ferait de mal. Il était sûr que même si elle ne succombait pas à son charme, elle ferait en sorte de ne pas le blesser en lui faisant comprendre. Alors, il exprima à voix haute ce qu'il avait silencieusement proposé en lui offrant son bras, quelques secondes auparavant :

- Que diriez-vous de vous faire pardonner en acceptant l'invitation que je vais vous faire? Venez prendre un café avec moi, mademoiselle Widdemger.

Parler sembla le faire revenir sur terre parce que sa voix avait le même timbre que d'habitude et dès qu'il en fut à la proposition, son regard vert se chargea de la même intensité naturellement séductrice qu'il existait dans sa voix. Dans son être, pourtant, l'amour qu'il éprouvait pour la jeune femme n'avait pas disparu et il sentait son coeur battre un peu trop fort dans sa poitrine tandis qu'il attendait avec anxiété qu'une réponse lui soit fournie. Comme un adolescent face à la fille qu'il aime, il se sentait gauche sauf que contrairement au malaise qu'il avait précédemment éprouvé, c'était beaucoup plus léger et le brun se surprit même à apprécier cet état.
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