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 You’re the first, the last, my everything ♦ Sovaël

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MessageSujet: Re: You’re the first, the last, my everything ♦ Sovaël    Jeu 3 Jan - 16:24




Mon sourire s’agrandit en entendant Ismaël rire, une fois qu’il eut terminé de lire ce que je lui avais écrit. Il me rendit l’objet me servant à communiquer aux non-habitués à la langue des signes, tout en ne cessant de sourire. Puis il répondit sans plus tarder :

- Vivre dangereusement fait partie de mon quotidien, donc cela ne m’inquiète pas. Je te montrerai mes blessures de guerre quand on se connaîtra mieux pour ne pas que tu me prennes pour un frimeur avant.

Sous la brève surprise que provoqua sa première phrase, un de mes sourcils se leva, puis revint à sa place lorsque la suite des propos du jeune homme atteignirent mes oreilles. Un nouveau sourire étira mes lèvres, amusé. Ismaël partait donc du principe que nous allions nous revoir par la suite ? Cela ne me posait aucun problème, et j’en étais même plutôt heureux. Mais je n’eus pas vraiment le temps de trop y penser, puisqu’il ne s’arrêta pas en si bon chemin :

- Plus sérieusement, sauf si mes valises sont trop lourdes, je pense que ce serait mieux que tu pousses le chariot. Ne t’en fais pas pour la direction à suivre, je vais faire en sorte de te guider. En plus, mes amis disent que je suis, à leur grand malheur, imperdable donc si ces ingrats n’arrivent pas à se débarrasser de moi, il n’y a pas de raisons pour que nous nous perdions de vue, tous les deux.

Je hochais la tête pour lui sous-entendre que j’adhérais à son point de vue et acceptais par le même temps de pousser le chariot. Décidément, je devais avoir un don pour rencontrer des personnes qui adoraient parler ! Pas que ça me déplaise, bien au contraire. La mélodie des voix m’enchantait, et celle du brun en particulier. Je n’allais donc certainement pas lui demander d’arrêter. Surtout que, de toute manière, il semblait bien être dans sa nature d’avoir toujours quelque chose à dire.

Alors que j’étais d’ordinaire plutôt effacé, je me trouvais à sourire sans trop y prendre garde, et sans vraiment vouloir arrêter non plus. Je pressentais déjà qu’il n’y avait pas de raisons pour que je ne m’entende pas avec ce jeune homme et qu’une amitié se développe assez rapidement entre nous, contrairement au certain temps qu’il m’avait fallu pour avoir un certain lien avec Noah, par exemple – ce que je n’avais pas cru possible en premier lieu. Non, vraiment, je ne voyais pas ce qui pouvait clocher.

- Désolé, j’ai tendance à parler beaucoup et un peu rapidement. Si tu as loupé un épisode, n’hésite pas à me le dire : je préfère répéter plutôt qu’obtenir une réponse polie mais hypocrite. D’accord ?

J’acquiesçais tout en souriant, et par automatisme, je signais mon accord, articulant les deux mots en même temps que mes poings serrés montaient et s’abaissaient deux fois d’affilée rapidement. Ismaël parut un court instant surpris, puis sembla comprendre. Je hochais la tête avec un nouveau sourire pour lui confirmer que ça m’allait, ravi que le brun se prenne au jeu. M’étant déjà bien placé, je posais mes mains sur la poignée du chariot, prêt à le pousser jusqu’à l’endroit qu’il m’indiquerait.

Ismaël ne mit pas longtemps à réagir, et après un premier essai pour juger du poids du chariot – qui était d’ailleurs bien plus léger que ce que j’aurais pu imaginer –, nous nous mîmes en route. Ou tout du moins, nous commençâmes réellement à avancer après que le jeune homme que je devais dépasser d’une dizaine de centimètres ait remis en place la valise que j’avais fait tomber en y allant un peu trop brusquement la première fois. J’y allais volontairement doucement, préférant éviter aux pieds d’Ismaël de se faire écraser, mais aussi parce que je n’avais pas l’habitude de me servir d’un tel chariot. Dans le fond, si je n’avais pas été aussi concentré à bien réaliser ma tâche, j’aurais certainement été très amusé de la manière dont mon interlocuteur s’y prenait, puisqu’en voulant veiller à ce qu’aucun bagage ne tombe, il reculait sans toujours faire attention où il allait. J’espérais pour lui qu’il n’attraperait pas un torticolis à se démener ainsi le cou, en lui faisant faire de fréquents allers et retours, à la fois pour éviter de foncer dans un objet ou une personne quelconque, et pour jeter un coup d’œil aux bagages. Je préférais éviter de devoir l’accompagner à l’hôpital pour notre première rencontre.

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Dernière édition par Sovann Rosario le Mar 21 Mai - 20:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You’re the first, the last, my everything ♦ Sovaël    Jeu 3 Jan - 17:12

Well, that was easy.



Le rayon de lumière dans les cheveux de Sovann se déplaça tandis qu’il hochait la tête, un nouveau sourire aux lèvres, et ses deux points serrés montèrent-descendirent deux fois avant de prendre place sur la poignée du chariot. Une seconde décontenancé, Iz comprit toutefois qu’il venait d’apprendre le mot « d’accord » en langue des signes et échangea un sourire avec son professeur. Sovann promettait d’être beaucoup plus intéressant que prévu si, en plus d’être adorable, sympathique et réceptif à son humour, il lui apprenait une nouvelle langue. Une langue qui pourrait rabattre sans le mal le caquet à William, lequel se vantait de connaître parfaitement latin et grec, dès que l’occasion se présentait. D’ailleurs, Iz ne comprenait toujours pas à quoi ces ‘talents’ servaient puisqu’il s’agissait de langues mortes et que leurs sorts étaient à apprendre par cœur, point à la ligne. Il évitait toutefois de transmettre sa pensée à son ami pour ne pas subir un cours ennuyant qui ne le convaincrait finalement pas.

Se déplaçant devant le chariot pour ne pas faire davantage attendre son aide inattendue, Iz fit lui fit signe que c’était bon. Ils partaient quand il voulait. Le chariot avança d’un coup et une valise chut sur le sol. L’étudiant s’empressa d’aller la ramasser, appréciant de découvrir qu’il avait bel et bien allégé ses bagages, puis la cala du mieux qu’il put sur les autres. Ils repartirent. Iz marchait à reculons pour être prêt à réagir dès qu’une de ses valises tressauteraient un peu trop mais son regard ne pouvait s’empêcher de s’échouer une seconde de trop sur Sovann quand il tordait son cou pour regarder en arrière ou revenir en avant. Le jeune homme paraissait concentré sur ce qu’il faisait. Cette concentration le vieillissait légèrement, ce qui fit se demander à Iz l’âge qu’il avait. Il supposait qu’il n’était pas beaucoup plus vieux que lui, trois ans tout au plus, mais ne pouvait en être sûr.

Une petite fille surgit soudain devant lui et il tomba sur ses bagages en voulant l’éviter. Le choc fut rude mais, heureusement, c’était les sacs les plus mous qui se trouvaient sur le dessus. Ses chevilles, elles, en revanche, avaient davantage souffert puisque même si Sovann avait rapidement réagi en stoppant son avancée, Iz avait trouvé le moyen de se coincer les pieds sous le chariot en tombant et ses chevilles en avaient ainsi heurté la structure en fer. Blasé, il resta quelques secondes affalé avant de se redresser précautionneusement, aidé par Sovann qui le regardait avec attention. Iz bénit une nouvelle fois sa peau sombre avant de le remercier et de s’asseoir sans plus de cérémonie sur le chariot pour vérifier que ses chevilles étaient intactes. Il fut soulagé de voir qu’hormis une légère marque blanche, rien n’était à signaler. Il y avait eu plus de peur que de mal.

- Ah, je t’ai pas prévenu ? demanda-t-il en relevant la tête vers Sovann qui était resté près de lui. J’adore me donner en spectacle. C’est un peu ce qui me motive à me lever, le matin, tu vois ?

Il essaya de conserver son expression désinvolte mais un large sourire ne tarda pas à éclore sur son visage et il se releva, sans plus attendre. Il était en un seul morceau donc il ne lui était pas nécessaire de leur faire perdre plus de temps en restant immobile.

- Tu me laisses deux minutes et on repart ? Je vais changer ma technique de garde, précisa-t-il. Je crois que j’ai trouvé ce qui pêchait. Enfin, en plus de ma maladresse.

Pour illustrer ses propos, il remit en place les bagages qu’il avait dérangés puis en retira un, placé tout au bout du chariot, qui était petit mais « déséquilibrait le reste », selon ses dires.  

- Voilà, maintenant, ça devrait être bon, déclara-t-il tout en gardant le sac dans ses bras. Il offrit un nouveau sourire, plus contenu celui-ci, à Sovann et ils repartirent doucement.

Mentalement, Iz espéra que la deuxième entorse aux règles du Ministère qu’il venait de faire serait toute aussi pardonnée que la première. Après tout, fixer les valises avec un sortilège proche de celui de glue perpétuelle n’était pas dramatique, si ? Pour éloigner le mauvais sort, il reprit rapidement la parole :

- Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? demanda-t-il à son interlocuteur en lui jetant un regard avant de figer son regard dans le vide lorsqu’il réalisa que poser une question qui induisait une réponse différente de « oui » ou « non » était une mauvaise idée quand un muet avait les mains occupées. Désolé, nouvelle gaffe, lâcha-t-il avec une expression navrée. Tu n’auras plus à en supporter beaucoup, si ça peut te rassurer : on est bientôt arrivés, annonça-t-il alors qu’une haute porte à double-battants apparaissait à leur regard. Ma mère m’attend là, normalement. D’ailleurs, je suis quasiment sûr d’avoir une tonne de messages d’elle me demandant ce que je fais, sur mon portable… Habituellement, je suis moins chargé, comme tu l’as compris, et accompagné d’un ami donc deux minutes à peine après être sorti du train, on est déjà dehors. Mais là, les circonstances en ont décidé, autrement.

Il jetait fréquemment des regards vers Sovann tandis qu’il parlait et lui offrit un nouveau sourire à la fin de sa dernière phrase :

- J’ai vraiment eu de la chance de tomber sur toi, en somme.


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Dernière édition par Ismael Forrester le Lun 6 Juil - 12:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You’re the first, the last, my everything ♦ Sovaël    Dim 6 Jan - 19:57




Tout se passait bien, même si nous n’avancions pas tellement vite. Je n’eus pas le temps de me demander si Ismaël n’y serait pas mieux arrivé tout seul que soudain le jeune homme tomba sur ses bagages, sans doute à cause de quelque chose ou quelqu’un que je ne vis pas. Je fis ce que je peux pour freiner sans tarder, mais jugeais au bruit qui avait suivi que je n’avais pas dû réussir à épargner ses pieds. Grimaçant, je me précipitais pour l’aider, inquiet de lui avoir décidément infligé plus de mal que de bien. Je ne savais pas ce qu’il avait mis dans ses sacs, mais fus déjà un peu rassuré de voir qu’il avait atterri sur ceux qui semblaient plus mous.

Il me remercia, une fois bien assis sur le chariot, et suivant son regard, je remarquais une trace blanche là où sa peau s’était effritée, sur sa cheville.

- Ah, je t’ai pas prévenu ? J’adore me donner en spectacle. C’est un peu ce qui me motive à me lever, le matin, tu vois ?

Son air détaché et son faciès souriant me rassurèrent quant à la gravité de l’incident. Bon, visiblement, il n’avait pas non plus une entorse, ou quelque chose de ce genre. Et comme pour le confirmer, le brun se releva complètement sans mal avant de poursuivre :

- Tu me laisses deux minutes et on repart ? Je vais changer ma technique de garde. Je crois que j’ai trouvé ce qui pêchait. Enfin, en plus de ma maladresse.

J’acquiesçais plus par habitude qu’autre chose, puisque Ismaël contournait déjà le chariot et retirait un petit bagage placé dessous, à l'avant, et qui « déséquilibrait tout ». Je l’observais, étonné, le garder en main, me demandant comment quelqu’un qui plus tôt m’avait dit ne pas s’en sortir et désespérer parce que « ça ne fait que tomber » pouvait bien savoir que tel ou tel objet était à l’origine de la mauvaise stabilité de tout le reste.

- Voilà, maintenant, ça devrait être bon.

En réponse à celui qui s’étirait une nouvelle fois sur ses lèvres, je souriais sans me rendre réellement compte, curieux de voir si ses dires allaient se confirmer. J’attendis qu’il soit bien placé, et pas trop près du chariot pour redémarrer, histoire d’éviter de martyriser un peu plus ses pieds. Et il est vrai que tout se passa sans encombre. Nous gardions les mêmes rôles et la même cadence, mais cette fois les bagages ne semblaient pas le moins du monde branlants et restèrent en place sans qu’un seul ne bouge même lorsque je déviais légèrement en sentant mon portable vibrer dans ma poche. Ismaël n’eut pas l’air de remarquer quoi que ce soit, et il reprit même la parole :

- Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?

Je ne pus m’empêcher de sourire devant l’expression du brun, qui s’aperçut assez rapidement que j’aurais de grandes difficultés à lui répondre sans laisser partir le chariot à la dérive. Mes plus proches amis avaient l’habitude de devoir parfois attendre une réponse plus ou moins longtemps selon la disponibilité de mes mains. Sinon, ils reformulaient de façon à ce que je puisse répondre par oui ou non, en agitant la tête. Aussi ne fus-je pas le moins du monde vexé qu’Ismaël oublie ma différence, surtout que nous ne nous connaissions pas encore beaucoup.

- Désolé, nouvelle gaffe. Tu n’auras plus à en supporter beaucoup, si ça peut te rassurer : on est bientôt arrivés.

Mes sourcils arqués, qui exprimaient dorénavant par automatisme mon interrogation sur un sujet, trouvèrent rapidement réponse avec l’explication du jeune homme à la peau sombre :

- Ma mère m’attend là, normalement. D’ailleurs, je suis quasiment sûr d’avoir une tonne de messages d’elle me demandant ce que je fais, sur mon portable… Habituellement, je suis moins chargé, comme tu l’as compris, et accompagné d’un ami donc deux minutes à peine après être sorti du train, on est déjà dehors. Mais là, les circonstances en ont décidé, autrement.

J’écoutais attentivement ce qu’il disait, croisant son regard quand je n’étais pas en train de m’assurer que nous ne foncions pas droit dans un mur ou dans quelqu’un.

- J’ai vraiment eu de la chance de tomber sur toi, en somme, ponctua-t-il avec un charmant sourire.

Je le lui rendis avec plaisir, légèrement gêné tout de même. Je n’oubliais pas le mauvais traitement que j’avais infligé à ses chevilles et la pensée qu’il n’avait peut-être pas eu autant de chance que cela me revint en tête. Décidé à essayer de me rattraper, j’attendis néanmoins que nous ayons passé la double-porte qui menait à l’extérieur pour voir comment j’allais m’organiser et formuler ce que je voulais lui communiquer. En effet, une femme que j’identifiais aussitôt comme la mère d’Ismaël attendait, debout à côté d’une voiture qui n’attendait visiblement que le jeune homme et ses bagages pour partir.

Si elle était étonnée de me voir avec son fils, la femme à qui je n'aurais su donner d'âge n’en exprima rien. Elle m’adressa même un grand sourire lorsque son fils fit les présentations, avant de me serrer vigoureusement la main. Je n’eus pas à me demander plus longtemps de qui Ismaël tenait ce que j’avais aperçu de son caractère, en voyant la personnalité que semblait avoir sa génitrice. Alors qu’elle me remerciait pour l’aide que j’avais apportée, celui qui allait devenir un de mes meilleurs amis lui indiqua que je ne pouvais pas lui répondre oralement. Je sortais alors mon cellulaire, ignorant le SMS de Violet pour écrire dans un nouveau message : « Ce fut un plaisir. Voulez-vous que je vous aide à tout charger ? » Tendant le portable aux mère et fils qui se penchèrent dans un même mouvement vers l’écran, je les observais avec un sourire, vraiment ravi d’avoir fait leur connaissance.

La charmante génitrice d'Ismaël fut la première à réagir en m’assurant que ce que j’avais fait était déjà bien généreux. Mais est-ce que je voulais qu’ils me raccompagnent, quand même ? Je leur souriais pour toute réponse, et tendis la main pour récupérer mon téléphone. Je lus en vitesse le message de Violet qui me demandait de les rejoindre dès que je serais libre, mais m’abstenais de répondre aussitôt. Revenant à un espace blanc, je rédigeais un nouveau mot à l’intention des deux autres : « On m’attend, mais c’est très gentil, merci ! Et j’insiste pour l’aide. Je me suis proposé pour aider jusqu’au bout, je ne vais pas vous laisser gérer tout ça. Et puis, ça ira plus vite, à trois. » J’hésitais un instant, mais finis par ajouter, à la suite de la première phrase : « D’ailleurs, Ismaël, veux-tu m’accompagner ? Mes amis seraient tous aussi ravis que moi de faire ta connaissance. »

Tandis qu’ils lisaient l’un après l’autre les quelques phrases, je me demandais si le jeune homme accepterait. De ce qu’il en disait, il venait de faire un long voyage pour rentrer chez lui et préférerait peut-être éviter de retarder ce moment. Néanmoins, je ne regrettais pas mon ajout, convaincu que, quelle que soit sa réponse, j’allais de toute manière être amené à le revoir. Certes, il serait intéressant de commencer à mieux le connaître dès aujourd’hui, mais après tout, ce n’était pas bien grave si ça attendait. Je comptais bien sur Violet et Connor pour me tenir occupé pour le reste de l’après-midi.

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Dernière édition par Sovann Rosario le Mar 21 Mai - 20:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You’re the first, the last, my everything ♦ Sovaël    Ven 8 Mar - 22:14

Somebody called my baby...




Sovann ne se fit pas prier pour lui rendre son sourire et Iz sentit sa bonne humeur s’accentuer. Faire de bonnes rencontres était réellement l’une des choses qu’il aimait le plus au monde avec les conserver. Il repensa au qualificatif (mignon) qu’il avait attribué à Sovann très peu de temps après l’avoir vu et se dit qu’il lui allait bien. Le jeune muet était de ces personnes mignonnes qui attrapaient facilement les regards. Sa jeunesse devait certainement être la raison majoritaire de son ‘adorabilité’, même si Iz l’avait déjà repéré comme plus vieux que lui, mais, en vieillissant, il risquait de conserver des expressions qui rappelleraient ce jeune homme au visage adorable qu’il avait été. Le type de jeune homme vers qui on allait si on était égaré dans un patelin perdu où les vaches paraissaient faire la loi. Le type de jeune homme auquel les vieilles dames demandaient de l’aide pour traverser la rue. Réalisant que ces pensées n’étaient pas forcément des plus appropriées dans la situation présente, Iz y coupa court pour se focaliser sur leur environnement.

Au fur et à mesure qu’ils avançaient vers les doubles-battants, la lumière se faisait plus présente et lorsqu’ils les eurent passés, il accueillit avec plaisir le contact direct du soleil sur sa peau ; même s’il ne chauffait pas suffisamment pour être réellement perceptible. C’était plutôt un effet placebo mais c’était suffisant pour le jeune sorcier.

Rapidement, il repéra sa mère appuyée contre leur voiture et il lui offrit un grand sourire auquel elle répondit plus sobrement tout en tiquant légèrement sur le fait que ce ne soit pas Geoffrey qui accompagnait son fils. Toutefois, sûre d’obtenir rapidement des explications quant à la situation, elle ne fit aucune remarque (ce dont son fils lui fut silencieusement reconnaissant étant donné qu’il ne voulait surtout pas mettre Sovann mal à l’aise) et serra chaleureusement la main du nouveau venu, une fois que son fils les eut présentés, avant de le remercier avec reconnaissance pour l’aide qu’il avait apporté à Ismaël.  Ce dernier s’empressa de préciser qu’il était muet et elle contint le sentiment de surprise que la nouvelle suscita en elle.

Sovann ne tarda pas à sortir son portable, sa façon de parler, précisa Iz à sa mère, et à taper quelques secondes dessus. Ses tapotements terminés, il présenta le téléphone au duo qui réagit instinctivement en se penchant vers l’écran dans une synchronisation parfaite. « Ce fut un plaisir. Voulez-vous que je vous aide à tout charger ? »

Avant qu’Iz ait pu dire la moindre chose, sa mère avait gentiment décliné la proposition, arguant qu’il leur avait déjà été bien utile, et avait proposé qu’ils le déposent quelque part. Gardant le silence, Iz apprécia tout ce que sa mère avait dit et, comme elle, répondit spontanément au sourire que Sovann leur offrit en entendant ce qu’elle venait de dire. Il récupéra rapidement son téléphone pendant qu’Iz jetait un bref coup d’œil à la banquette arrière de la voiture pour vérifier que sa mère ait bien pris le sien. Il en avait usage uniquement dans le monde moldu, dans lequel il n’avait pas tant de contacts que cela, mais l’avoir le rassurait voire même le sécurisait étant donné qu’il ne pouvait pas utiliser la magie. Par chance, Anissa n’avait pas oublié et il en ressentit un léger soulagement qui ne fit que renforcer sa bonne humeur. L’écran de Sovann revint soudain dans son champ de vision et il le consulta de nouveau avec sa mère : « On m’attend, mais c’est très gentil, merci ! . Iz sentit une pointe de déception l’assaillir à la lecture de cette phrase mais il poursuivit sans en laisser rien montrer. « Et j’insiste pour l’aide. Je me suis proposé pour aider jusqu’au bout, je ne vais pas vous laisser gérer tout ça. Et puis, ça ira plus vite, à trois. » Iz releva les yeux pour croiser ceux de Sov et il lui sourit gentiment avant de les rebaisser sur le téléphone. « D’ailleurs, Ismaël, veux-tu m’accompagner ? Mes amis seraient tous aussi ravis que moi de faire ta connaissance. »

Haussant les sourcils en découvrant la proposition des dernières phrases, Iz tourna spontanément la tête vers sa mère pour demander son avis. Elle fit naviguer son regard de son fils à Sovann avant de revenir vers le second et de hausser les épaules

En ce qui concerne ton invitation, Iz est trop vieux pour que je lui interdise quoique ce soit mais je demande simplement qu’il soit rentré une demi-heure avant la nuit pour m’aider à décharger la voiture.

Bien sûr, Maman, s’empressa d’accepter Iz en captant à lui son regard, avec un soupçon offusqué dans la voix, causé par l’idée implicite qu’il ait pu imaginer qu’elle allait tout faire toute seule.

Depuis sa naissance, il l’aidait, ce n’était pas maintenant qu’il changerait. L’invitation de Sovann, en tout cas, tombait à pic. Il était un peu fatigué par son voyage mais il savait qu’il valait mieux pour lui sortir et rencontrer de nouvelles têtes sinon il risquait de se morfondre chez lui. C’était toujours comme ça, les deux premiers jours des vacances et ceux-là risquaient d’être pires vu que ses amis étaient plutôt injoignables.

Merci en tout cas, reprit-il rapidement en se tournant entièrement vers Sovann. Autant pour ton invitation que pour l’aide.

En effet, appuya Anissa. Iz n’est pas très dégourdi, quand il s’y met, donc il a eu de la chance que tu croises son chemin.

Iz leva les yeux au ciel, légèrement embarrassé par ce que venait de dire sa mère même si c’était surtout l’amusement qui primait tant parce que Sovann avait déjà eu l’occasion de voir qu’il avait de fortes tendances boulets que parce que la phrase que venait de dire Anissa était presque la même que celle qu’il avait dite au jeune homme avant qu’ils sortent de la gare. Bon sang ne saurait mentir, murmura la voix de son père à son oreille, une voix qui venait d’il ne savait trop où mais qu’il trouva très ironique dans son alliance avec le message. Qu’un sang-pur parle de bon sang pour parler de celui d’une moldu et d’un sang-mêlé, c’était délicieux. Et bien la preuve que la voix venait de son imagination. Réagissant pour évacuer l’hallucination qui n’avait par chance prit qu’une seconde de son temps, Iz ouvrit le coffre de la voiture tandis que sa mère posait à terre les valises plus petites pour laisser aux garçons la possibilité de ranger les bagages les plus importants, tâche dont ils s’acquittèrent aussi rapidement qu’efficacement. Deux minutes plus tard, Anissa fermait la malle sur les plus petits sacs qui venaient d’être ajoutés et saluait les deux garçons, son fils ayant récupéré son portable et ayant promis de lui envoyer un message une dizaine de minutes avant son retour.

Elle démarra et ils allèrent ranger le chariot qui avait causé leur rencontre, Iz se chargeant, cette fois, de le conduire. Cela fait, il frotta machinalement ses mains contre ses jeans tout en annonçant à son nouvel ami qu’il le laissait les mener jusqu’aux siens. Tout en disant cela, il réalisa, son portable pesant contre le tissu de son pantalon, qu'il avait précédemment dit à Sovann que sa mère avait dû lui laisser une tonne de messages sur son téléphone. Or, il venait tout juste de récupérer son cellulaire et l'avait fait avec son habituel manque de discrétion. Si Sovann se rendait compte de cela, il allait devoir trouver une explication solide à son mensonge pieux. Mensonge qu'il appelait d'ailleurs "mensonge d'adaptation au milieu moldu" dans sa tête mais qu'il ne pouvait décemment pas appeler comme ça à l'oral. Pas devant son acolyte actuel, en tout cas.

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Dernière édition par Ismael Forrester le Lun 6 Juil - 12:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You’re the first, the last, my everything ♦ Sovaël    Sam 4 Mai - 0:03




Lorsqu’Ismaël eut fini de lire mon message, je n’eus pas longtemps à attendre pour obtenir une réponse. En effet, le brun, dont les sourcils s’étaient haussés suite à la lecture de mes derniers mots, s’était aussitôt tourné vers sa mère pour lui demander son avis. Nous regardant successivement, elle s’arrêta finalement sur moi pour nous répondre :

- En ce qui concerne ton invitation, Iz est trop vieux pour que je lui interdise quoique ce soit mais je demande simplement qu’il soit rentré une demi-heure avant la nuit pour m’aider à décharger la voiture.

Je souriais déjà simplement en remarquant la réaction d’Ismaël, mais le ton presqu’outré qu’il prit pour répliquer aussitôt ne fit qu’étirer mes lèvres encore plus largement :

- Bien sûr, Maman.

Il se tourna ensuite vers moi pour véritablement me répondre :

- Merci en tout cas. Autant pour ton invitation que pour l’aide.

- En effet, intervint sa mère. Iz n’est pas très dégourdi, quand il s’y met, donc il a eu de la chance que tu croises son chemin.

J’assistais à l’échange assez amusé parce ce qui s’y disait ainsi que par les réactions sans doute légitimes d’Ismaël que je trouvais adorables. Je remarquais autant qu’Iz levait les yeux au ciel que sa mère souriait gentiment, et put en déduire que j’avais bien rencontré quelqu’un de bien en la personne d’Ismaël. Je ne savais pas ce qu’il en était de son père, et de ses éventuels frères et sœurs, mais pariais qu’avec quelqu’un comme Iz, le reste de la famille ne devait pas être mal non plus.

Je fus coupé dans mes réflexions par un Ismaël ouvrant le coffre de la voiture et me rappelant par la même occasion ce que je devais faire dans l’immédiat, soit l’aider à ranger ses bagages. Je m’étonnais d’ailleurs d’en trouver certains bien plus légers qu’ils n’en avaient l’air, mais n’en fis pas la remarque. Après tout, je ne savais pas ce qu’il y avait dans les sacs et cela ne me regardait absolument pas. Heureusement, Ismaël tout absorbé qu’il était à transvaser ses bagages du chariot au coffre ne s’était pas rendu compte de mon étonnement, ce qui nous évita bien des explications sans doute inutiles et gênantes. En deux minutes, tout était réglé et Iz, qui avait récupéré quelque chose dans la voiture, promit à sa mère de la prévenir dix minutes à l’avance de son retour par un message. Nous attendîmes qu’elle démarre pour aller ranger le chariot d’Ismaël qui m’annonça une fois que cela fut fait qu’il me suivait désormais pour que je le conduise jusqu’aux miens.

Je me tournais sur moi-même pour vérifier où on se trouvait exactement avant de convenir que mes rares venues à la gare ne faisaient certainement pas de moi un expert à ce niveau-là et n’allaient pas m’aider à me situe. Au contraire, je n’avais qu’une idée très approximative de la manière dont je pouvais me rendre au coin café dont disposait la gigantesque gare. J’envoyais donc rapidement un message à Violet en demandant des indications de façon à pouvoir nous rendre facilement au lieu où elle et Connor nous attendaient, annonçant par la même occasion qu’Iz m’accompagnait. Ce faisant, et préférant avertir mon voisin, je rédigeais ensuite un texte à son intention, un peu gêné de la situation : « Désolé, je viens de me rendre compte que j’ai aucune idée de la façon dont on peut se rendre au café. Je pense savoir approximativement où il est situé, mais c’est à peu près tout. »

Un peu gêné, je sentis que le rouge me montait aux joues. J’étais conscient que cela ne durerait normalement pas longtemps, mais savoir que j’avais pris des couleurs ne fit qu’accentuer mon indisposition. Néanmoins, ma part rationnelle reprit rapidement le dessus, et je préférais de toute manière trouver un moyen de compenser mon erreur en attendant de savoir où me diriger que de m’attarder sur de telles pensées. D’aussi loin que je m’en souvienne, je n’avais pourtant pas pour habitude d’être gêné pour si peu. Mais peut-être que j’occultais volontairement ces détails au fur et à mesure, de façon à ne pas en garder de mauvais souvenirs. Il faudrait que je me renseigne à ce sujet.

Ismaël, loin de mes considérations personnelles, me rendit soudainement mon portable en m’assurant qu’il n’y avait pas de problème et, ne me laissant pas le temps de me sentir à nouveau gêné puisque j’étais convaincu qu’il était juste poli et devait se demander s’il avait bien fait d’accepter de venir, il ajouta que j’avais reçu un message. Consultant aussitôt mon cellulaire, je constatais que, en effet, Violet avait été rapide, pour le coup, ce qui était vraiment un sacré coup de bol. Etant tout juste rentrée, Connor, plus encore que d’habitude, devait monopoliser son attention à un point que c’était vraiment étonnant que Vi’ puisse avoir trouvé le temps de l’interrompre pour me répondre. J’imaginais sans mal mon ami sourd lui poser question sur question, se concentrer pour lire sur ses lèvres et commenter aussitôt qu’il comprenait, voire faire référence à des événements qui s’étaient déroulés ici, pendant qu’elle était partie. L’ébauche de sourire que je sentais venir s’affirma en lisant le message de mon amie : « On est au même café que la dernière fois, Sov. Celui en face de la gare. Mais prends ton temps. Je viens d’arrêter Connor, comme tu dois t’en douter, mais il était en train de me raconter certains faits qui se sont déroulés pendant mon absence. Et ça te concerne. » Je haussais un sourcil, me demandant ce que Connor pouvait bien raconter sur moi, avant de me souvenir que je n’étais pas seul, et que de toute manière, rien de ce que je me souvenais ne pouvait me nuire. Et puis, même si c’était le cas, Violet aurait quand même été au courant. Faire taire Connor pour ce genre de choses se révélait être mission impossible. Il finissait toujours par craquer, ou par laisser échapper l’information. Etant donné que j’étais « foutu », quoi qu’il en soit, Ismaël ne méritait que d’autant plus toute mon attention.

Je relevais la tête, offris un sourire à Iz avant de lui tendre le téléphone. Qu’il voit le message de Violet ne me dérangeait absolument pas et répondait à ses questions autant qu’aux miennes. Qui plus est, je ne voulais pas le mettre à l’écart en quoi que ce soit, comme ça avait pu être le cas le temps que je lise et réagisse au message de Violet. Car bien que j’aie rencontré le jeune homme moins d’une heure auparavant, j’étais convaincu que nous allions rester en contact et que j’allais devenir ami avec lui. Je l’avais su pour Connor, Vi comme Jill, et ne m’étais pas encore trompé à ce sujet. Il n’y avait donc aucune raison que je lui cache ça. Sitôt qu’il m’ait rendu le téléphone, je lui désignais la porte aux doubles battants que nous avions déjà franchi à deux reprises et commençais à me mettre en route tout en rédigeant un nouveau message à son intention : « Je sais que ça ne va pas être facile de communiquer en marchant par ce biais, mais que dirais-tu de me parler déjà un peu de toi ? Je veux dire, ta famille, tes amis, ton internat, ou ce que tu veux. J’adore écouter les gens parler, et je serais vraiment heureux d’en apprendre plus sur toi. »

Ayant l’habitude d’envoyer des textos tout en marchant, j’avais simplement ralentis le pas, prenant tout de même pleinement conscience de ce qui m’entourait, étant très sensible aux divers sons. Seulement, ayant entraîné Ismaël dans ma suite, je ne m’attendais pas à ce qu’il lise aussi en continuant d’avancer, même à une allure réduite. Le temps qu’il prenne connaissance du message, je pus me rendre compte qu’il ne faisait pas semblant, et qu’il ne survolait pas mes mots puisque complètement absorbé, il ne prit pas conscience qu’il déviait quelque peu de la ligne droite menant à la porte que je lui avais désignée. Le suivant d’assez près, je l’arrêtais cependant en plaçant instinctivement mon bras devant lui alors qu’il allait percuter le chariot d’une jeune maman déjà aux prises avec sa fillette. Iz s’excusa aussitôt qu’il se rendit compte de ce qui venait se passer, et je souris en haussant légèrement les épaules lorsqu’il me remercia. J’avais l’habitude, après tout, avec cet intarissable de Connor. Etant bien arrêtés, pour le coup, j’attendis patiemment qu’Ismaël termine de lire, cette fois, ce qui ne dura pas longtemps, comme le manifesta son regard que je retrouvais sur moi, quelques secondes plus tard. Je ne savais pas encore ce qu’il avait décidé de me dire, mais j’étais déjà pratiquement sûr qu’il n’allait pas refuser ce que j’avais proposé. Et quel que soit le sujet qu’il choisisse, cela m’allait. Du moment qu’il me parlait, ce dont je ne doutais pas, notre relation ne pouvait que s’améliorer. Car j’espérais bien que nous n’allions pas passer le temps du trajet nous menant au café dans le silence.

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“Sometimes words are not enough.”


Dernière édition par Sovann Rosario le Mar 21 Mai - 21:01, édité 2 fois
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