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 If you can’t go through an obstacle, go around it. Water does. || Hanner

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MessageSujet: Re: If you can’t go through an obstacle, go around it. Water does. || Hanner   Lun 25 Fév - 23:01

Bien qu’appréciant très largement d’écouter de la musique, je ne cherchais pas à reproduire un air en particulier en tapotant la table. Asher mettant un peu plus de temps à me répondre, bien que cela restât assez rapide, je n’eus que le temps de me demander si je ne ferais pas mieux de reprendre avec mon pied, qu’il ne pourrait pas voir, et donc cesser d’être possiblement décontenancé par mon agitation récurrente. Mais sa réponse ne tarda pas plus longtemps, ce qui fit repartir cette pensée aussi rapidement qu’elle était apparue.

- J’aime beaucoup aller assister aux différentes courses d’aviron qui ont lieu un peu avant l’été mais, autrement, le sport ne m’intéresse pas outre-mesure.

Je penchais très légèrement la tête, un peu déçue de ne pas avoir affaire à un fan de sport avec qui j’aurais pu en parler pendant un moment. Au moins l’aviron restait encore une option, de ce qu’il disait, bien que cela ne soit pas ce que je préfère. Mais je pouvais toujours en profiter pour apprendre des choses là-dessus, justement, et que mon opinion évolue à ce sujet. Oui, il fallait que je garde ça sous le coude. Ca pourrait s’avérer m’être vraiment utile.

- Au grand dépit de mon père. Il était footballeur. Heureusement, je ne suis pas le seul à l’avoir déçu sur ce point puisque ni mon frère, ni ma sœur n’ont marqué la moindre prédilection pour ce domaine, non plus.

Ma tête reprit automatiquement sa place initiale pendant qu’il ajoutait ces informations sur sa famille. Je ne savais pas si j’allais être amenée à le revoir, ni ce que son demi-sourire pouvait bien signifier. Et comme ce n’étaient pas mes affaires, et que peut-être bien qu’un bon souvenir qu’il ne voulait pas forcément partager venait de lui revenir, je n’allais certainement pas insister. Mais rebondir, ça, par contre, c’était tout à fait dans mes cordes. Mais juste au moment où j’allais lui répondre, je vis ses yeux me quitter pour de nouveau regarder derrière moi. Cette fois, je me retins de me retourner, me doutant que ça devait être à nouveau le serveur nous apportant nos commandes qui attirait tant l’attention du jeune homme. Mais comme il revint rapidement à moi, et que personne d’autre que lui n’apparut dans mon champ de vision dans les quelques secondes qui suivirent, je doutais un instant, et finis par moi aussi jeter un œil derrière moi pour savoir ce qu’il regardait. De ce que je vis, ledit serveur était seulement en train de remplir des tasses, ce qui n’était pas vraiment intéressant. En revenant rapidement à mon interlocuteur, je me fis la réflexion qu’il devait soit avoir sacrément soif, soit regretter son invitation et se détournait donc parce qu’il s’ennuyait. L’un dans l’autre, ça n’allait pas forcément l’encourager à parler, quoi qu’il en soit. Pas que ça ait de quoi m’affoler, puisque de toute façon ce n’était pas la première fois que j’étais – possiblement – en compagnie de quelqu’un qui s’en fichait de moi. Et puis, quitte à être assise et découverte, une boisson devant pas tarder, je pouvais bien rester encore un peu. Mais pas dans le silence, tout de même.

- Ma sœur non plus n’est pas très sport. Enfin, ça ne la gêne pas tellement de participer, si elle doit le faire. Mais c’est pas franchement sa passion.

Parler de ma famille n’étant pas ce que je préférais, et sans doute pas le sujet de conversation le plus approprié non plus, je ne perdis pas de temps et repris aussitôt :

- Qu’est-ce qui vous attire tant dans l’aviron ? Enfin, qu’est-ce qui fait que vous aimez ce sport en particulier ?

Croisant les bras sur la table, je fixais mon vis-à-vis, cherchant à savoir s’il était désintéressé ou juste particulièrement assoiffé. Je songeais un peu tard que ma question étant destinée à obtenir une réponse, dans le second cas, ce n’était pas la plus brillante idée que j’aie eu. Mais heureusement, le serveur décida de ce moment pour surgir avec nos boissons, ce qui résolut l’éventuel problème qui aurait pu se présenter. Revenant instantanément en position assise pour dégager la table, je remerciais le nouveau venu avec un sourire, accueillant avec joie le breuvage chaud. Au moins, s’il s’avérait finalement qu’Asher préférait écourter notre entrevue, il m’était possible d’avoir une bonne dose de chocolat avant de partir. Et ainsi de ne pas avoir tant perdu mon temps que ça.

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MessageSujet: Re: If you can’t go through an obstacle, go around it. Water does. || Hanner   Mar 26 Fév - 1:09

Asher s’aperçut que sa déclaration ne permettait pas forcément d’ouverture quand Hanna se retourna à son tour vers le comptoir. Sa faute l’ennuya un instant avant qu’il ne revienne sur sa pensée : il y avait une multitude d’ouvertures à faire sur ce qu’il venait de dire. Certes, pas nécessairement des plus intéressantes mais il y en avait tout de même, ce qui signifiait qu’Hanna allait bien répondre. Au pire, le serveur, quand il se déciderait à arriver (ses tasses étaient-elles dépourvues du moindre fond ?), leur servirait de diversion.

- Ma sœur non plus n’est pas très sport, dit finalement la jeune femme une fois revenue vers lui. Enfin, ça ne la gêne pas tellement de participer, si elle doit le faire. Mais c’est pas franchement sa passion.

Notant qu'elle ne s’était pas elle-même inclue dans les non-fanatiques de sport, Asher comprit qu’elle, elle, était passionnée par ce domaine. C’était sûrement ce qui expliquait sa finesse puisque ses dépenses physiques devaient lui permettre de garder un corps svelte. D’ailleurs, sa finesse suggérait qu’elle ne devait pas faire ni de l’haltérophilie ni du hockey. Il repensa à ce qu’elle avait dit un peu plus tôt au sujet du foot et du rugby et évalua rapidement les chances qu’il y avait pour qu’elle pratique le second. De ce qu’il en savait, il était, comme l’haltérophilie et le hockey, plutôt adapté aux grands formats mais certains postes, à en croire Finn Hansen, l’une de ses dernières recrues, requéraient des petits gabarits aussi son interlocutrice pouvait-elle très bien en faire. Il essaya de l’imaginer en maillot, protège-dents en place et boue plein le short mais elle l’interrompit en continuant de parler :

- Qu’est-ce qui vous attire tant dans l’aviron ? Enfin, qu’est-ce qui fait que vous aimez ce sport en particulier ? demanda-t-elle avant de croiser ses bras et de l’observer attentivement.

Il se demanda un instant ce qui suscitait une telle attention, aimer l’aviron était si étrange ?, mais abandonna rapidement la question pour lister ce qu’il aimait dans l’aviron afin de l’expliquer au mieux à son interlocutrice. Ce faisant, il se rendit compte que ce n’était pas réellement le sport qu’il aimait en lui-même mais ce qui était autour. Malheureusement, au moment où il allait partager cela avec Hanna, le serveur vint leur apporter leurs commandes. La jeune femme se redressa pour laisser le champ libre aux tasses et remercia chaleureusement le cafetier tandis qu’Asher grommelait un vague « merci », le nouveau venu n’ayant de toute façon d’yeux que pour celle qui l’accompagnait. Par chance, le devoir l’appela rapidement et Hanna et Asher se retrouvèrent à nouveau seuls tous les deux.

J’admire la puissance des rameurs qui doivent propulser, à la seule force de leurs bras, des embarcations, déclara celui-ci sitôt l’attention de son interlocutrice récupérée. Certes, elles ne sont pas très lourdes mais je trouve réellement fascinante la coordination qu’elles requièrent. Qu’il y ait deux rameurs ou qu'il y en ait huit, ils sont dans l’obligation de se coordonner. Pour cette raison, je trouve beaucoup moins intéressantes les compétitions mettant en jeu un unique rameur dans chaque équipe. Il y a quelque chose qui manque à mon goût.

Il parlait calmement, en articulant distinctement, et parfois ses mains s’élevaient pour appuyer un point de son explication. Il aimait ce qu’il traitait et se rendre compte que les souvenirs qu'il avait à son propos étaient si vivaces lui plaisait.

Les rameurs, quand ils sont à leur poste, donnent, selon moi, l’impression de devenir les organes vitaux d’un unique organisme. Sans eux, le bateau n’est qu’une carcasse inanimée et s’ils ne se règlent pas comme il faut.

Il marqua une seconde de pause pour, en apparence, retirer son écharpe mais le fait était que, si les rameurs ne se coordonnaient pas, le bateau aurait le même genre de problèmes que lui ; chose dont il n’avait que trop clairement conscience.

S’ils ne se règlent pas comme il faut, cela ne fonctionne pas ou mal, continua-t-il finalement en relevant son regard dans celui d’Hanna. Outre cela, j’apprécie assister aux compétitions, notamment celles existant entre les différentes universités anglaises, pour la simple et bonne raison qu’ayant eu un incident au mauvais moment, je n’ai pas pu m’inscrire à l’université à l'âge requis et, qu’ensuite, je n’avais plus goût à cela. Les compétitions, qu'elles soient réellement universitaires ou non, sont donc également un lien entre ce monde que je n’ai jamais connu et moi. Je suppose que l’on pourrait dire que c’est une sorte de sublimation…, dit-il en haussant inconsciemment les épaules avant de plonger sa cuillère dans la chantilly de son Viennois

Plus qu’une sublimation, les compétitions représentaient un rituel de renaissance pour lui. Fixées à des dates qui ne variaient que peu d’une année à l’autre, elles symbolisaient la période de l’année où l’illusion de sa guérison était la plus parfaite. Toutefois, il avait fait en sorte de claquemurer soigneusement cette vérité au profit d’un mensonge pieu qui lui permettait de ne pas se placer en position de victime ; chose dont il avait une sainte horreur.

Mais il me semble que vous ne vous êtes pas comptée parmi les non-sportifs, Hanna, reprit-il en levant la cuillère vers son propre visage. Quel sport pratiquez-vous ?

Sa question posée, il ingéra la crème en veillant à ne pas en faire tomber et se rendit compte à retard qu’aucun dessin au chocolat ne l’avait décorée. J’ai dû mal voir, tout à l’heure, songea-t-il, sa cuillère redescendant mélanger doucement liquide et chantilly tandis que son regard repartait dériver vers son interlocutrice.

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MessageSujet: Re: If you can’t go through an obstacle, go around it. Water does. || Hanner   Mar 26 Fév - 18:41

Ne sachant pas si Asher n’allait pas éviter ma question – par soif ou par envie de fuir au plus vite –, je portais un moment mon entière attention au chocolat chaud fumant qui présageait d’ores et déjà d’être délicieux. Ma main entourant un court instant la tasse, j’appréciais la chaleur qui en émanait, bien que je manquai de me brûler à rester ainsi. Relevant la tête vers le brun pour voir laquelle des deux options que j’avais envisagées plus tôt était la bonne, je constatais qu’il n’était pas si desséché ni ennuyé que ça, puisque le serveur tout juste parti, il me répondait finalement :

- J’admire la puissance des rameurs qui doivent propulser, à la seule force de leurs bras, des embarcations. Certes, elles ne sont pas très lourdes mais je trouve réellement fascinante la coordination qu’elles requièrent. Qu’il y ait deux rameurs ou qu'il y en ait huit, ils sont dans l’obligation de se coordonner. Pour cette raison, je trouve beaucoup moins intéressantes les compétitions mettant en jeu un unique rameur dans chaque équipe. Il y a quelque chose qui manque à mon goût..

Complètement absorbée dans son récit, j’en oubliais mon agitation qui me poussait généralement à toujours être en mouvement pour prêter une oreille attentive aux propos qui m’étaient destinés. Le sport était réellement quelque chose qui me plaisait, bien que je n’étais pas en mesure de pratiquer tout ce que j’aurais voulu faire. Je n’étais pas très branchée rapports humains et tout le toutim, mais de ce que j’entendais, Asher était réellement passionné par l’aviron, autant par sa façon de dire les choses que par les mouvements de ses mains pour appuyer tel ou tel point. On sentait qu’il aimait ce sport et en donnait des raisons tout à fait légitimes qui me faisaient reconsidérer d’un nouvel œil cette discipline que je délaissais habituellement.

- Les rameurs, quand ils sont à leur poste, donnent, selon moi, l’impression de devenir les organes vitaux d’un unique organisme. Sans eux, le bateau n’est qu’une carcasse inanimée et s’ils ne se règlent pas comme il faut.

Je n’avais envisagé l’aviron d’une telle manière et appréciais réellement d’avoir une présentation différente des choses, pour une fois. Repensant au fait que j’avais classé Asher dans la catégorie des non fan de sports, je revins sur ma décision, et le rangeais ailleurs, dans une classe bien à part. Car c’était bien la première personne assurant ne pas être porté sur le sport mais pouvant exposer les choses de telle manière à me convaincre de définitivement m’intéresser de plus près à ce sport. Et d’ailleurs, sa phrase inachevée laissait entendre qu’une suite n’allait pas tarder, comme ce fut effectivement le cas :

- S’ils ne se règlent pas comme il faut, cela ne fonctionne pas ou mal. Outre cela, j’apprécie assister aux compétitions, notamment celles existant entre les différentes universités anglaises, pour la simple et bonne raison qu’ayant eu un incident au mauvais moment, je n’ai pas pu m’inscrire à l’université à l'âge requis et, qu’ensuite, je n’avais plus goût à cela. Les compétitions, qu'elles soient réellement universitaires ou non, sont donc également un lien entre ce monde que je n’ai jamais connu et moi. Je suppose que l’on pourrait dire que c’est une sorte de sublimation.

Ainsi, quelque chose était bien arrivé à mon vis-à-vis. Un « incident » qui l’avait empêché de se lancer lui-même dans un tel sport. Songeant à son état que j’avais auparavant jugé assez rapidement de ne pas être dans la meilleure forme possible, je ne notais qu’après coup qu’il avait décidé de retirer son écharpe. Le mouvement qu’effectua mon vis-à-vis pour récupérer sa cuillère avant de la plonger dans son chocolat viennois acheva d’ailleurs de me sortir de ma « léthargie » – bien que ne convenant par parfaitement, je ne voyais pas par quel autre mot représenter cet état qui ne m’était absolument pas familier mais qui se manifestait quand j’avais droit à un discours de qualité sur quelque chose que j’appréciais.

Je me décidais brusquement à goûter à mon propre breuvage, coupant pour un instant avec le reste, de façon à me ressaisir de l’étrangeté qui semblait caractériser cette rencontre qui n’était définitivement pas des plus bananes. Mais je me brûlais inévitablement la langue en ne gouttant ne serait qu’une gorgée du chocolat. Reposant immédiatement la tasse, j’y plongeais la cuillère et commençais aussitôt à remuer le liquide dans le but de le faire refroidir, pas le moins du monde gênée. Cette impatience qui me caractérisait dans la majorité des cas ne me faisait pas plus défaut qu’habituellement et je ne comptais plus le nombre d’incidents dans ce genre. Pas que ça soit particulièrement grave, remarquez.

Revenant sans tarder à Asher, je remarquais que tout plongé dans ses pensées qu’il l’était, il n’avait certainement pas remarqué mon nouveau brusque mouvement, ce qui n’était sans doute pas plus mal. J’en profitais pour l’observer, et ne distinguais pas de marque sur son visage qui attestait d’une si mauvaise santé. Et peut-être d’ailleurs qu’il était tout bonnement malade et que de ce fait, il n’était pas en grande forme aujourd’hui, et que cela n’avait aucun rapport avec ce qui s’était passé auparavant. Ou peut-être que c’était justement la cause de son état. Avant que je ne puisse continuer à divaguer, l’objet de mes pensées sortit des siennes, de pensées, pour reprendre, sa cuillère levée vers son visage :

- Mais il me semble que vous ne vous êtes pas comptée parmi les non-sportifs, Hanna. Quel sport pratiquez-vous ?

Changeant une nouvelle fois de sens le mouvement circulaire que j’effectuais d’une main, l’autre tentant par à coups de se poser complètement sur l’objet toujours brûlant, je ne pris même pas quelques secondes de réflexion pour réfléchir, répondant aussitôt :

- Je cours très régulièrement, généralement de bonne heure le matin, pour être tranquille, ou quand je ne suis pas dispo et que je déborde encore d’énergie le soir, j’y vais ou retourne à ce moment-là.

Goûtant spontanément un peu du chocolat avec ma cuillère, je constatais que ce n’était pas encore vraiment buvable sans que je ne me brûle une nouvelle fois. Pourquoi diable les serveurs s’amusaient-ils à chauffer autant ces boissons ? Cela n’avait vraiment aucun sens. Il ne devait y avoir qu’une très petite minorité de personnes appréciant de se boire une boisson aussi chaude. Et les autres, à côté, devaient attendre un certain temps avant de pouvoir vraiment déguster leur chocolat. C’était vraiment absurde. Mais comme pour un certain nombre de choses que je n’arriverai jamais à comprendre et auxquelles je préférais m’abstenir de réfléchir, je ne m’attardais pas plus longtemps sur le sujet et en revins à mes loisirs sportifs :

- J’ai eu l’occasion de pratiquer divers sports à l’école, notamment le rugby et les diverses disciplines d’athlétisme. Et j’ai dans l’intention de tenter des activités dites plus extrêmes, comme le saut à l’élastique, le delta-plane ou le saut en parachute. Mais actuellement, je pratique juste la course régulièrement. Enfin, en plus de mes études.

Je ne m’attardais pas sur ce dernier point, comme il m’était parfois assez pénible de devoir expliquer exactement aux gens qu’il n’y avait pas vraiment d’études pour devenir cascadeuse, mais que c’étaient plutôt des sortes de « stages » en présence de professionnels. J’adorais ce que je faisais, bien que n’étant absolument pas certaine de pouvoir décrocher un tel job par la suite, mais l’expliquer devenait assez ennuyant, les gens ne comprenant généralement pas bien, et ma patience ayant des limites pouvant être très rapidement dépassées. C’est pourquoi je demandais aussitôt :

- Et vous, vous pratiquez un sport actuellement ?

Je quittais un très bref instant Asher des yeux pour laisser ma cuillère tranquille afin de boire quelques gorgées de mon chocolat chaud pile poil comme il le fallait. La tasse dans la main droite, je l’observais tout en buvant, lui signifiant qu’il avait tout de même toute mon attention. Il avait bien évoqué un incident, mais rien ne me disait que ce n’était pas largement résolu depuis le temps, comme c’était généralement le cas. Aussi ne m’inquiétais-je pas un instant d’avoir fait une bourde, mais pas forcément à raison.

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MessageSujet: Re: If you can’t go through an obstacle, go around it. Water does. || Hanner   Ven 8 Mar - 0:13

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Il n’arrivait pas à la trouver jolie mais elle dégageait quelque chose. Même alors qu’elle se brûlait à intervalles réguliers avec sa tasse fumante. Un certain charme certainement dû à son visage atypique et à la détermination dont elle témoignait depuis le début.

- Je cours très régulièrement, dit-elle une seconde après qu’il eût fini de parler. Généralement de bonne heure le matin, pour être tranquille, ou quand je ne suis pas dispo et que je déborde encore d’énergie le soir, j’y vais ou y retourne à ce moment-là.

Asher nota les implications dont ces phrases faisaient état. Il se souvint avoir pensé qu’elle était une « apaisante bouffée d’air frais » et songea qu’il n’aurait pas pu choisir terme plus éloigné de la jeune femme. De ce qu’il déduisait de ses paroles, l’apaisement et le calme ne faisaient pas parties de ses familiers. Ce n’était pas grave : au moins restait-elle différente de tout ce qu’il côtoyait habituellement. C’était le principal et c’était surtout de ça dont il avait voulu parler en la qualifiant mentalement « d’apaisante bouffée d’air frais ». Parvenu à cette conclusion, il lui prêta de nouveau une attention directe et constata qu’elle était dans ses pensées.

Tandis qu’elle testait, à la cuillère cette fois, la température de son chocolat, il continua alors de remuer le sien pour faire se dissiper la vapeur qui s’en échappait. Quand il était particulièrement mal, il appréciait boire les boissons le plus chaud possible, dans le but de se redonner la sensation d’être en vie, mais dans le cas présent, ce n’était pas nécessaire alors il faisait comme sa mère le lui avait appris quand il voulait boire quelque chose de chaud mais préférait ne pas souffler dessus. Loin de ses considérations personnelles, et fort heureusement, Hanna reprit la parole sans tarder :

- J’ai eu l’occasion de pratiquer divers sports à l’école, notamment le rugby et les diverses disciplines d’athlétisme. Asher cacha un sourire derrière sa main en repensant à la façon dont il avait essayé de l’imaginer en tenue de rugby, un peu plus tôt, avant d’être pris par une légère quinte de toux qui ne couvrit pas, par chance, la suite des paroles de la brune : Et j’ai dans l’intention de tenter des activités dites plus extrêmes, comme le saut à l’élastique, le delta-plane ou le saut en parachute. Mais actuellement, je pratique juste la course régulièrement. Enfin, en plus de mes études.

La mention des études fit réaliser à Asher que la jeune femme en face de lui était certainement plus « jeune » que « femme ». Certes, lui-même n’avait que vingt-deux ans mais cela faisait bien longtemps qu’il se considérait comme un homme. Notamment à cause de la vitesse à laquelle la proximité de la mort l’avait fait grandir. Il se demanda quel genre d’études une personne telle que celle qu’il avait en face de lui pouvait bien mener mais Hanna ne lui laissa pas le loisir de pousser en avant sa réflexion, préférant revenir au sujet qui guidait leur dialogue depuis quelques instants déjà par le biais d’une question :

- Et vous, vous pratiquez un sport actuellement ?

Aussi maître de lui-même qu’il l’était habituellement, Asher ne laissa pas échapper la surprise qu’il ressentit en entendant l’interrogation. Surprise née du fait qu’il pensait avoir été suffisamment clair quand il avait dit que le sport ne l’intéressait pas plus que cela mais, visiblement, ce n’était pas le cas. Soit. Tandis qu’Hanna buvait son chocolat, yeux fixés sur lui, il nia d’un signe de tête avant d’expliciter son geste :

Non. Je préfère les activités plus manuelles ou intellectuelles pour me vider la tête et me détendre. Il fit une courte pause, un sourire apparaissant sur ses lèvres. Contrairement à vous, je n’ai pas énormément d’énergie à dépenser. J’ai juste ce qu’il me faut.

Il ne mentait que partiellement en disant cela. Il avait juste (à peine) ce qu’il lui fallait. Mais Hanna n’était pas dans l’obligation de le savoir. Il pensait même qu’elle n’avait pas la moindre raison légitime de le savoir.

J’admire, en tout cas, que vous soyez si active. Vous donnez l’impression de croquer la vie à pleines dents.

Il avait perdu son sourire mais son ton de voix conservait ses inflexions sympathiques. S’il a avait été en bonne santé, il savait qu’il n’aurait pas pour autant été du genre d’Hanna. Cela ne l’empêchait néanmoins pas d’apprécier sincèrement qu’elle ne soit pas engoncée dans une quelconque routine aussi morne que lassante. Pas que les non-sportifs soient considérés comme fades à ses yeux, loin de là, même ! Simplement, il jugeait nécessaire d’avoir des occupations qui différaient du « professionnel » et de la télévision. En faisant autant de sport, et peut-être autre chose encore, il n’en savait rien, Hanna répondait parfaitement à ce critère. Laissant passer quelques secondes entre son dernier mot et sa prochaine phrase, il attrapa à son tour sa boisson pour l’entamer sérieusement. Elle était encore chaude mais ce n’était pas dérangeant. En fait, elle avait pile la température qu’il appréciait, notamment grâce à la chantilly qui adoucissait encore le tout.

Reposant la tasse dans sa coupelle après en avoir bu une longue gorgée, il brisa les brèves secondes de silence instaurées :

Où en êtes-vous, dans votre cursus universitaire, si je peux me permettre de poser cette question?

Cela ne l’intéressait pas vraiment de savoir ce qu’elle faisait. Il savait qu’il avait de fortes chances pour qu’il ne sache que mal ce dont il s’agissait et l’idée de s’enfoncer dans le sujet ne lui plaisait pas. En revanche, il aimait les données temporelles puisque lui-même vivait avec une sorte de compte-à-rebours au-dessus de la tête. En soit, cela ne l’avancerait en rien de connaître la réponse à la question qu’il venait de poser. Il en avait bien conscience. Mais cela lui indiquerait quand Hanna entrerait dans la vie active. Cela la positionnerait plus nettement sur l’échelle temporelle de ceux qui avaient le droit de vivre sainement, cette échelle en parallèle de la sienne et qu’il avait commencé à imaginer il y a quelques années de cela. Ses jumeaux avaient été les premiers à y être placés. Puis y il avait eu ses parents et quelques-uns de ses proches subalternes ; même si ces derniers, en raison de leur occupation professionnelle, étaient sans cesse repositionnés. Hanna serait la première étrangère à être référencée. Comme elle avait été la première jeune femme d’extraction différente à qui il avait proposé de boire quelque chose.

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MessageSujet: Re: If you can’t go through an obstacle, go around it. Water does. || Hanner   Sam 9 Mar - 0:09

Asher ne manifesta pas la moindre expression, tandis que je lui posais la question, et le signe de tête négatif qui suivit aussitôt me conforta dans l’idée que je n’avais définitivement pas affaire à un mordu de sport. Ce qui n’était pas forcément plus mal, d’un côté. Bien que cela soit un sujet relativement facile à aborder, autant par sa grande diversité que par sa relative distance avec tout ce qui était personnel, j’étais aussi heureuse de pouvoir changer. J’avais rencontré beaucoup de personnes de l’autre sexe très portées sur le sport, et quand ça devenait le seul sujet de conversation, ça pouvait devenir très usant. Donc en un sens, même si je pressentais que de ce fait, nous allions dériver, je n’en étais pas non plus gênée. Et puis, de ce que j’en avais vu et entendu de mon interlocuteur, je n’avais visiblement pas à m’inquiéter de ce point.

- Non. Je préfère les activités plus manuelles ou intellectuelles pour me vider la tête et me détendre.

Ainsi, même s’il n’avait qu’un pauvre virus, en temps habituel non plus il n’était pas du genre à être très sportif. En un certain sens, il était mon parfait opposé, au moins sur ce point. Je ne supportais pas les activités manuelles ou intellectuelles qui avaient tendance à rapidement me causer des maux de tête et à m’ennuyer au plus haut point. J’avais d’ailleurs des difficultés à concevoir qu’on puisse « se vider la tête et se détendre », comme il disait, en réfléchissant. Réfléchir était bien l’inverse de se vider la tête, non ? Et n’était certainement pas une forme de détente, de mon point de vue. Mais si ça lui convenait, tant mieux pour lui. Tant qu’on ne m’obligeait pas à faire de même, les autres pouvaient bien s’occuper comme bon leur semble.

- Contrairement à vous, je n’ai pas énormément d’énergie à dépenser. J’ai juste ce qu’il me faut, ajouta-t-il, un sourire sur les lèvres.

Je souriais en portant une nouvelle fois la tasse à ma bouche, avalant à grandes gorgées mon chocolat encore un tantinet trop chaud. Le temps de reposer la tasse et d’y plonger ma cuillère une nouvelle fois pour remuer ce qui restait – histoire d’avoir quelque chose m’occupant les mains –, et Asher reprenait quasi aussitôt :

- J’admire, en tout cas, que vous soyez si active. Vous donnez l’impression de croquer la vie à pleines dents.

Mes lèvres s’étirèrent en un large sourire à l’entente des propos si sympathiques de mon vis-à-vis alors qu’il ne me connaissait pas vraiment. Lui avait perdu le sourire, mais la simplicité et la sincérité qui semblaient dégager de ce qu’il disait contrebalançaient parfaitement ce fait. Et puis, la façon dont il l’avait dit ne ressemblait en rien à une de ces phrases toutes faites balancées dans un éventuel plan drague – ce qui n’était absolument pas le cas ici, de toute manière, mais c’était vraiment un bon point. D’ailleurs, la phrase en elle-même me plaisait, car ce n’était pas l’expression qu’on employait généralement en me voyant si agitée. Je ne tenais pas en place, en règle générale – la fin de journée exceptée, lorsque je m’étais suffisamment dépensée –, ce que les gens ne caractérisaient pas de « croquer la vie à pleines dents ». On me demandait plutôt de me calmer, ou de sortir, en soupirant de mon trop-plein d’activité. Ou alors on me le faisait comprendre, de façon plus implicite – ce que je jugeais plus hypocrite qu’autre chose ; autant y aller franco, il n’y avait absolument pas de quoi me vexer. Qu’on change de disque était donc vraiment positif.

Changeant une nouvelle fois le sens dans lequel je remuais mon chocolat, j’observais avec amusement Asher boire son chocolat viennois dont il garda quelques traces autour de la bouche qu’il essuya d’un geste qui semblait automatique. Un nouveau sourire vint fleurir sur mes lèvres lorsque je remarquais qu’il n’avait même pas eu l’air de se rendre compte de ce qu’il venait de faire, puisqu’il ne tarda pas à reprendre la parole :

- Où en êtes-vous, dans votre cursus universitaire, si je peux me permettre de poser cette question ?

Je cessais aussitôt de sourire pour reprendre une expression plus neutre, tâchant de cacher au maximum ce que le sujet m’inspirait. C’était assez logique, et j’avais la possibilité d’éviter de répondre, si je le voulais. Mais c’était un peu bête de passer à autre chose en faisant passer un mauvais message à Asher, puisque je ne considérais pas ça comme personnel ou trop poussé. Ca m’ennuyait juste de devoir, une fois de plus, tenter d’expliquer ce que je faisais. Car Asher avait beau ne pas avoir l’air d’être un imbécile de première catégorie, ce que j’en avais vu ne m’indiquait pas pour autant qu’il ne demanderait pas les éternelles mêmes précisions que les autres. Et c’était bien ça, qui m’ennuyait. Néanmoins, je m’efforçais de répondre, appréciant après tout grandement ce que je faisais – ce qui me permettait de paraître relativement contente de parler de ce que je faisais :

- Je ne suis pas à l’université à proprement parler. Je suis à ma deuxième année à l’école de cascade de Londres. Je suis des sortes de « cours », expliquai-je très rapidement en faisant des guillemets avec mes mains, qui s’apparentent plus à ce qu’on pourrait nommer des stages ou quelque chose s’en approchant, en fait.

Asher ne paraissait pas surpris, à vue d’œil. Enfin, pour moi, il n’avait rien d’étonné, ce qui sous-entendait qu’il était très probable qu’il ne montre pas ouvertement ses ressentis et émotions mais que certains signes que je ne percevais pas le trahissaient. Bien que je ne fusse pas en très bons termes avec Paige, l’avoir à mes côtés aurait pu s’avérer très utile, parfois, dans mes relations avec autrui, quand on connaissait sa passion pour le langage non-parlé. Sans doute m’aurait-elle conseillé de développer un plus tout ça, puisque, elle, décèlerait ce qu’Asher exprimait, au moyen d’une bonne observation – si toutefois il n’était pas juste blasé ou ennuyé, et encore, même ça elle pourrait sans doute le voir. Penser à ma sœur, même dans de telles circonstances, ne me la fit pas regretter ou manquer pour autant. Je m’étais habituée à son absence relative depuis une dizaine d’années, et notamment au cours de l’année et demie qui avait suivi mon déménagement à Londres. Aussi, je renvoyais sans plus tarder la question à mon voisin avant de devoir apporter des précisions qui ne l’intéresseraient de toute manière sans doute pas et m’embêteraient plus qu’autre chose. A moins que ça ne concerne les activités en elles-mêmes – mais peu de gens y pensaient, en fait, trop en train de chercher comment diable on pouvait nous apprendre à devenir cascadeur professionnel.

- Et vous ? Que faites-vous ?

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