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 « Missing persons 1 & 2 » - Amy & Max

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    Date de Naissance : 18/09/1986







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MessageSujet: Re: « Missing persons 1 & 2 » - Amy & Max    Mer 27 Juin - 21:54

Il sembla à Maximilian que la jeune femme souriait aussi mais il n’aurait pu jurer de rien. L’obscurité environnante l’empêchait de clairement discerner les traits qui lui faisaient face. En tout cas, elle s’était tournée vers lui, ce qui prouvait bien qu’elle l’écoutait et avait son attention fixée sur lui. Quelqu’un dans ses pensées n’aurait sûrement pas remarqué aussi vite qu’il s’était tourné vers lui. Enfin, elle, dans le cas présent. Le sourire de Maximilian s’effaça brusquement. Un bruit venait de lui faire légèrement tendre l’oreille vers son origine. Il resta concentré dessus quelques secondes avant de comprendre qu’il s’agissait uniquement d’un crapaud qui croassait. Sûrement pour charmer l’une de ses compagnes potentielles, pensa le Vagabond, légèrement amusé, en se tournant de nouveau vers Amy lorsqu’elle reprit la parole.

- Je pense que le fait que tu me sois plutôt inconnu aide très largement à ce que je n’aie aucun mal à rester à discuter avec toi, commença-t-elle à doucement dire.

Elle s’était remise à regarder droit devant elle et il l’imita, écartant légèrement une branche au niveau de ses hanches pour éviter qu’elle n’égratigne ou ne salisse son t-shirt. L’odeur autour d’eux n’allait pas en s’améliorant mais il y était désormais parfaitement habitué. Il ne fallait juste pas qu’il oublie de laver ses vêtements en rentrant. Il le regretterait au réveil, autrement.

- Quant au marais, tu as parfaitement expliqué, je ne vois pas ce que je pourrais ajouter. J’ai, il me semble, le même genre d’impression que toi. Comme si nous étions coupés du monde, ajouta la jeune femme d’une voix pensive.

Maximilian sourit. Décidément, cet endroit était réellement particulier. Il ne se faisait pas des idées. C’était une bonne chose. Il avait l’habitude d’avoir une réalité décalée de celles des autres, étant donné qu’il passait une bonne partie de son temps dans un état d’ébriété non négligeable, mais là, étant donné qu’il était aussi sobre que lors d’une mission, il était satisfait de voir que son point de vue semblait partagé.

- Enfin, ce que je veux dire par là, continua-t-elle à dire, c’est que je pense comme toi. Le sourire du jeune homme s’agrandit devant la confirmation de ses pensées. Mais j’ai plutôt la sensation d’être dans un monde à part, ici, sans que cela ne soit celui des rêves pour autant, puisque je suis bien consciente que c’est la réalité.

Il tiqua, pinçant ses lèvres sans y penser. Il n’avait jamais évoqué le pays des rêves. Peut-être s’était-il mal exprimé ou l’avait-elle mal compris. Sûrement était-ce l’évocation à la déesse des marais, songea-t-il en se détendant. Cela n’avait aucune importance, de toute manière. Absolument aucune.

- Puisque nous sommes d’accord, parlons d’autre chose, proposa-t-il. Sans attendre de réponse, il poursuivit : Quels sont les plaisirs de ta vie ? Qu'est-ce qui te plaît de faire ou d'avoir, en général?

L’intérêt était clairement perceptible dans sa voix. Il se demandait sincèrement ce qui pouvait plaire à une femme telle qu’Amy. Cela pourrait toujours lui être utile de le savoir, s’il se trouvait confronté à une dame au caractère similaire lors d’une de ses missions ou simples sorties. Son numéro de gentleman aux tendances de Dom Juan n’en serait que renforcé. De plus, il n’utilisait pas vraiment Amy avec cette question. Il faisait simplement la conversation et il se trouvait que par un heureux hasard, la réponse qui lui serait fournie pouvait se trouver intéressante pour son avenir. Le monde était décidément bien fait. Il eut envie de sortir ses cartes pour les battre machinalement mais se retint. Comme un peu plus tôt, il craignait que cela le fasse chuter ou qu’il ne perde l’une de ses chéries dans la boue puante des marais. Il se contenta alors de claquer doucement des doigts, alternant ses mains à chaque nouveau pas qu’Amy et lui faisaient. Pas une seule seconde, il n'eut l'impression d'être intrusif. Après tout, comment aurait-il pu l'être dans ce lieu à l'extérieur du reste?

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MessageSujet: Re: « Missing persons 1 & 2 » - Amy & Max    Ven 29 Juin - 23:35

Le monde des rêves était tout aussi abstrait que concret, à mes yeux. La partie concrète comprenait le fait que ce dont nous rêvions dépende de notre subconscient ; l’abstrait étant que nous modulions cela de façon… Différente de la réalité. Je ne savais pas vraiment si je pouvais associer les rêves à de tels termes, à vrai dire, mais puisque j’y réfléchissais et que personne d’autre n’allait être en mesure d’inspecter mes pensées et de les juger, je pouvais bien faire ce que je voulais. Mais là, ça partait un peu trop loin dans la réflexion pour moi. J’étais consciente que je ne rêvais pas, là, à cet instant précis, et c’était déjà bien. C’était même tout ce qui importait. Et puis, on ne peut pas vraiment se rendre compter que l’on rêve, sur le moment. Si ?

- Puisque nous sommes d’accord, parlons d’autre chose.

Je haussais les sourcils, étonnée du brusque changement de sujet. Peut-être en avions-nous en effet fait le tour et qu’il était temps de passer à autre chose, comme il le disait. Je n’eus pas le temps de me demander ce qu’il voulait que l’on aborde, à présent, de penser à d’éventuels sujets de conversation susceptibles de lui plaire et de le faire parler qu’il me devançait déjà :

- Quels sont les plaisirs de ta vie ? Qu'est-ce qui te plaît de faire ou d'avoir, en général ?

Une nouvelle fois surprise, je me tus cependant, ne prenant pas la question à la légère. Au ton de Maximilian, je me doutais qu’il était réellement intéressé, peut-être même souriait-il même. C’était une interrogation comme une autre. Elle n’était même pas si portée sur sa vie privée que cela, juste à la bonne limite. Mais qu’est-ce que je pouvais bien y répondre ? Je me forçais presque chaque matin à sortir du lit, à passer une nouvelle journée, sans en attendre un quelconque intérêt. J’y avais renoncé. J’avais bien entendu parlé des cinq étapes du deuil, et tout le tralala, sans en avoir jamais rien retenu. Je n’avais donc aucune idée si ma lassitude de tout, que rien ne me motive réellement ou me pousse à continuer de vivre ma vie, fasse partie ou non du processus. Je m’en fichais, de toute manière.
Mes pensées sautèrent à Anaël, ce qui était déjà quelque chose de bien plus plaisant. Je n’éprouvais aucun sentiment amoureux envers lui, juste de l’amitié, pure et dure. Mais il m’aidait. Enormément. Son amitié n’était pas quelque chose que je rejetais même si cela avait été le cas au début et que ça ne suffisait parfois pas à ce que je trouve un réel sens à ma vie. Mais il était là. Peut-être était-il une source de motivation, finalement.

Je fermais un instant les yeux, me forçant à reprendre pied dans la réalité. Mes plaisirs dans la vie. Ce qu’il me plait de faire ou d’avoir en général. Comment répondre à une telle question ? « En étant honnête, peut-être, Amy ? » Bonne idée. Je pris quelques secondes de plus et me lançais, absolument certaine que de toute manière, nous ne serions sans doute pas amenés à nous croiser à nouveau. Et puis, je ne le connaissais pas. Il pouvait bien me juger, cela ne m’affecterait pas vraiment.

- Je n’ai pas de réel plaisir, en fait, en ce moment. Je vis juste chaque jour comme un de plus, sans en attendre quelque chose, sans avoir de but particulier.

Je fronçais à nouveau les sourcils, consciente que je déviais du sujet et j’y revins donc rapidement, comme pour effacer mes précédents propos que je m’adressais plus à moi-même qu’autre chose :

- Mais je pense que… J’aime réellement voyager dans le temps. Que c’est quelque chose qui me plaît. Je ne continuerai sans doute pas à être au service des autres Vagabonds si tel n’était pas le cas.

Je me rendis compte une à deux secondes plus tard que mon interlocuteur s’était brusquement arrêté, alors que nous avancions sans discontinuer depuis sa chute et la presque mienne, même à pas lents. Je me tournais aussitôt vers lui, oubliant pour quelques secondes la prudence à laquelle je m’étais habituée. Je me trouvais à peine à un mètre de lui, je pouvais donc voir qu’il me fixait. Eberlué, peut-être ? Cela me fit sourire, même si je n’étais pas en mesure de discerner ce qu’il pouvait ressentir. Je levais ma main droite et la présentais à Maximilian, lui montrant délibérément l’anneau dont j’étais propriétaire et que je savais sensiblement semblable à l’un de ses doigts également. Peut-être faisait-il partie de ces Vagabonds qui n’ont aucun lien avec le QG, même si cela me semblait un peu bizarre. Mais tout était possible, après tout.

- Je l’ai remarqué dans la voiture, quand tu conduisais, lui expliquai-je tout en ne cessant pas de sourire.

Il se remit en marche ; j’en fis donc autant, me demandant ce qu’il pouvait bien penser à présent. Je faillis me donner une tape, le reflexe me revenant en mémoire, que même après avoir avoué tout haut au brun avoir fui tous les principes de la société, il était d’actualité de renvoyer la question.

- Et toi ? Qu’est-ce que tu aimes faire ? Ou qu’est-ce qu’il te plaît d’avoir ?

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MessageSujet: Re: « Missing persons 1 & 2 » - Amy & Max    Sam 30 Juin - 3:30

La question sembla plonger Amy dans de profondes réflexions. Maximilian aurait été bien incapable de savoir si cela était positif ou non. S’il avait pu clairement voir son visage, il aurait certainement pu émettre quelques hypothèses sur la question mais là, il devait simplement attendre et voir si elle lui répondait. Il ne doutait pas qu’elle le fasse, de toute manière, étant donné leur situation. Ils se trouvaient tous les deux, seuls, dans un marais. Si elle ne répondait pas à sa question, elle serait quand même obligée de lui parler pour lui dire que cela ne le concernait pas puisque ses chances de fuite étaient plutôt minimes.

Les doigts du jeune homme continuaient à doucement claquer dans un rythme régulier. Les crapauds n’avaient pas cessé de croasser. Tout semblait aller logiquement. Il n’y avait rien à craindre. Maximilian ne savait pas pourquoi il pensait ça. Cela lui était venu d’un coup et, d’un certain côté, ça lui procurait un certain réconfort. Il ne se savait pas avoir besoin de ressentir ce réconfort mais lorsqu’il comprit que c’en était, il ne songea pas une seule seconde à l’évacuer en se concentrant sur autre chose. Maintenant qu’il l’avait, il le gardait, c’était aussi simple que ça pour lui et cela fonctionnait pareil pour toutes les choses qui lui parvenaient. Même pour les choses les plus inutiles. En raison de cela, il se forçait à faire un grand tri dans ses affaires tous les deux mois. Cela lui prenait à chaque fois un week-end entier, du fait qu’il possédait trois logements à trois époques différentes mais il y parvenait à chaque fois et recommençait à entasser, dès le lendemain matin, pour compenser le vide créée par le tri. Les seules choses qui restaient invariablement étaient ses paquets de carte et ses DVDs de James Bond ainsi que quelques bouteilles d’alcool qu’il faisait vieillir pour pouvoir mieux en jouir, le moment venu. Au fond, ces quelques trucs qu’il conservait était ce qui composait les plaisirs de sa vie. Une fois encore, il ne savait pas comment prendre ça. Etait-ce une bonne ou une mauvaise chose que ce qui lui plaisait d’avoir ou de faire se résume à des films d’espionnage, des cartes à jouer et de l’alcool ? Cela avait certains accents misérables… Mais d’un autre point de vue, c’était quand même plutôt bien. Cela soulignait le fait qu’il ne se prenait pas la tête pour rien et qu’il était une personne agréable à vivre, convivial. Une personne cool. Certes, ce n’était pas tout le temps vrai. Lorsqu’il était en mission ou au casino, voire pire : au casino, en mission, il était plus professionnel que cool même s’il continuait à faire plutôt bonne impression sur les personnes alentour et auxquelles il ne devait pas d’argent.

- Je n’ai pas de réel plaisir, en fait, en ce moment, annonça de but en blanc Amy. Cela eut le mérite de faire revenir le jeune homme au moment présent. Je vis juste chaque jour comme un de plus, sans en attendre quelque chose, sans avoir de but particulier.

Il écouta attentivement ce qu’elle disait et trouva triste sa dernière phrase. Il ne voyait pas comment elle pouvait dire qu’elle « vivait » en agissant de la sorte. Cela s’apparentait davantage à de la survie passive, qu’à réellement de la vie. Il ne tenait cependant pas à entrer dans un débat sur ça et continua à prêter l’oreille à ce qu’elle disait :

- Mais je pense que… J’aime réellement voyager dans le temps. Que c’est quelque chose qui me plaît. Je ne continuerai sans doute pas à être au service des autres Vagabonds si tel n’était pas le cas.

Même si Maximilian avait voulu croire que « voyager dans le temps » ne voulait pas réellement dire ce qu’il pensait, ce que lui faisait, il fut obligé d’admettre que si, Amy était comme lui, lorsqu’elle eut fini de parler. Surpris, il s’arrêta brusquement d'avancer sans même y penser. La jeune femme fit de même quelques secondes après et se retourna vers lui. Il l’observa, essayant de trouver l’anneau qui aurait du lui mettre la puce à l’oreille, l’anneau qu’il aurait du voir, mais l’obscurité était trop dense pour cela. Il lui sembla toutefois discerner un sourire sur le visage d’Amy et il se demanda à quel moment, elle avait compris ce qu’il était. Il était certain de n’avoir rien fait ou dit de suspect, à ce sujet. Peut-être lisait-elle dans les pensées ? Il avait entendu dire que certains Vagabonds avaient ce pouvoir mais n’avait pas été en mesure de savoir si c’était des rumeurs fondées ou non. Comprenant certainement son désarroi, la jeune femme leva sa main droite et la plaça en évidence dans sa direction. L’anneau qui cerclait l’un de ses doigts étincela sous la lumière lunaire. Maximilian se maudit.

- Je l’ai remarqué dans la voiture, quand tu conduisais, expliqua-t-elle ensuite et son sourire était clairement audible dans sa voix.

Il raya mentalement sa thèse sur la lecture d’esprit et se maudit une nouvelle fois avant de se remettre en marche. Elle attendit qu’il arrive à son niveau pour faire de même. Il avait le cerveau en ébullition. Il se demandait si, au final, il n’y avait pas plus de Vagabonds que ce qu’il pensait, à Londres, puisque vu son total manque d’observation, il était possible qu’il en ait manqué un paquet. Il regretta ensuite de ne pas avoir accepté la proposition que quelqu’un lui avait fait, un certain Carter, à propos de la possibilité qu’il avait de rejoindre le rang des Vagabonds, comme il les appelait alors et comme Amy les avait elle aussi appelés. Il ne se sentait pas plus attiré qu’auparavant par les missions caritatives auxquelles semblaient être affectés les membres de cette organisation ou par le principe même de communauté qui semblait les gérer mais au moins, il se serait trouvé plus au courant quant à la communauté à laquelle il appartenait sans le vouloir. Néanmoins, son regret diminua quand il se souvint que même en étant affiliée aux Vagabonds, Amy déprimait. Jugeant qu’il n’y avait plus lieu de penser à l’évènement, il décida de synthétiser l’ensemble de son raisonnement en une phrase très simple : il était capable de voyager dans le temps, Amy possédait aussi ce pouvoir. Point.

- Et toi ? reprit soudain celle-ci. Qu’est-ce que tu aimes faire ? Ou qu’est-ce qu’il te plaît d’avoir ?

Il esquissa un sourire. Maintenant qu’elle le lui demandait, il se souvenait que c’était bien le genre de chose qui se faisait, de renvoyer les questions, mais il l’avait tout à fait oublié depuis qu’elle l’avait informé de leur statut commun. Passant une main sur l’un de ses bras pour en faire partir un insecte qui venait de s’y poser, il repensa à la conclusion à laquelle il était parvenu, lorsqu’elle réfléchissait, et se dit qu’il n’y avait rien à y ajouter. Les activités qu’il menait à côté de ça ne lui procuraient pas autant de plaisir, même s’il ressentait une certaine satisfaction à jouer, alors ça irait très bien. Surtout si Amy se révélait être membre des Vagabonds puisque cela semblait aussi être une sorte de police étrange. Maximilian n’avait pas tout compris quand Carter avait essayé de lui expliquer la situation sans trop lui en dévoiler pour éviter qu’il n’aille tout répéter à leurs ennemis. Ennemis qui ne s’étaient jamais manifestés à lui, par ailleurs.

- Moi ? Moi, j’aime regarder des films de James Bond en buvant de la bière, répondit-il simplement. Il rit de s’entendre. Cela faisait vraiment très moyen, dit de cette façon, mais c’était pourtant la vérité. Et j’adore jouer aux cartes, ajouta-t-il un instant plus tard. Mes plaisirs n’ont rien d’extravagant, comme tu peux le voir…

Il avait désormais envie d’évoquer leur pouvoir de transport temporel mais ne savait pas comment aborder le sujet en finesse. Le temps s’écoulait et ça allait bientôt devenir idiot pour lui de reprendre brusquement la parole, alors qu’Amy aurait compris que c’était à elle de le faire, par conséquent il décida d’abandonner la finesse et entra dans le vif du sujet sans plus de cérémonie :

- Pourquoi avoir accepté d’être au « service des autres Vagabonds » ? demanda-t-il en mimant machinalement les guillemets de sa question.

Cela l’intéressait encore plus que sa précédente interrogation. Il ne comprenait pas pourquoi on ressentait le désir de se mettre au service de quoique ce soit. La seule chose à laquelle il pourrait prêter allégeance était lui-même. De plus, il ne voyait pas en quoi Amy se trouvait obligée d’être liée à ces autres Vagabonds pour continuer à voyager dans le temps. Lui, il le faisait bien sans que cela ne pose le moindre problème à qui que ce soit. Il était libre et revendiquait sa liberté. Etre capable de voyager dans le temps ne devait pas l’obliger à rejoindre un quelconque groupe doté de pouvoirs semblables et encore moins à s’y soumettre.

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Dernière édition par Maximilian Leevanston le Mer 18 Juil - 10:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Missing persons 1 & 2 » - Amy & Max    Sam 30 Juin - 19:41

Maximilian prit à son tour son temps pour me répondre, comme je l’avais fait auparavant, et je me demandais s’il réfléchissait plutôt à ce que j’avais pu lui dire en premier lieu ou à ma question. N’ayant pu voir son visage, je misais sur le fait qu’il ait été un minimum étonné, voire choqué, de ce que j’avais pu dire sur notre capacité commune à pouvoir voyager dans le temps au moyen de nos anneaux respectifs. Il ne se serait pas arrêté si subitement sinon. Mais après tout, cela pouvait aussi être dû à autre chose. Et comme je venais juste de lui retourner la question, son esprit pouvait être aussitôt aspiré à répondre à ce que j’avais dit en dernier plutôt que de reprendre l’ordre de mes propos. J’en étais à conclure que tout était possible et que je commençais vraiment à penser à n’importe quoi en attendant qu’il s’exprime à son tour quand il finit par le faire :

- Moi ? Moi, j’aime regarder des films de James Bond en buvant de la bière.

Il rit aussitôt de ce qu’il venait de dire tandis que légèrement étonnée, je souris de sa franchise. James Bond accompagné de bière. Pourquoi pas, après tout. Ce n’était sans doute pas ce que les hommes en règle générale répondaient à ce genre de question, ou tout du moins, le supposais-je. Mais au moins il n’avait pas essayé d’enjoliver les choses. Il avait juste dit tout haut une vérité, et cela l’amusait, vraisemblablement. Et je n’y voyais aucun mal. Au moins il savait ce qui lui importait. Certes, je n’avais pas pu m’empêcher d’avoir une brève vision de mon voisin de marche ivre et les yeux comme ceux de quelqu’un s’étant drogué, grands ouverts à force d’une vision immodérée portée sur sa télévision. Mais de ce que j’avais pu en voir, bien qu’il affirme aimer ça, il ne devait pas non plus y passer ses journées. Ce qui était rassurant en un sens.

- Et j’adore jouer aux cartes.

Oh, et joueur en plus de ça. Je notais la différence entre ce qu’il aimait simplement et adorait. Je n’avais pas tellement de connaissances à propos de tous les jeux de cartes qu’il pouvait se faire, ni si ce qu’il disait impliquait qu’il mise forcément à quelque chose comme le poker, mais quelque chose me soufflait qu’il n’était pas du genre à apprécier autant un simple jeu de cartes et en faire un réel plaisir sans qu’il n’en retire autre chose que la satisfaction de gagner. Mais je pouvais tout aussi bien me tromper sur toute la ligne, aussi ne fis-je aucun commentaire. Après tout, j’étais tout à fait en mesure de l’interroger par la suite à ce sujet et d’en apprendre plus si je le souhaitais.

- Mes plaisirs n’ont rien d’extravagant, comme tu peux le voir…

Je souris à l’entente de ses mots. Il était en parfait droit d’apprécier tout ce qu’il voulait. Et au premier abord, il ne semblait pas être un joueur alcoolique complètement ruiné. Les apparences sont trompeuses, et je le savais, mais rien ne m’indiquait que j’allais le revoir après cette soirée. J’avais été honnête, il l’était également et je ne voyais donc pas de problème à cela. Il vivait sa vie comme bon l’entendait. Et puis, il était également possible que j’apprenne quelques trucs au passage, qui sait ?

Le silence était revenu s’installer entre nous, et je ne pus m’empêcher de penser au brusque changement d’humeur qui était parvenu en moi. Je ne savais pas tellement si c’était dû au lieu, au moment que j’avais passé d’abord toute seule ou au fait que je parle librement à un presqu’inconnu. Peut-être était-ce l’alliance des trois. Je n’allais en tout cas pas m’en plaindre. Cela faisait un bon moment que je ne m’étais pas sentie aussi relaxée, cool, alors autant en profiter. Mais pour cela, peut-être devais-je relancer la conversation, évitant ainsi que nous continuions à marcher dans une direction toujours inconnue sans que cela ne devienne gênant pour l’un comme pour l’autre. Je réfléchissais à une question pertinente – au sujet des cartes, peut-être ? –, quand mon voisin s’occupa de rompre le silence oral qui avait refait son apparition :

- Pourquoi avoir accepté d’être au « service des autres Vagabonds » ?

Il n’avait pas tourné autour du pot et je supposais qu’il venait de mimer des guillemets en l’air en reprenant mes mots, puisque ses bras étaient entrés dans mon champ de vision en se détachant de son corps. Une demi-seconde après que mon cerveau ait traité l’information concernant le geste du brun, les mots m’atteignirent de plein fouet. Je ne m’arrêtais pas pour autant, même si je n’avais pas pu m’empêcher d’avoir un serrement au cœur en pensant à celui qui m’avait tout appris sur les pouvoirs de l’anneau, ce qu’il nous permettait de faire. Filib Saddler avait été comme un mentor, un guide, une personne sur qui je pouvais compter en toutes circonstances, même si j’avais bien été tentée de le traiter de charlatan au début. Ce qu’il m’avait fait découvrir m’avait en quelque sorte réveillée, m’avait permis de voir la vie autrement, m’ouvrait de nouvelles portes, en quelque sorte. Et puis Filib, du fait de son âge avancé s’était éteint. Penser à ça n’aidait pas vraiment à formuler une réponse cohérente à Maximilian que je faisais patienter depuis quelques secondes déjà. J’inspirais profondément, aussi silencieusement que possible, et me forçais à faire la part des choses. J’avais déjà été amenée à parler de Filib, il était quelqu’un de relativement apprécié au sein du QG, et m’ayant pris sous son aile, les gens avaient voulu m’en parler, sans vraiment comprendre le choc que cela avait été, une nouvelle fois. J’avais eu de grandes difficultés à faire le deuil de mes parents, me refermant sur moi-même. Cela s’était amélioré, et encore plus avec Filib qui avait pour un temps fait office de la figure paternelle qui m’avait manquée à partir de mes douze ans. Puis il est mort. Et à partir de là, sans son optimisme perpétuel, la réalité des choses m’était brusquement revenue.

- J’ai découvert ce à quoi servait l’anneau grâce à une personne qui avait accepté avec plaisir de faire partie de cette organisation, aussi l’ai-je suivie dans cette voie, lui expliquais-je simplement.

Je ne pouvais sans doute pas faire plus court en guise d’explication de comment j’en étais arrivée là. Et je n’avais aucune envie de m’attarder dessus, de toute manière. Pour une fois que j’arrivais à laisser de côté pour un moment ma vie il fallait qu’elle me revienne. Comme un boomrang. Et au lieu de l’attraper au vol, je ne me suis pas baissée à temps et me l’étais pris en pleine figure. Mais il suffisait que je le relance, que je laisse cette partie de côté et en vienne aux faits actuels. Même s’ils avaient un rapport direct avec Filib lorsque cela concernait mon plaisir à voyager dans le temps et à rester avec les autres personnes dotées du même don, je pouvais bien essayer de voir au-delà, pour une fois. Ca ne serait sans doute pas plus mal.

- Même si la plupart du temps je suis antipathique et pas vraiment d’humeur à supporter les autres, je pense que je continue à participer aux missions et à la vie du QG parce que j’y connais des gens, que c’est un territoire familier et qu’au fond, j’ai sans doute besoin de rester avec des personnes que je connais même si je ne les apprécie pas forcément plus que ça.

Je réalisais en l’énonçant à voix haute, mais cela ne me surprenait pas vraiment. Je le savais, au fond, que je n’étais pas une grande adepte du changement, que je préférais garder certaines habitudes et évoluer dans un environnement que je connaissais bien. Mais bizarrement, je n’avais aucune difficulté à l’avouer à Maximilian. Comme quoi, un peu de changement pouvait tout de même apporter du bon.

- Mais c’est aussi parce qu’ainsi, je peux voyager dans le temps à ma guise. Et ça m’occupe. Même si de mon point de vue certaines causes peuvent être définitivement perdues et que le futur à de grandes chances de ne pas être profitable à l’être humain, que cela risque de s’empirer, je préfère aider à éviter certains désordres chronologiques que de faire quelque chose qui me plaît encore moins et m’ennuierait bien plus. Et comme je l’ai dit, je me suis découvert une réelle passion pour l’Histoire et les différentes époques de la Terre. Alors pourquoi pas ?

Je souris doucement, même s’il ne pouvait pas le voir. Je n’étais pas encore consciente de ce que j’allais retirer de cette soirée, mais je commençais à me douter que j’en garderais un bon souvenir, même s’il se pouvait aussi qu’il ne soit pas non plus excellent. Maximilian n’avait pas la moindre idée de toutes les informations qu’il arrivait à me soutirer sans faire d’effort particulier. De toutes les paroles, tous les mots, d’ailleurs. Mais il m’avait demandé, et puisque j’avais un certain moyen d’orienter la conversation sur un sujet pas trop sensible, autant ne pas tout garder pour moi, pour une fois. Même s’il fuyait par la suite devant le flot de paroles, ou par la possible folie m’habitant, au moins j’avais parlé et cela allait en s’arrangeant. Et pour ça, même si Max ne le savait pas, je lui étais déjà reconnaissante en un certain sens.

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MessageSujet: Re: « Missing persons 1 & 2 » - Amy & Max    Mer 18 Juil - 9:57

Maximilian attendit quelques instants qu’Amy lui réponde. Cela ne le dérangeait pas. Il était plutôt patient. En fait, s’il n’avait pas eu une certaine tendance à la kleptomanie et un penchant insatiable pour le jeu et l’alcool, il aurait été quelqu’un de tout à fait fréquentable. Les gens ne lui auraient pas couru après pour récupérer de l’argent qu’il ne leur rendrait jamais. Les femmes de peu de vertu ne l’auraient pas salué par son prénom lorsqu’il serait passé par leurs loges pour voir leur maquereau. D’ailleurs, il ne serait même pas passé par ces loges, s’il avait été quelqu’un de bien. Sauf qu’il ne l’était pas et que cela ne le dérangeait en aucune façon. Conscient de ses travers et de ses qualités, Maximilian aimait sa vie. Il n’aspirait pas le moins du monde à en changer. A son âge, il avait tout de même déjà été l’amant d’un couple royal, un voleur estimé et un joueur reconnu. Sans oublier qu’il naviguait dans les époques au gré de ses envies. Peu d’hommes pouvaient se vanter de cela, surtout en ce qui concernait le premier point. Le Vagabond ne tarda pas à se faire la réflexion que ce n’était de toute façon pas le genre de choses dont la plupart des hommes voulaient se vanter ; à moins que le couple royal n’ait été composé de deux individus de sexe féminin.

La brise fétide du marais lui caressant le visage, Maximilian se rendit une nouvelle fois compte à quel point sa bisexualité était tout autant un don du ciel que son habileté à maîtriser les cartes. Non, vraiment, il se sentait comblé. Il l’aurait été d’autant plus s’il n’avait pas eu autant de dettes mais… D’un côté, ça rendait sa vie bien plus excitante qu’elle n’aurait pu l’être, autrement. Bien plus que s’il avait été quelqu’un de bien, intégré à un groupe de « Vagabonds », soumis à des ordres quelconques et à une morale stricte. Cette vie-là, la vie que semblait avoir Amy, était un pur cauchemar à ses yeux. L’absence totale de liberté que l’on avait dès que l’on intégrait une communauté, quelle qu’elle fût, le terrifiait, même s’il ne voulait pas se l’admettre en ces termes. Il ne se considérait pas fait pour la peur. Dans son esprit, la peur lui glissait dessus comme l’eau sur le plumage d’un canard, sans l’imbiber, de près ou de loin. C’était pour cette raison qu’il avait pu regretter vaguement de ne pas être devenu un « bon Vagabond » à part entière, un peu plus tôt, et qu’il s’était rétracté tout aussi vite.

- J’ai découvert ce à quoi servait l’anneau grâce à une personne qui avait accepté avec plaisir de faire partie de cette organisation, aussi l’ai-je suivie dans cette voie, expliqua son interlocutrice, quelques secondes après qu’il lui ait posé la question.

Elle allait directement au but, tout en gardant cette franchise que Maximilian avait appréciée, un peu plus tôt, ainsi fut-il satisfait de sa réponse. Grâce à elle, il s’estima d’autant plus heureux d’avoir appris à développer seul ses capacités. Avoir une dette ou pire de l’attachement pour quelqu’un n’était jamais bon. Le bien-être qu’il ressentait en marchant hasardeusement avec Amy dans de la boue puante au milieu d’amphibiens divers, de présumés sauriens et d’une foule d’insectes dont il ne voulait pas connaître davantage l’existence ne conduirait pas à une quelconque affection entre eux. Ou du moins, à rien qu’il ne pourrait casser, le jour où il lui déplairait d’avoir ce lien. Amy s’était engagée chez les Vagabonds pour ne pas abandonner la personne qui lui avait fait ouvrir les yeux sur sa condition. Maximilian eut soudain la conviction que la jeune femme avec laquelle il cheminait avait une vie très solitaire. Cela semblait être un choix puisqu’elle était venue s’exiler ici, pour échapper aux autres, mais cela indiquait aussi l’affection profonde qu’elle avait pour celui qui lui avait souligné le pouvoir qu’elle portait inconsciemment.

- Même si la plupart du temps je suis antipathique et pas vraiment d’humeur à supporter les autres, je pense que je continue à participer aux missions et à la vie du QG parce que j’y connais des gens, que c’est un territoire familier et qu’au fond, j’ai sans doute besoin de rester avec des personnes que je connais même si je ne les apprécie pas forcément plus que ça.

Maximilian se sentit ravi de voir qu’il avait visé juste en ce qui concernait le coté solitaire d’Amy. Mais il était davantage encore heureux qu’elle ne se montre ni antipathique, ni impatiente avec lui. Surtout qu’il était un exemple même de la nouveauté qu’elle disait ne pas apprécier spécialement. C’était réellement flatteur. Plus encore même que lorsqu’elle lui avait dit qu’elle voulait fuir toute existence humaine mais que sa présence ne la gênait en rien. Un sourire se dessina dans l’obscurité, sur les lèvres de Maximilian. Si Amy savait qui il était, réagirait-elle aussi positivement à sa compagnie ?

- Mais c’est aussi parce qu’ainsi, je peux voyager dans le temps à ma guise, reprit-elle sans se douter des pensées qui traversaient l’esprit de son compagnon de marche. Et ça m’occupe. Même si de mon point de vue certaines causes peuvent être définitivement perdues et que le futur à de grandes chances de ne pas être profitable à l’être humain, que cela risque de s’empirer, je préfère aider à éviter certains désordres chronologiques que de faire quelque chose qui me plaît encore moins et m’ennuierait bien plus. Et comme je l’ai dit, je me suis découvert une réelle passion pour l’Histoire et les différentes époques de la Terre. Alors pourquoi pas ?

Cela tombait en effet sous le sens, présenté ainsi, avec les lumières du caractère de la jeune femme et de ses valeurs. Maximilian était toujours d’avis qu’il ne pourrait jamais vivre à sa place mais désormais, il se disait que si ça lui allait, c’était ce qui comptait. Il n’essaierait pas de la dévoyer pour la faire venir dans le coté obscur de la force Vagabonde. Surtout qu’elle le faisait réfléchir, mine de rien. Il n’avait jamais prêté attention aux conséquences que ses voyages intempestifs pouvaient avoir. Il allait où il allait, quand l’envie ou le besoin s’en faisait sentir. Rarement dans son époque natale, parce que ses parents et la vie qu’ils menaient n’étaient rien comparés aux siècles suivants. Souvent au vingt-et-unième siècle, la période qui lui convenait le mieux avec son surplus de population, de nouveautés et de divertissements. Parfois plus tard, quand le vingt-et-unième siècle ne voulait plus de lui. C’était selon les moments, les nécessités. Pas pour « aider à éviter certains désordres chronologiques ». Un certain amusement naquit en lui quand il songea qu’Amy avait certainement du réparer certains des désordres qu’il avait involontairement causé.

- Pourquoi pas, en effet, répondit-il une trentaine de secondes après qu’elle eut parlé. Je suppose donc que tu es née au vingtième siècle ou après ?

Sa supposition n’était fondée sur rien de concret. Juste sur la certitude ténue qu’une femme de son temps, même Vagabonde, n’aurait pas eu ce comportement. Elles étaient éduquées à plaire au monde, quand elles étaient éduquées, et Amy n’agissait pas selon ce point de vue. Elle tolérait simplement le monde qui le lui rendait certainement bien, susceptible comme il l’était. Elle approuva, semblant placidement attendre d’arriver là où il voulait la mener.

- J’ai donc au moins trois siècles de plus que toi, informa-t-il d’un ton amusé. Et si l’Histoire te plaît tant, te parler de la période dans laquelle je suis né me ferait extrêmement plaisir. Il est rare de rencontrer des femmes auxquelles je peux raconter mon enfance de riche fils de nobles, sans me faire passer pour un auteur ou un acteur quelconque. Cela dit, il est aussi rare que je discute sincèrement avec une femme.

Il fit une pause puis reprit.

- Je ne suis pas misogyne, tu le sais. Je ne t’aurais pas prise en autostop, autrement… Mais je vis d’une façon qui fait que les femmes que je rencontre parlent plus volontiers la langue des signes que la langue de l’esprit. Et par la langue des signes, je n’entends pas le langage propre aux malentendants, crois-moi…

Nulle honte, nulle gêne ne venait ponctuer ses propos. Il énonçait les faits tels qu’ils étaient sans les cacher ou les maquiller. C’était un séducteur. Il était plutôt beau, avait le verbe facile et des coups d’un soir, plus que de raison. C’était tout, pas besoin d’en faire une affaire quelconque comme se plaisait pourtant à le faire son père quand ses frasques lui remontaient aux oreilles. Maximilian songeait qu’il était heureux qu’il ne sache que ce qui se passait à son époque… Il ferait sûrement une attaque, autrement, en dépit de la grande tolérance qu’il avait pour son temps. Que les autres sautent qui ils veulent et boivent jusqu’à rouler par terre, s’ils le désiraient : ils en avaient le droit. Mais que son fils, la chair de sa chair, sorti des entrailles de sa femme adorée au prix de mille souffrances fasse ça ? Hors de question.

- Je te passerai les détails, si tu acceptes que je te conte mon histoire, ajouta-t-il, un sourire dans la voix. Je ne voudrais point offenser ta vertu de gente damoiselle.

Mentalement, il se préparait déjà à narrer l’histoire de sa vie, ordonnant les évènements, choisissant les mots-clés, ceux qui pourraient accrocher son auditrice et ne pas l’endormir. Il n’était pas stressé. Agir, discourir et séduire faisaient parties des choses qu’il faisait le plus souvent. C’étaient les choses qui lui avaient permis d’accéder à la cour royale puis à la couche royale. Il était ainsi bien décidé à faire rêver Amy du mieux qu’il le pouvait avec ses mots et ses anecdotes afin de se prouver que son verbe était toujours aussi puissant. Si seulement il recevait une pièce de monnaie, peu importe son époque, pour chaque mot qu'il prononçait dans le but de plaire à quelqu'un... Ses dettes seraient rapidement épongées.

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