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 Don't you wanna find out our secret ? || Sophia & Iwan

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    Date de Naissance : 19/04/1990







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MessageSujet: Re: Don't you wanna find out our secret ? || Sophia & Iwan    Jeu 10 Avr - 18:52

Sophia Leiden avait fini par m’avoir, à l’usure. C’était la seule chose que j’avais actuellement à l’esprit, attendant qu’elle daigne me répondre. Elle avait réussi à me faire évoquer mon passé, et bien qu’elle ne m’ait pas réellement torturé, le sentiment me semblait assez similaire. Je savais que me replonger dans cette période de ma vie aurait des conséquences, et pas des plus heureuses. Et maintenant, j’avais comme la sensation que c’était trop tard, que je ne pouvais plus revenir en arrière. Les souvenirs étaient revenus à la surface et il me semblait qu’il allait être difficile de les enterrer à nouveau. Ils hantaient déjà mes nuits, et je n’étais sans doute pas prêt d’en avoir fini avec eux. J’avais ouvert une porte permettant au vent de s’engouffrer et il fallait dorénavant que j’affronte la tempête pour parvenir à la refermer. Maudite Leiden. Et pourtant, j’étais conscient que la colère m’avait quitté. J’avais le cœur lourd, et juste envie de pouvoir oublier tout ça.

Mes yeux se plissèrent soudain, en réaction à la lumière que la jeune femme venait d’allumer sans préavis. Je n’arrivais pas à distinguer son expression, d’aussi loin, mais je considérais déjà que la lumière était un signe, et un en ma faveur. J’espérais simplement ne pas me tromper sur la nature de celui-ci.

- Je suis partie du principe que ça ne vous dérangeait pas. La lumière, je veux dire.

J’aurais certainement pu en rire comme en soupirer d’agacement. Je choisis de ne rien faire cependant, juste las de toute cette situation à laquelle il ne me semblait pas voir de fin.

- Je sais que vous ne voulez rien avoir à faire avec la communauté Vagabonde et encore moins avec moi. Mais vous savez, de votre côté, que je ne vous lâcherai pas encore (c’eut été vraiment trop beau) . Pour autant,  mon ambition n’est pas de vous pourrir la vie. Je ne suis pas quelqu’un de méchant.

Là encore j’hésitais à en rire de manière sarcastique, car ce n’était pas l’impression que j’avais de la chose. Pour ce que j’en avais vu et subi, Sophia Leiden s’appliquait à me pourrir la vie. Du moins était-ce ma définition, puisqu’elle me forçait à revivre les pires moments de ma vie. Comment voulez-vous vous montrer calme et compréhensif dans pareille situation ? Moi en tout cas je n’en étais pas capable. Mais d’un autre côté, je sentais maintenant qu’elle était mal à l’aise, ou quelque chose s’y apparentant tout du moins. J’en étais même certain, parce que depuis que je l’avais rencontrée, pas une seule fois elle n’avait paru chercher si prudemment ses mots. Et puis, elle avait eu l’air d’être honnête. Ce qui était plutôt rassurant. Mais il fallait vraiment que quelqu’un lui dise que ce n’était pas la meilleure manière de s’y prendre pour obtenir ce qu’elle voulait, si elle ne souhaitait pas passer pour « méchante ».
Mais dans le fond, aurais-je fini par lui tenir pareils propos si elle ne m’avait pas amené à être véritablement en colère en premier lieu… ?

- Du coup, à présent, je peux vous reconduire hors de Buckingham et nous pourrions, en suivant, aller prendre un café ensemble. Si vous acceptez, je vous fais le serment solennel de ne pas parler de ce qui a trait à votre passé. Peut-être, en revanche, voudriez-vous entendre le point de vue de mes supérieurs sur mes travaux à votre sujet ? Je pense qu’il vous plairait. Eux aussi estiment que je dépasse souvent les bornes. Si vous refusez, soit. Le choix est vôtre. Mais je tiens à vous préciser que je serai de retour dans vos pattes dès demain.

Juste avant que je ne puisse émettre la moindre remarque, elle ajouta que, quelle que soit ma décision, elle ne sortirait pas de ma vie comme ça. Un soudain regain d’espoir aurait pu m’amener à mal interpréter ses propos, c’était vrai. Mais je n’étais pas le moins du monde surpris que ça ne fusse pas la bonne manière de la comprendre. Il me paraissait maintenant évident que même si elle pouvait (espérons !) se modérer et comprendre quand elle poussait le bouchon trop loin, elle n’abandonnait pas pour autant. Et c’est un trait de caractère que j’aurais certainement apprécié s’il n’avait pas été utilisé à mon désavantage.

Dans un cas comme dans l’autre, elle resterait dans mes pattes. J’avais d’un côté la possibilité de lui parler sans craindre qu’elle ne revienne sur des sujets qui m’étaient difficiles d’aborder ; mais je n’étais absolument pas ravi de lui faire la conversation. D’un autre, je pouvais obtenir le reste de la journée tranquille, mais la voir faire le pied de grue devant chez moi dès le lendemain. Mon impulsivité étant mise à l’écart par la fatigue mentale m’ayant assailli, je ne sautais pas aussitôt sur l’occasion de me débarrasser d’elle immédiatement. Je jugeais rapidement qu’il valait mieux m’assurer d’un certain répit qu’une pause limitée dans le temps, même si ça m’en coûtait de devoir passer plus de temps avec elle maintenant.

- J’accepte de prendre un café avec vous, lui répondis-je d’un ton presque résigné.

J’étais bien tenté d’ajouter un « parce que j’ai dans l’intention de vous poser des limites si jamais vous persistez à ne pas me laisser tranquille », mais quelque chose m’en empêcha. Peut-être la partie raisonnable en moi, même si la scientifique qu’elle était pouvait parfaitement deviner mes intentions.

- Mais quant à entendre le point de vue de vos supérieurs, je n’en vois pas trop l’intérêt. Même s’ils partagent mon avis, ils n’ont pas vraiment réussi  à vous empêcher de faire quoi que ce soit jusqu’ici. Alors qu’est-ce que ça changerait ?

Déjà que je devais me la coltiner encore un moment, je n’avais pas la moindre envie d’avoir en prime d’autres Vagabonds dans les pattes. Je refusais de faire partie de toute cette entreprise, et évitais en règle générale de m’en approcher de trop près. Ils en savaient déjà bien assez à mon sujet à mon goût. Et avec cette Leiden, honnêtement, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je n’avais aucune preuve que ce qu’elle clamait n’était pas une tentative quelconque de piège pour mieux assouvir sa soif de connaissances. Et je considérais que je me montrais déjà plus que cordial avec elle, puisque j’acceptais plus ou moins sa proposition alors que j’aurais pu essayer d’obtenir une interdiction juridique qu’elle m’approche de trop près.

La lassitude avait bien eu raison de moi, finalement.

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“They were simply another stable thing that he could enjoy. See, the beauty of numbers was that they had been around forever and they belonged to no one. Their meanings, orders, and interpretations had never changed. One plus one always equalled two. Not once had three never decided that it was going to be the answer to one plus one; it didn't work that way. Numbers were universal, but, at the same time, like rules, numbers could be manipulated to fulfill the needs of men. It was simple yet complex, and exactly the way he liked it.”
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    Date de Naissance : 27/05/1986

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MessageSujet: Re: Don't you wanna find out our secret ? || Sophia & Iwan    Ven 16 Jan - 21:53

La réponse d’Iwan était une telle évidence que Sophia songea qu’elle aurait tout aussi bien ne pas lui laisser le choix. Sauf que si elle l’avait fait, c’était pour une bonne raison : ne pas énerver, ni bouleverser le jeune homme plus qu’il ne l’était déjà. Ce fut donc sans surprise qu’elle l’entendit accepter son offre de café, avec une intonation des plus monocordes. Loin de s’en vexer, Sophia dut retenir un petit sourire de satisfaction tandis qu’Iwan poursuivait, bien décidé à exprimer ce qu’il avait à dire :

- Mais quant à entendre le point de vue de vos supérieurs, je n’en vois pas trop l’intérêt. Même s’ils partagent mon avis, ils n’ont pas vraiment réussi  à vous empêcher de faire quoi que ce soit jusqu’ici. Alors qu’est-ce que ça changerait ?

Sophia fut un peu déçue. Elle avait espéré amadouer Iwan avec cette histoire (entièrement vraie pour son plus grand malheur) mais c’était un cuisant échec. Soit. Elle l’acceptait. Elle ne pouvait pas tout prévoir.

- Rien, admit-elle ainsi avec la plus grande neutralité. Que diriez-vous de revenir dans mon Présent, maintenant ? Cela sera bien plus aisé pour trouver un café duquel vous pourrez vous enfuir, ajouta-t-elle avec une pointe d’humour qui la surprit elle-même, bien qu’elle n’en laissât rien paraître.

Sans répondre, il disparut et elle lui emboîta le pas après avoir éteint la lumière. C’était un automatisme chez elle. Elle n’avait que trop conscience du danger que courrait quotidiennement la planète et même si elle savait qu’une lampe ne changeait rien, elle trouvait ce conditionnement important. C’était accepter de se battre sur le long terme. Or Sophia adorait se battre, surtout quand elle se sentait plus que capable de gagner. Il n’y avait qu’à voir comment elle avait fini par obtenir une sorte d’entretien officiel avec Iwan !

Forte de cette pensée, elle tourna son anneau pour retrouver le Polonais en discussion avec Ellan, son cher Ellan. Alors que, comme à son habitude, celui-ci paraissait ouvert et gentil, Iwan n’était de toute évidence pas dans le même état d’esprit et craignant que son époux puisse abimer ses progrès (sans penser une seule seconde que l’humanité d’Ellan puisse faire du bien à Iwan), elle les interrompit et demanda à son futur cobaye de la suivre. Ils cheminèrent silencieusement dans les couloirs, Iwan refusant de répondre aux quelques questions qu’elle ne put s’empêcher de poser, avant de finalement parvenir à l’extérieur du palais.

C’était le milieu de la journée et le jour n’était déjà plus éclatant. Sophia regretta d’avoir oublié son pull, toute excitée qu’elle était par la situation, mais estima que c’était un faible prix à payer pour ce qu’il allait se passer. Surtout que ce qui comptait vraiment à l’heure qu’il était, c’était qu’elle ait de l’argent et il se trouvait qu’elle avait toujours un minimum de dix livres sur elle en prévision de ce genre de situations. Faisant signe à Iwan, elle traversa la route et l’emmena dans une petite rue tout près du Palais.

C’est ici que tout commence, songea-t-elle tandis la porte du salon de thé se refermait sur eux.

Elle avait dû être patiente mais ils y étaient enfin : en s’étant ouvert à elle, en ayant accepté sa proposition, Iwan était déjà devenu ce « cobaye » qu’elle voulait tant.

Cette fois, Sophia ne put retenir le sourire d’autosatisfaction qu’esquissèrent ses lèvres. Ils allaient faire des choses passionnantes ensemble. Elle en avait la certitude.

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Love is a chemical attraction
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