AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




 

Partagez | 
 

 Catherine ✿ « Find what you love and let it kill you »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
    Date de Naissance : 03/05/1989







Faites place à







MessageSujet: Catherine ✿ « Find what you love and let it kill you »    Dim 24 Fév - 23:54


L o u



Robyn Abram



La plupart des gens, aujourd'hui, ont peur des autres. Ils les évitent, ne parlent qu'à ceux dont ils sont sûrs et oublient les mal lotis dès qu'ils sont rentrés à l'abri, chez eux.
J'ai pu le constater plusieurs fois au cours de ma vie mais je ne leur en veux pas : à leur place, je ferais sûrement pareil. Malheureusement pour moi, je fais partie des autres, des mal lotis, quoiqu'il arrive. Droguée et orpheline, je suis le prototype du pathétique. J'ai failli en mourir, plusieurs fois, mais j'ai une certaine chance, malgré tout. Parfois, je fais des rencontres qui me permettent d'espérer de nouveau. Robyn est de celles-là.
Il m'a évité la mort, un jour où j'avais pris un shoot particulièrement violent à cause de l'autre garce, et m'a raccompagnée chez moi. Enfin, chez Aloysius mais c'est pareil. On se croise parfois depuis. Je ne peux pas dire qu’on est amis mais je l’apprécie quand même bien. En plus, outre le fait qu'il porte le même prénom que ma défunte mère, il y a un détail sur lui qui ne cesse de me turlupiner : il n'a aucune mémoire et ne sait donc rien de son passé ni de l'endroit d'où il vient.
Même s'il dit qu'il s'en fiche, je n'arrive pas à le croire : les racines, c'est essentiel, non? Alors je pense que je vais les chercher pour lui et que, lorsque j'aurai trouvé quelque chose, je lui communiquerai tout ce que j’aurai appris.
Il y a bien quelqu'un qui sait ce qui lui est arrivé : un gars comme lui, ça ne passe pas inaperçu.
Loa Holtaïlis



J’en ai voulu à beaucoup de personnes, dans ma vie. Surtout à ma famille. J’ai été jalouse, aussi, de ceux qui avaient une famille stable et équilibrée. Mais je pensais tout cela derrière moi. Puis, Loa Holtaïlis est arrivée.
Avec son physique éthéré de poupée, je ne me suis pas méfiée. Je n’ai pas eu à attendre longtemps pour voir combien j’avais eu tort. Loa Holtaïlis est une garce hautaine. Je suis sûre que c’était le genre de gosses à vivisséquer tous les animaux qui lui passaient sous la main sans ressentir la moindre émotion. Hormis le dédain, évidemment.
Je l’ai rencontrée par le biais d’Aloysius dont elle est une sorte d’amie. Je dis « une sorte » parce je doute que ce terme puisse réellement convenir même s’ils passent régulièrement du temps ensemble. En tout cas, je sais qu’elle n’aime pas Aloysius comme moi je peux l’aimer et qu’elle n’hésitera pas à lui faire du mal dès qu’elle en aura l’occasion. Malheureusement, dès que je le lui dis à cet idiot, il m’envoie bouler d’une phrase condescendante. C’est presque s’il ne me traite pas de débile.
Je savais que son égo risquait de lui causer des problèmes, un jour, mais si c’est Loa Holtaïlis qui en profite, je crois bien que je tomberai de haut.
Surtout que depuis qu’elle est là, j’ai l’impression qu’il s’éloigne petit à petit de moi et ça ne me plaît pas.
Ca ne me plaît même pas du tout.
Aloysius Vasteels



L’attachement est une valeur qui a tendance à être trop dépréciée à notre époque. On évite de s’attacher ou, si on le fait, on s’arrange pour que ça ne le soit pas longtemps puisqu’on l’a généralement fait trop vite. Il n’y a qu’à regarder le taux de divorce. C’est affolant. Les couples qui restent cinquante ans ensemble, c’est fini. Et ne venez pas me faire croire que c’est dû à l’émancipation de la femme. C’est simplement que les gens ne se rencontrent plus pour procréer, comme avant, mais pour profiter.
La relation que j’ai avec Aloysius Vasteels en est l’exemple parfait. Il m’a acceptée dans sa vie parce que je pouvais lui être utile et parce qu’il avait pitié de moi. Il a profité du fait que j’étais au plus bas de ma vie pour me faire remonter et m’endetter.
En toute honnêteté, ça ne me dérange pas. S’il ne m’avait pas récupérée, Dieu seul sait où j’aurais fini. Personnellement, je préfère ne pas y penser.
Le seul souci avec Aloysius, c’est qu’il ne supporte que je me drogue que lorsque c’est dans ses intérêts. Autant vous dire que ça n’arrive pas souvent. Alors, je suis obligée de me cacher pour ne pas l’énerver parce que lorsqu’il est énervé, il n’hésite pas à me frapper ou à m’insulter. C’est un connard, dans le fond. Malheureusement, comme le reste du temps il reste plutôt sympa et, surtout, comme c’est le seul qui se soucie un tant soit peu de moi de façon aussi constante, je suis… un peu tombée amoureuse de lui. Il ne le sait pas, je ne lui ai rien dit. Ceci dit, je suis quasiment certaine qu’il l’a deviné.
Mais je m’en fiche.
C’est vrai que je l’admire. C’est vrai que je le respecte. C’est vrai que je l’apprécie plus que de raison. Je ne vois pas pourquoi je le nierais.
Ce n’est pas parce qu’il me méprise, ni même parce qu’il s’amuse à me tourmenter que cela changera, de toute façon.
Alors autant l’assumer.
Il n’y a que devant une seule personne que je ne pourrais pas reconnaître cet attachement et ça fait gronder une sorte de rage en moi. Parce que je sais que pour Aloysius j’ai une légitimité un millier de fois inférieure à celle de cette personne, à celle de Loa Holtaïlis. Et ça me tue tellement plus que la drogue dès que j’y pense que j’évite de le faire.
Je suis peut-être une pauvre droguée totalement stupide, comme il se plaît à le dire parfois, mais j’ai tout de même un minimum d’instinct de survie.
Du moins, à ce niveau.
Eliott Saint-James



Au sujet du manque, deux écoles s'affrontent. La première déclare que pour ressentir un quelconque manque, il faut avoir connu quelque chose de désormais absent. La seconde, au contraire, assure qu'il n'est pas nécessaire d'avoir connu la chose pour qu'elle nous manque. Personnellement, je suis d'accord avec les deux.
Je pense que la première a raison au sujet des substances matérielles, telles que la drogue ou la richesse ; même si ce dernier point peut être débattu.
Je pense que la seconde a raison au sujet des relations humaines et autres concepts impossibles à concrétiser.
Ma pensée provient, évidemment, de mon expérience personnelle : la drogue et la mort m'ont fait réfléchir à ce sujet.
Ici, ce qui nous intéresse, toutefois, c'est la mort. Parce que je me suis construite autour de l'absence de mon frère et du manque que cette absence a crée, sans parvenir à faire autrement.
Eliott est devenu au fil du temps mon double bénéfique, ma bonne conscience mais comme je ne peux le percevoir nettement que lorsque je suis droguée ou très en manque, autant de lui que de mes substances, il n'a pas vraiment de pouvoir.
Peu importe, de toute façon.
Il est là pour moi, quand il le faut, et c'est tout ce qui compte.







___________________________


I hurt myself today to see if I still feel. The needle tears a hole, the old familiar sting try to kill it all away but I remember everything. What I have become?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Catherine ✿ « Find what you love and let it kill you »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Naboo :: Liens et Sujets-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit | Forums RPG | Fantastique - autres