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 « Missing persons 1 & 2 » - Amy & Max

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    Date de Naissance : 03/05/1988







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MessageSujet: Re: « Missing persons 1 & 2 » - Amy & Max    Mer 18 Juil - 17:45

Il me semblait que Maximilian hochait légèrement la tête, comme pour approuver ce que je venais de dire, mais sans doute n’était-ce que pure imagination de ma part. La nuit qui tombait nous empêchait pas mal de nous voir distinctement, aussi peut-être mon esprit fabulait-il à force de voir nombre de personnes faire ce geste que je l’attribuais par automatisme à mon compagnon de marche – car nous ne nous étions pas arrêtés pour autant. J’espérais avoir répondu assez correctement à sa question sans qu’il n’essaie de m’interroger outre mesure sur des passages que je n’avais pas particulièrement envie de développer. Je ne le connaissais pas, c’était donc une aide à ce que je lui parle plus aisément, j’en convenais parfaitement. Mais il y avait quand même certaines limites et des choses, des faits que je préférais ne pas évoquer. Heureusement, le brun dévia légèrement la conversation, se basant certainement sur ma mention de l’Histoire et des sauts temporels puisqu’il m’interrogea sur mon époque natale :

- Pourquoi pas, en effet. Je suppose donc que tu es née au vingtième siècle ou après ?

J’opinais du chef avant de répondre par l’affirmative, curieuse à la fois de savoir comment il avait pu le déterminer, mais aussi par la voie qu’il voulait emprunter en me demandant une telle chose. De quoi souhaitait-il me parler ? J’en étais à m’interroger sur son époque, à lui, quand il me fournit une réponse à ma question muette, m’avançant par la même occasion sur ce dont il souhaitait apparemment discuter à présent.

- J’ai donc au moins trois siècles de plus que toi.

Son ton amusé trouva un reflet dans mon sourire qui l’était tout autant. Dit ainsi et sorti du contexte, on aurait sans doute pu le croire doté du don d’immortalité alors qu’il n’en était rien. Comment lui avait-il découvert le pouvoir étrange qui animait l’anneau lorsqu’on le tournait autour de son doigt ? A quel âge ? Appréciait-il le vingt-et-unième siècle pour y rester pour le moment ou n’était-il que de passage ? Quelles étaient les différences majeures de son point de vue entre nos deux époques ? J’avais bien une foule de questions qui auraient pu me venir en tête et que j’étais tout à fait capable d’enchaîner tout haut, s’il ne poursuivait pas. Mais comme il le fit, je les rangeais dans un coin de mon esprit dans le but de les garder pour plus tard, si nous avions un trou et qu’il n’y avait pas déjà répondu de lui-même.

- Et si l’Histoire te plaît tant, te parler de la période dans laquelle je suis né me ferait extrêmement plaisir. Il est rare de rencontrer des femmes auxquelles je peux raconter mon enfance de riche fils de nobles, sans me faire passer pour un auteur ou un acteur quelconque. Cela dit, il est aussi rare que je discute sincèrement avec une femme.

La pause qu’il ménagea me permit de bien intégrer ses paroles et d’y réfléchir. J’étais effectivement très intéressée par l’Histoire, et le fait que mon interlocuteur ait véritablement vécu une bonne partie de sa vie – puisqu’il était relativement jeune, supputai-je –, dans une autre époque que celle-ci, d’un passé assez lointain mais qui m’intéressait tout particulièrement. Certes, le fait qu’il soit un « riche fils de nobles », pour reprendre ses termes exacts, ne me donnait qu’un point de vue quant à la façon de vivre au dix-septième siècle. Mais je ne pouvais pas passer à côté. Surtout que pour une fois, j’étais réellement intéressée. J’étais bien consciente que d’autres Vagabonds du QG devaient bien venir, pour certains, d’époques du passé m’attirant plutôt, mais je n’avais pas recouru à cette idée à cause de ma mise à distance volontaire et du temps que je devrais employer pour connaître un minimum la personne que j’allais interroger et donc être assez aimable – je supposais que peu de gens allaient me déballer leur enfance dans un passé que je ne connaissais que par mes cours d’histoire et mes quelques recherches et sauts dans le temps, surtout si je ne me montrais pas quelque peu chaleureuse.
Mon esprit s’arrêta par la suite sur la mention du fait qu’il n’avait pas du tout pour habitude de discuter sincèrement avec une femme, et je ne sus pas trop quoi en penser. Ou plutôt, mon cerveau, étant à peu près « normalement » constitué, allait m’apporter des idées mais ce fut le moment que choisit Maximilian pour reprendre :

- Je ne suis pas misogyne, tu le sais. Je ne t’aurais pas prise en autostop, autrement… Mais je vis d’une façon qui fait que les femmes que je rencontre parlent plus volontiers la langue des signes que la langue de l’esprit. Et par la langue des signes, je n’entends pas le langage propre aux malentendants, crois-moi…

Je souris spontanément, nullement gênée, bizarrement. Je n’avais pas besoin de plus amples détails à ce sujet, je voyais parfaitement où il venait en venir. Devais-je me montrer flattée qu’il m’accorde une attention autre que celle qu’il avait l’habitude d’attribuer aux personnes de mon sexe ? Ou outrée que l’idée ne lui ait pas traversé l’esprit et qu’il ne me trouvait pas à son goût ? J’optais pour la première solution, préférant amplement m’amuser de la situation et de ce à quoi je prêtais l’oreille que d’être vexée pour si peu. Peut-être que dans un autre cas ses propos auraient attiré le rouge à colorer mes joues, je n’en savais trop rien, n’y étant pas vraiment souvent confrontée. Mais quoiqu’il en soit, ce n’était pas le cas à présent, et d’un côté, j’étais ravie de savoir que le sujet pouvant être très gênant voire tabou pour certaines personnes ne m’embarrassait pas le moins du monde. Il était possible que cela soit dû à la situation plutôt incongrue. Mais peu importe.

- Je te passerai les détails, si tu acceptes que je te conte mon histoire. Je ne voudrais point offenser ta vertu de gente damoiselle.

Je devinais au ton de sa voix qu’il devait sourire, tout à mon exemple, et me demandais un instant si je ne continuais pas plutôt de psychoter à l’insu de mon voisin. Il n’en était de toute manière pas conscient, après tout. Et puisque je ne le voyais pas, et que la réciproque était donc également vraie dans ce cas-ci, j’étais bien en droit d’imaginer ce que je voulais. L’amusement était assez discernable dans ses propos, aussi était-il fort supposable qu’il puisse en sourire. Et autant s’arrêter là avec mes pensées douteuses. J’avais sous la main quelqu’un apte à me raconter une histoire aussi véridique que fabuleuse à mes yeux, à m’offrir des détails sur une époque à laquelle j’aurais bien pu vivre, après tout, si le Destin en avait décidé ainsi, et qui m’intéressait. Ses supposés gestes et attitudes ne m’avançaient pas vraiment, je préférais donc mettre un terme au flot de pensées que je jugeais aussi nauséabondes que les Marais, sans trop savoir pourquoi et ce qui faillit m’arracher un rire. Je me concentrais à nouveau sur mon interlocuteur.

- Je serais ravie de t’écouter, si tu le veux bien, et promets d’être une oreille attentive. Car oui, je suis réellement intéressée par l’Histoire, et puisque tu le proposes et que je n’aurai certainement pas d’autres occasions d’en apprendre autant sur ton époque qu’à travers tes mots, autant que j’en profite !

Et je le pensais sincèrement. Peut-être que le récit de Maximilian m’inciterait à poser quelques questions par ci par là au QG, mais je doutais d’avoir réellement envie de passer par toutes les étapes imposées par la société pour qu’on m’informe de faits passés, de comment était la vie à telle ou telle époque, et surtout si ce n’était pas donné avec un minimum d’intérêt, comme risquait de le faire le brun. Il me fallait donc saisir l’occasion, et à deux mains.

- Je t’écoute, noble damoiseau !

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Dernière édition par Amy Hilnavy le Sam 6 Avr - 21:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « Missing persons 1 & 2 » - Amy & Max    Dim 5 Aoû - 21:32

La réponse de la jeune femme ne traîna pas :

- Je serais ravie de t’écouter, si tu le veux bien, et promets d’être une oreille attentive. Car oui, je suis réellement intéressée par l’Histoire, et puisque tu le proposes et que je n’aurai certainement pas d’autres occasions d’en apprendre autant sur ton époque qu’à travers tes mots, autant que j’en profite !

Ravi de cet accueil, Maximilian avait la sensation d’être un acteur sur le point de donner la première d’une toute nouvelle pièce, jamais montrée au public. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’il évoquait son passé avec quelqu’un mais à chaque fois, cela créait en lui un agréable mélange d’anxiété et d’empressement qu’il se dépêchait de faire disparaître dès lors le premier mot de sa tirade prononcé.

- Je t’écoute, noble damoiseau ! ajouta Amy en donnant le ton par le choix de son vocabulaire.

Il ne se fit pas prier et commença immédiatement :

- Merci, ma chère… Alors… Je suis né le dix-huit septembre mille-six-cent-vingt-quatre dans le domaine de mes parents, près de l’actuelle Sheffield. Ma mère, de plusieurs années la cadette de mon père, a eu la chance de survivre en couches et a parfait l’éducation que mes tuteurs me donnaient. Très tôt, j’ai été attiré par les cartes et mon intérêt pour eux n’a fait que s’accroître au fur et à mesure que je grandissais, ce qui a rendu mon apprentissage des matières et convenances classiques plutôt ardus tant j’étais obsédé par mes cartes… Et mon anneau…

Sa voix baissa légèrement en intensité lorsqu’il prononça ce dernier mot, tandis qu’il réalisait encore une fois l’impact que ce petit bout de fer avait eu sur sa vie, mais il se reprit rapidement :

- Je ne sais pas comment j’ai découvert son pouvoir… D’un côté, c’est comme si j’avais toujours su à quoi il servait mais quand cela s’est confirmé à moi, cela a bien failli me coûter une exclusion testamentaire du fait du total manque d’intérêt pour mes leçons qui en a découlé. Je me suis néanmoins ressaisi et ai consenti à suivre le cursus consacré, apprenant à m’exprimer comme il le fallait avec la culture qu’il fallait. Pendant ce temps, le domaine de mes parents ne cessait de s’agrandir grâce à la fuite vers les Amériques des Calvinistes, menacés par divers édits royaux.

Il était entièrement plongé dans son exposé. L’odeur du marais, la boue sous ses chaussures et l’absence de lumière lui échappaient totalement. Il n’y avait plus que ce qu’il disait et celle qui l’écoutait.

- Il faut savoir que l’Angleterre avait subi les réformes protestantes et était devenue Calviniste depuis près d’un siècle quand Charles Ier décida que ce n’était pas à son goût et interdit le calvinisme au profit de l’anglicanisme. Grâce à cela, la fortune de ma famille, déjà intéressante, devint conséquente et la valeur de l’argent prit tout son sens à mes yeux. Je compris rapidement que j’avais les moyens d’en obtenir grâce à ma passion des cartes et je rentrai à la cour, déterminé à me creuser une place au soleil. J’y parvins, me faisant remarquer par le roi lui-même après que l’on m’eut appris des tours d’illusionnisme. Il me prit sous son aile et, rapidement, dans son lit.

Il s’interrompit, passant une main dans ses cheveux mi-longs.

- Excuse-moi, si je te mets mal à l’aise en parlant de ça. Je me suis quelque peu laissé emporter. Quoiqu’il en soit, cela dura trois ans, notre relation. Trois ans durant lesquels ma vie consista à divertir le couple royal et à apprendre la langue française, puisque l’épouse de Charles l’était. Je n’eus cependant aucun contact avec leurs enfants, ce qui ne fut pas un problème pour moi, en soi. Je ne pense pas que cela leur posa un quelconque problème, non plus.

Il fit une seconde pause, songeant à ce qui se passa suite à ça. A la façon dont sa carrière de voleur avait commencé et pris son essor. Il repensa à ce qu’était Amy, visant plus précisément son statut de Vagabonde, et décida qu’il se tairait là-dessus. Elle n’avait pas besoin de connaître ces détails, cela ne lui apportait rien, historiquement parlant.

- Au début des années 1640, reprit-il, divers guerres civiles avaient vu le jour en Angleterre et en Ecosse. Le roi avait du intervenir en personne pour faire traduire les coupables en justice…

Il fit une pause, étrangement troublé de repenser à cette partie de son passé à laquelle il n’avait pas pensé depuis longtemps.

- Je l’ai quitté à l’âge de vingt-et-un ans… Quatre ans plus tard, il mourrait décapité à cause de son envie de monarchie absolue… On l’inculpa sous d’atroces motifs mais il accueillit dignement sa sentence. Fichu Cromwell, grogna –t-il plus pour lui-même que pour son auditrice. A la cour, les gens sont tous faux et superficiels. Tous. Ne pense pas qu’il y en a un pour rattraper les autres. Tes plus fidèles amis te trahiraient pour une faveur quelconque. Par chance, j’ai toujours été à l’abri de ça : je n’ai jamais eu d’amis autres que le roi et la reine.

Il sourit.

- Mais j’ai été approché par des courtisans, des deux sexes, qui pensaient avoir accès à eux par mon biais. Malheureusement pour eux, je ne suis porté sur le sexe que lorsque je peux en tirer quelque chose ou quand je suis affreusement soûl. Or, aucun de ces critères ne s’appliquait à eux et au contexte. De plus, étant le favori du roi, on ne pouvait m’acheter puisque tout ce que je désirais, je l’avais. Il leur était impossible de me faire trahir, conclut-il avec une part de nonchalance nouvelle dans le ton de sa voix, intimement mêlée à une fierté certaine.

Il ne savait pas quoi rajouter maintenant qu’il avait dit tout ça. Il lui semblait avoir retracé globalement toute la situation de sa vie au dix-septième siècle. Reprenant la parole, il informa son auditrice que si elle avait des questions à poser ou des précisions à demander, il était tout ouï. Ce n’était pas parce qu’il lui semblait avoir tout dit que c’était bien le cas. Un regard extérieur nous apprenait toujours de nouvelles choses.

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MessageSujet: Re: « Missing persons 1 & 2 » - Amy & Max    Mer 22 Aoû - 9:48

Maximilian, n’attendant que mon accord pour débuter son récit, ne perdit pas de temps en paroles inutiles et embraya directement sur le sujet qui nous intéressait, à mon grand ravissement :

- Merci, ma chère… Alors… Je suis né le dix-huit septembre mille-six-cent-vingt-quatre dans le domaine de mes parents, près de l’actuelle Sheffield. Ma mère, de plusieurs années la cadette de mon père, a eu la chance de survivre en couches et a parfait l’éducation que mes tuteurs me donnaient. Très tôt, j’ai été attiré par les cartes et mon intérêt pour eux n’a fait que s’accroître au fur et à mesure que je grandissais, ce qui a rendu mon apprentissage des matières et convenances classiques plutôt ardu tant j’étais obsédé par mes cartes… Et mon anneau…

Une pause s’opéra. Pas assez longue pour permettre à beaucoup de pensées d’affluer dans ma boîte crânienne, mais j’eus tout de même le temps d’absorber ainsi parfaitement les informations qu’il me fournissait. L’époque était vraiment différente et le jeune homme me rappelait sans le savoir les habitudes de ce temps. Je savais qu’il allait me l’expliquer rapidement, mais je notais tout de même que sa voix avait perdu en volume en mentionnant l’objet qui nous liait plus que tout autre chose.

- Je ne sais pas comment j’ai découvert son pouvoir… D’un côté, c’est comme si j’avais toujours su à quoi il servait mais quand cela s’est confirmé à moi, cela a bien failli me coûter une exclusion testamentaire du fait du total manque d’intérêt pour mes leçons qui en a découlé. Je me suis néanmoins ressaisi et ai consenti à suivre le cursus consacré, apprenant à m’exprimer comme il le fallait avec la culture qu’il fallait. Pendant ce temps, le domaine de mes parents ne cessait de s’agrandir grâce à la fuite vers les Amériques des Calvinistes, menacés par divers édits royaux.

Ma tête approuvait d’elle-même, bien que le besoin ne s’en fasse absolument pas ressentir et que, de toute manière, Max ne devait pas le voir, tant il était plongé dans son récit. Il n’excluait rien, pas même ce que l’anneau aurait pu avoir comme conséquences désastreuses s’il ne s’était pas « ressaisi », et ajoutait même des détails quant à sa famille sans que je ne lui demande quoique ce soit. Sans doute avait-il l’habitude de conter son histoire, ou au moins quelques pans de celle-ci.

- Il faut savoir que l’Angleterre avait subi les réformes protestantes et était devenue Calviniste depuis près d’un siècle quand Charles Ier décida que ce n’était pas à son goût et interdit le calvinisme au profit de l’anglicanisme. Grâce à cela, la fortune de ma famille, déjà intéressante, devint conséquente et la valeur de l’argent prit tout son sens à mes yeux. Je compris rapidement que j’avais les moyens d’en obtenir grâce à ma passion des cartes et je rentrai à la cour, déterminé à me creuser une place au soleil. J’y parvins, me faisant remarquer par le roi lui-même après que l’on m’eut appris des tours d’illusionnisme. Il me prit sous son aile et, rapidement, dans son lit.

Je faillis décrocher en entendant la fin, quelque peu choquée sans trop le savoir. Non pas que Maximilian ait des penchants homosexuels – je n’avais aucun problème de ce côté-ci –, mais du fait que j’étais alors en présence d’une personne plutôt connue de son temps. Ou tout du moins, intimement par l’un des rois d’Angleterre. Une relation absolument pas officielle, donc difficilement trouvable actuellement, bien qu’il dût exister quelques documents faisant référence à Max. Quoique.

- Excuse-moi, si je te mets mal à l’aise en parlant de ça. Je me suis quelque peu laissé emporter. Quoiqu’il en soit, cela dura trois ans, notre relation. Trois ans durant lesquels ma vie consista à divertir le couple royal et à apprendre la langue française, puisque l’épouse de Charles l’était. Je n’eus cependant aucun contact avec leurs enfants, ce qui ne fut pas un problème pour moi, en soi. Je ne pense pas que cela leur posa un quelconque problème, non plus.

Sa gêne me fit rapidement sourire. Quelques instants auparavant, il ne semblait pas dérangé d’énoncer le fait qu’il avait eu de nombreuses relations charnelles avec des femmes. Me pensait-il dérangée par sa part d’homosexualité ? Ou cela le gênait-il, lui, d’en parler ? D’après ce qu’il disait, la relation qu’il avait eue avec « Charles » n’était pas des moindres. Il avait même sans doute bien plus compté que les autres femmes dont il avait parlé auparavant. Il était plus probable que lui soit mal à l’aise, qu’un brusque changement de caractère. Mais je ne fis aucune réflexion là-dessus, hochant simplement la tête, de façon mécanique.

- Au début des années 1640, reprit-il, diverses guerres civiles avaient vu le jour en Angleterre et en Ecosse. Le roi avait dû intervenir en personne pour faire traduire les coupables en justice…

Les quelques secondes de pause me permirent de songer rapidement que la fin ne tarderait plus. Ou tout du moins, celle de la longue relation qu’il venait de résumer.

- Je l’ai quitté à l’âge de vingt-et-un ans… Quatre ans plus tard, il mourrait décapité à cause de son envie de monarchie absolue… On l’inculpa sous d’atroces motifs mais il accueillit dignement sa sentence.

Il marmonna quelque chose que je ne pus comprendre avant de poursuivre :

- A la cour, les gens sont tous faux et superficiels. Tous. Ne pense pas qu’il y en a un pour rattraper les autres. Tes plus fidèles amis te trahiraient pour une faveur quelconque. Par chance, j’ai toujours été à l’abri de ça : je n’ai jamais eu d’amis autres que le roi et la reine.

Le sujet me semblait avoir légèrement dévié sans que je ne m’en rende compte et je fronçais un instant les sourcils, ne me manifestant verbalement pas pour autant. J’essayais tant bien que mal d’emmagasiner le maximum d’informations, véritablement passionnée par son récit, même global.

- Mais j’ai été approché par des courtisans, des deux sexes, qui pensaient avoir accès à eux par mon biais. Malheureusement pour eux, je ne suis porté sur le sexe que lorsque je peux en tirer quelque chose ou quand je suis affreusement soûl. Or, aucun de ces critères ne s’appliquait à eux et au contexte. De plus, étant le favori du roi, on ne pouvait m’acheter puisque tout ce que je désirais, je l’avais. Il leur était impossible de me faire trahir.

Je réfléchissais à ce qu’il venait de m’énoncer, toujours perturbée par le changement qui s’était opéré sans trop que je sache comment. Je me rendis néanmoins compte que sa voix semblait plus heureuse sur la fin qu’elle avait pu l’être durant son récit. Mais il était possible que je me trompe du tout au tout aussi. Il me coupa dans mes pensées en m’informant qu’il était ouvert à toute question ou demande de précisions, visiblement peu enclin à continuer son récit dont la fin, ou la chute, m’échappait. Je réfléchis un instant, refaisant le tour de ce qu’il avait pu dire en tâchant de trouver les détails manquants, ou les passages avec lesquels j’avais plus de difficultés.

- Comment le roi vous a-t-il particulièrement remarqué, vous ? Car j’imagine bien, sans vouloir vous offenser, que vous ne deviez pas être le seul jeune homme charmant des environs doué dans un domaine. Et qu’en ont dit et pensé vos parents, de votre relation ? Ajoutais-je rapidement, sentant que la seconde interrogation allait me sortir de la tête si je ne la posais pas immédiatement.

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Dernière édition par Amy Hilnavy le Sam 6 Avr - 21:46, édité 1 fois
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    Date de Naissance : 18/09/1986







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MessageSujet: Re: « Missing persons 1 & 2 » - Amy & Max    Dim 2 Déc - 23:25

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Comment le roi vous a-t-il particulièrement remarqué, vous ? Car j’imagine bien, sans vouloir vous offenser, que vous ne deviez pas être le seul jeune homme charmant des environs doué dans un domaine. Et qu’en ont dit et pensé vos parents, de votre relation ?

Un beau sourire franc traversa le visage de Maximilian mais sa franchise dévoilait plus l’amertume que la joie. Les questions que posaient Amy étaient pertinentes, bien féminines et soulevaient des points auxquels il n’avait plus pensé depuis des lustres. En effet, se fichant éperdument de ses parents et s’aimant de façon proportionnellement inversée, les faits impliquant ces interrogations allaient pour lui d’eux-mêmes. Il était Maximilian Theophilius de Leevanston. Sa place, son statut étaient légitimes. Il n’y avait rien d’autre à dire. Du moins, à son époque, bien que…

Il ressentit violemment l’envie réprimée qu’il avait d’attraper ses cartes mais continua à résister en se forçant à répondre directement à son interlocutrice :

- Je… commença-t-il à dire, l’esprit embrumé par le désir de jouer avec ses cartes et le dégoût qu’il avait de repenser à ce qui s’était dit à son sujet, à son arrivée à la cour. Il inspira profondément, s’efforçant de reprendre le contrôle sur son corps et son esprit, et recommença à parler : Mes parents détestaient mon train de vie. Ils ne supportaient pas de voir que je vendais mon corps au plus puissant, même si ce plus puissant était justement le Roi et me permettait de vivre comme j’en avais envie, avec les libertés auxquelles j’avais toujours aspirées. En réussissant à vivre de cette manière, je m’émancipais radicalement d’eux et c’est ça, je crois, qu’ils n’ont pas apprécié puisqu’à la base, ce sont des gens plutôt ouverts… Surtout mon père, s’amusa-t-il, un sourire dans la voix. C’est grâce à lui qu’on ne m’a pas coupé l’anneau que j’ai au doigt, et le doigt lui-même, à la naissance. D’une certaine façon, c’est lui qui m’a permis de faire tout ce dont j’avais envie tout ce temps…

Il se tut, appréciant à sa juste valeur ce qu’il venait de dire puisqu’avant cela, il n’avait jamais vu les choses sous cet angle. Pour lui, son père avait bien agi en épargnant sa ‘difformité’ mais il ne lui devait rien pour autant. Là, un certain sentiment de gratitude se propageait dans sa poitrine et, s’il n’avait pas été si bien accompagné, il avait clairement conscience du fait qu’il serait retourné à son époque pour s’excuser auprès de ses parents qui n’auraient sûrement rien compris à sa démarche mais l’auraient acceptée. Songeur, ce n’est que par hasard qu’il se souvint qu’il y avait deux questions dans la réponse offerte par son interlocutrice.

- Au sujet de ce qui a fait ma particularité, enchaîna-il ainsi avec une distance qui s’effaça rapidement, c’est simple… Je vous ai parlé de mes tours de passe-passe, de ma passion des cartes, des jeux en tout genre… Ce sont eux qui m’ont ouvert les draps de mon souverain et de son épouse. Il n'y a pas grand chose de plus à dire... Mon émerveillement et ma passion juvénile, couplé à mon ‘aspect des plus prometteurs’, pour reprendre les termes d’Henriette, leur plaisait et leur faisait l’effet d’un élixir de jeunesse. Je n’étais pas l’un de ces mignons de décoration. Je les divertissais et les faisais rêver, autrement qu’en couchant et en m’exhibant. Par bien des aspects, je pense pouvoir dire que nous avions une réelle relation, tous les trois. Ce n’était pas de l’amour mais il y avait quelque chose de plus qu’une simple attirance sexuelle…

Le silence s'étira une nouvelle fois, sans qu'il ne fasse rien pour le rompre. Il se sentait très las, alourdit par le poids de ses souvenirs réévoqués. Cela faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas pensé à tous les détails de son passé... Il n’aurait jamais imaginé que ça aurait tant d’effets sur lui. Il ne l’aurait pas proposé, sinon. Mais c’était fait et, comme l’adulte responsable qu’il était, il était désormais de son devoir d’assumer. Amy ne devait pas se retrouver avec une loque de la taille d’un grizzli adolescent à traîner dans ces marais puants.

- Quoiqu’il soit, reprit-il, dans ce but, avec une jovialité forcée, c’était super cool comme on dit à ton époque et j’ai bien kiffé, pour reprendre une expression chère à la jeunesse future.

Il souriait, en disant ça, dans l'espoir que son ton enjoué sonnerait plus vrai et se sentit réagir positivement à son élan exagéré avec un soulagement indéniable. Pourtant, si Amy désirait quelques précisions sur les nouvelles choses qu’il venait de lui raconter, il s’exécuterait. D’une façon, ça lui permettait de se purger de tout cela.

- Ah… soupira-t-il un instant plus tard, avec l'air d'être emporté dans un flot de tendres pensées. Le mélange langagier des époques… On n’y pense pas assez mais ça a son charme, pourtant. Après, c’est sûr, il faut parvenir à faire abstraction des réflexes langagiers apportés par l’anneau mais c’est pas si compliqué. Qu’est-ce que tu en penses ? .

Il savait que le cirque dans lequel il s'était embarqué finirait par le quitter : n'étant pas habitué à jouer sur ce genre de tableau, il se trouverait rapidement à court de choses à dire. Son truc à lui, c'était la séduction et la boisson. Pas la bonhomie stupide propre aux gens qui n'ont rien à se reprocher. Même si, dans le cas présent, tout était affaire de circonstances. Comme toujours, souffla une voix inconnue à son oreille.

Il tressaillit, passant une main là où le souffle s'était fait sentir, mais rien d'anormal ne s'échoua sur ses doigts.

C'était simplement l'ambiance du marais qui commençait à le vampiriser.

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MessageSujet: Re: « Missing persons 1 & 2 » - Amy & Max    Dim 9 Déc - 16:49

Je m’empêchais de réfléchir à d’autres questions, voyant que celles que j’avais déjà posées avaient plongé Maximilian dans ses pensées, ou plutôt dans ses souvenirs. Et puisque le récit du brun avait été plutôt complet, peu me vinrent de toute manière à l’esprit.

- Je…

Son hésitation me fit tourner la tête vers lui, me demandant si je n’avais pas fait une gaffe. En toutes autres circonstances, je n’en aurais eu cure. Mais justement, nous étions comme hors du monde, et donc le contexte en était tout autre, même si je n’avais fait que poser des questions à la demande du narrateur lui-même.

- Mes parents détestaient mon train de vie, répondit-il finalement. Ils ne supportaient pas de voir que je vendais mon corps au plus puissant, même si ce plus puissant était justement le Roi et me permettait de vivre comme j’en avais envie, avec les libertés auxquelles j’avais toujours aspirées. En réussissant à vivre de cette manière, je m’émancipais radicalement d’eux et c’est ça, je crois, qu’ils n’ont pas apprécié puisqu’à la base, ce sont des gens plutôt ouverts… Surtout mon père. C’est grâce à lui qu’on ne m’a pas coupé l’anneau que j’ai au doigt, et le doigt lui-même, à la naissance. D’une certaine façon, c’est lui qui m’a permis de faire tout ce dont j’avais envie tout ce temps…

Je hochais la tête, par réflexe, mes oreilles grandes ouvertes et mon cerveau en ébullition en absorbant les dires de mon interlocuteur. Les réactions des parents de Maximilian ne m’étonnaient pas vraiment, à vrai dire, même si, selon leurs caractères respectifs, elles auraient sans doute pu être tout à fait différentes. Quoique je n’en savais trop rien. Je n’avais pas vécu à l’époque, après tout. Je ne fis donc aucun commentaire à ce sujet, ni sur le fait étonnant que des humains aient su qu’il avait un anneau au doigt. Soit eux-mêmes étaient des Vagabonds, ce qui m’aurait étonné puisqu’ils n’auraient donc pas voulu en venir à un tel acte, soit Maximilian en avait parlé. Et cette dernière hypothèse était déjà plus probable. Il avait dû passer pour un fou, et pour l’époque, l’acte me semblait prendre du sens. Le doigt coupé, il cessait de dire qu’il avait un anneau autour de celui-ci, lequel était invisible pour qui n’en était pas lui-même doté. Il ne passait donc plus pour un genre de malade mental, et évitait sans doute quelque chose de bien pire. Oui, maintenant cela semblait assez logique. Mais ce n’était encore que des suppositions. Il reprit d’ailleurs la parole, pour répondre à mon autre question, ce qui me conforta dans l’idée que je n’aurais sans doute jamais l’occasion de savoir si j’avais eu raison ou non :

- Au sujet de ce qui a fait ma particularité, c’est simple… Je vous ai parlé de mes tours de passe-passe, de ma passion des cartes, des jeux en tout genre… Ce sont eux qui m’ont ouvert les draps de mon souverain et de son épouse. Il n'y a pas grand-chose de plus à dire... Mon émerveillement et ma passion juvénile, couplé à mon ‘aspect des plus prometteurs’, pour reprendre les termes d’Henriette, leur plaisait et leur faisait l’effet d’un élixir de jeunesse. Je n’étais pas l’un de ces mignons de décoration. Je les divertissais et les faisais rêver, autrement qu’en couchant et en m’exhibant. Par bien des aspects, je pense pouvoir dire que nous avions une réelle relation, tous les trois. Ce n’était pas de l’amour mais il y avait quelque chose de plus qu’une simple attirance sexuelle…

J’acquiesçai encore une fois, les explications de Maximilian m’apportant toutes les réponses nécessaires, et expliquant bien des choses. Il avait été l’heureux élu, en quelque sorte. Quant à leur relation, je n’avais certainement pas à le juger et ne le ferais donc pas, mais je me fis la réflexion que je ne serais sans doute jamais capable de comprendre complètement son point de vue, même ainsi éclairé. Qui le pourrait, d’ailleurs ? A moins d’avoir vécu la même chose que lui, personne, sans doute.

Le silence s’allongeait, sans être désagréable pour autant, mais peut-être était-ce aussi le signe que c’était à mon tour de m’exprimer à nouveau. Mais avant que je puisse dire quoique ce soit, le Vagabond reprit :

- Quoiqu’il soit, c’était super cool comme on dit à ton époque et j’ai bien kiffé, pour reprendre une expression chère à la jeunesse future.

Un grand sourire s’empara de mes lèvres à l’entente de ses propos, amusée tout en étant consciente que Maximilian voulait peut-être clore le sujet de son passé à présent. Il soupira d’ailleurs sans le cacher, ses pensées l’ayant visiblement ramené à notre sujet.

- Ah… Le mélange langagier des époques… On n’y pense pas assez mais ça a son charme, pourtant. Après, c’est sûr, il faut parvenir à faire abstraction des réflexes langagiers apportés par l’anneau mais c’est pas si compliqué. Qu’est-ce que tu en penses ?

Je pris le temps de la réflexion avant d’apporter une quelconque réponse. Pour être honnête, cela ne m’avait jamais effleuré l’esprit, ou peut-être très rapidement. Je m’en fichais éperdument, du langage que les autres pouvaient adopter, du même qu’il m’était compréhensible. Et moi-même je m’étais plutôt accoutumée à un langage dit plus familier, voire vulgaire, ces derniers temps. Mais je ne pouvais nier que les habitudes que j’avais prises reprenaient le dessus bien souvent, ayant tout de même eu une éducation relativement bonne, surtout quand nulle vulgarité ne passait inaperçue.

- Je n’y avais jamais réfléchi, à vrai dire, commençais-je honnêtement. C’est vrai que chaque époque a son langage, ses expressions. Sans parler de l’endroit, ajoutais-je avec amusement.

Je voyais dorénavant d’un nouvel œil certains termes que j’avais pu découvrir au QG et qui m’avaient particulièrement agacé, puisque ne les comprenant pas. La richesse d’une langue et son évolution pouvaient en effet s’avérer très intéressantes, d’autant plus que certaines expressions d’actualité ont une origine du passé. Ou ne veulent plus dire les mêmes choses.

- Je pense que l’homme est de toute façon capable de s’adapter très rapidement, s’il n’y a que l’époque qui diffère, puisque la langue reste approximativement la même. Car oui, c'est clair que l'anneau aide clairement dans un cas comme ça. Mais je suis aussi d’avis, continuais-je après une courte pause, que les habitudes acquises peuvent revenir tout aussi vite, et pas qu'au niveau langagier. Je veux dire, l'anneau nous amène à nous adapter à l'époque aussi bien de façon vestimentaire que langagière. Mais qu'en est-il des gestes, des faits, des coutumes ?

Je ne laissais pas le temps au Vagabond de me répondre que mes lèvres articulèrent la question qui m’était venue à l’esprit :

- Comment as-tu fait pour t'adapter, toi ?

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