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 Comme une gifle remettant les idées en place - Iweo

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MessageSujet: Re: Comme une gifle remettant les idées en place - Iweo   Mar 4 Sep - 15:52

- Les desserts italiens et les plats principaux allemands. Les premiers parce qu’ils sont parfaits quand il commence à faire chaud, les seconds parce qu’ils conviennent parfaitement lorsque les températures baissent. Pour moi, comme pour beaucoup d’autres personnes, il me semble, la cuisine doit être adaptée au temps qu’il fait pour apporter tout le bien-être qu’elle recèle.

Leonardo avait un don pour me rappeler mes origines. D’abord les plats polonais, et maintenant les allemands. Ayant un père de cette nationalité, je l’avais aussi dans le sang, en quelque sorte. Mais les mauvais souvenirs liés au pays germanique étaient les plus présents. Néanmoins, il n’était question que de cuisine ici. Et l’eau avait coulé sous les ponts, après tout. Je ne remettais en aucun cas la parole de l’Italien en doute, et hochais la tête comme pour approuver, même si pour moi qui ne mangeais qu’anglais, et parfois français, les plats d’Italie et d’Allemagne m’étaient inconnus. Je notais mentalement de rechercher la difficulté de l’exécution de desserts italiens et plats allemands, tout en me doutant par avance que mon vis-à-vis devait les réussir à la perfection, surtout au vu de son parcours culinaire, si l’on peut l’appeler ainsi.

- Cet hiver, si j’obtiens la bénédiction de Lester, j’organiserai peut-être quelques repas au cabinet lorsqu’il fera trop froid pour que nous trouvions la force de sortir déjeuner quelque part. Si cela vous tente, vous serez invité avec plaisir. D’ailleurs, j’en profite pour vous remercier de votre aimable proposition concernant mes essais de plats polonais. C’est vraiment très aimable à vous…

Le sourire qui était apparu suite à sa première réponse avait disparu le temps qu’il m’énonce son projet qui le plongeait visiblement dans un état d’esprit assez méditatif. La proposition me fit sourire, et déjà des images de plats cuisinés par le brun me venaient à l’esprit. Cela serait en effet pratique, même si je me doutais par avance que j’avais de grandes chances de ne pas être toujours d’une humeur à supporter les bavardages des deux L, surtout si Ellie s’y joignait. Mais rien n’était encore fait ; tout avait encore le temps d’évoluer d’ici là. Je réalisais que Leonardo sous-entendait par ailleurs qu’ils n’avaient pas l’intention de se séparer de moi, et que mon boulot devait donc être satisfaisant. On ne m’en avait jamais fait la réflexion, même subtile, et je n’y avais jamais prêté garde. Et peut-être que je me faisais des idées de penser de la sorte, mais cela n’empêcha pas un nouveau sourire de se glisser sur mes lèvres.

- Vous pourrez emmener votre petit(e)-ami(e), si vous en avez envie.

La nouvelle prise de parole de Leonardo m’étonna de par ce qu’il disait. Je ne savais pas tellement si c’était une phrase destinée à me faire avouer mon célibat et donc pas complètement désintéressée. Mais avant que je ne puisse continuer dans mes spéculations absurdes, il poursuivit pour m’expliquer de quoi il parlait exactement, alors qu’en réalité je restais bien bloqué sur la mention de « petit(e)-ami(e) ».

- Lors du repas de cet hiver, je veux dire. Je proposerai à Lester et Ophelia de faire de même, même si je doute que Lester réponde positivement à cela, enfin… Cela le regarde.

Voilà qui éclaircissait déjà une partie du problème. Oui, bien sûr, j’aurais dû me douter qu’il n’avait pas changé de sujet comme ça, en sautant du coq à l’âne, mais qu’il parlait encore de son projet. J’étais plus que ravi de m’y voir convié alors que mon patron était désormais bien au courant de mes tendances lunatiques telles celles d’une personne du sexe féminin en période de règles. Peut-être allait-il changer d’avis, remarquez, mais je préférais ne pas penser à cette option pour le moment.

- Et il faut déjà que la chose aboutisse. J’ai tendance à voir trop loin. C’est un avantage pour mon métier mais cela peut-être pénalisant dans la vie de tous les jours.

J’acquiesçais doucement, attendant de voir si Leonardo allait ajouter autre chose ou non. Un léger silence s’instaura donc le temps que je réfléchisse à ce qu’il venait de dire plus en détails et de m’assurer que je n’allais pas l’interrompre en parlant à mon tour. Même si cela ne dura pas, je fus, une fois de plus, enchanté de constater que le silence n’était pas gênant pour autant. Plus tôt, je n’aurais peut-être pas pu dire la même chose, même si mon bonne humeur n’avait pas bougé d’un iota et qu’elle était déjà présente à ce moment-là.

- Merci tout d’abord de me convier à votre projet. C’est très gentil de votre part.

Je pensais très sincèrement ce que je disais avant de me rendre compte que je venais, d’une certaine façon, de lui renvoyer le compliment qu’il venait de me faire. Les termes n’étaient pas exactement les mêmes, mais l’effet était bien là. Mais cela ne me troubla pas outre mesure. Je me demandais à présent s’il était dans les conventions sociales ou au contraire malpoli de me renseigner sur Lester. Je n’avais jamais entendu parler d’un ou une éventuel(le) partenaire avec qui il était en couple. Je n’arrivais donc pas à choisir si ce que disait Leonardo sous-entendait qu’il était plutôt improbable que son associé ne soit pas célibataire, ou alors que celui-ci rechignait à nous présenter celui ou celle qui partageait sa vie. Lester me paraissait assez secret, mais j’étais bien mal placé pour porter un quelconque jugement. Cependant, même Ellie n’avait pas fait une seule fois mention d’une telle chose concernant l’autre architecte, alors qu’elle m’avait informé que Leonardo était veuf. Ma première hypothèse susmentionnée me paraissait donc la plus abordable, même si je n’en étais pas absolument sûr. Mais poser la question alors même que je commençais tout juste à montrer un côté plus sympathique à l’Italien ne devait pas se faire, non. Hiérarchiquement, les L étaient placés au-dessus, qui plus est. A la rigueur, je pouvais éventuellement me renseigner par rapport à Ellie. Oui, voilà qui était déjà une meilleure option. Mais peut-être fallait-il d’abord lui signifier qu’il ne fallait pas compter sur une quelconque personne pour m’accompagner. Après tout, il est mieux de savoir le nombre exact de convives pour cuisiner, non ?

- Je viendrai seul, pour ma part, entamais-je avant de réaliser que la conversation prenait un tournant plus personnel, même si ce n’était pas pour me déplaire totalement. Concernant Lester et Ellie par contre, comme vous devez vous en doutez, ce n’est pas avec mon attitude précédente que j’ai pu en apprendre beaucoup à ce sujet.

Je passais une main sur mon cou, pas vraiment fier de ce qu’ils avaient pu endurer même si mes rapports avec les L et leur secrétaire avaient toujours été de l’ordre professionnel et non amical, ce qui ne nécessitait pas que je sois toujours le clown de service. Mais je réalisais – un peu tard, certes – qu’il était tout de même plus agréable de travailler avec des personnes qui n’étaient pas d’une humeur de chien.

Je ne voyais pas tellement quoi ajouter, et eu alors pour projet de finir complètement ce qui m’avait été apporté avant de relancer la conversation si le besoin s’en ressentait. Leonardo pouvait tout aussi bien décider de ne pas s’attarder sur ce que je disais ou au contraire rebondir dessus, et me fournir ainsi des détails que je n’aurais pas cru vouloir savoir. Ou il pouvait rester silencieux, ce qui revenait un peu à la première option. Dans un cas comme dans l’autre, je me doutais que la prise de paroles et l’échange allaient revenir, aussi je ne m’en inquiétais pas le moins du monde. Tout comme je ne me préoccupais pas de l’heure qu’il pouvait être, malgré les horaires qui m’étaient normalement imposés. Je préférais amplement, il est vrai, arriver bien à l’heure, et j’avais en plus ce soir-là un décès à annoncer, mais je me savais capable de réaliser les deux dans les temps. Alors pourquoi s’en faire ?


Dernière édition par Iwan Koslow le Lun 22 Avr - 13:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme une gifle remettant les idées en place - Iweo   Mar 4 Sep - 21:36

D’un doux hochement de tête, Iwan acquiesça à ce qu’il venait de dire et Leonardo sourit tranquillement avant de reprendre une gorgée d’eau. Ce repas était vraiment une aubaine, en dépit des inquiétudes qu’il avait eu jusqu’à très récemment. Passer du temps avec Iwan lui plaisait autant qu’il avait pu l’imaginer et c’est à peine s’il se sentait prêt à le saluer à un moment donné pour leur permettre de repartir chacun de leurs côtés. La semaine qu’il avait passé à ressasser inlassablement ce qu’il éprouvait possiblement pour lui se trouvait incroyablement loin de son esprit. Un déclic s’était opéré avec la si gentille question du jeune homme et tout s’était arrangé. Du moins, pour l’instant mais il n’y avait pas de raison que la situation prenne un tour négatif. Ils avaient dépassé les premiers moments gênants où on ne savait pas trop quoi dire et parlaient plutôt librement à présent.

- Merci tout d’abord de me convier à votre projet, répondit d’ailleurs le comptable après un instant de silence. C’est très gentil de votre part.

Le sourire de l’architecte revint danser sur ses lèvres en entendant cela. Il était très positif qu’Iwan le trouve également gentil ; même s’il était vrai qu’il aurait été surprenant qu’il le juge être autrement du fait de la réputation de crème qu’il avait depuis toujours, dans sa vie personnelle comme dans sa vie professionnelle. Une réputation qui lui attirait autant de moqueries que de compliments.

- Je viendrai seul, pour ma part, continua Iwan.

La joie que son auditeur ressentit à ces mots fut très difficile à cacher. Certes, le comptable n’avait pas exactement dit qu’il était célibataire mais c’était une éventualité qui restait ouverte et, en plus de cela, qu’il vienne seul indiquait que, s’il était effectivement célibataire, il ne comptait pas changer son statut d’ici cet hiver et, s’il était en couple, que la relation n’allait pas durer ou n’était pas suffisamment sérieuse pour présenter l’individu étranger à des collègues de travail. Ecartant la pensée que cela pouvait aussi simplement relever d’un désir de séparer distinctement vie privée et vie professionnelle, Leonardo s’intéressa à la suite de ses propos.

- Concernant Lester et Ellie par contre, comme vous devez vous en doutez, ce n’est pas avec mon attitude précédente que j’ai pu en apprendre beaucoup à ce sujet, disait-il en passant sa main dans son cou dans une attitude clairement coupable qui fit craquer un peu plus son interlocuteur.

On n’avait pas idée d’être si adorable, touchant et séduisant. Ou, du moins, si l’on avait cette idée, on aurait du éviter de l’être en présence de son patron. Mais Iwan n’avait aucun pouvoir là-dessus et Leonardo se dit que c’était sûrement ce qui rendait son charme si efficace. Cela eut également pour effet de lui faire réaliser avec un peu de retard ce qu’il entendait avec ses dernières paroles. Il était vrai qu’il n’avait pas toujours été d’une accessibilité saisissante mais l’architecte n’en avait jamais été vexé ou agacé. Les gens étaient comme ils étaient. Il fallait l’accepter et s’adapter si on le pouvait, chose que, par chance, il était tout à fait capable de faire. De toute façon, ce n’était pas à Iwan de se prononcer quant à l’éventualité que leurs collègues viennent accompagnés ou non, bien qu’émettre des suppositions à ce sujet puissent se révéler être fort divertissant. Leonardo avait cependant conscience que ce n’était pas le genre de comportement à avoir avec un employé, même si celui-ci était excessivement mignon et attirant, et le bénit donc de ne pas s’être montré particulièrement amical avec les autres. Il se fit d’ailleurs la remarque qu’Iwan et Ellie avaient quand même l’air de bien s’entendre en dépit de ce que le premier venait de dire et il se demanda alors s’il n’avait pas imaginé la proximité dont il les pensait coupables, dans un élan jaloux particulièrement déplacé et vigoureux. Choisissant de repousser la question à plus tard, il sourit poliment à son interlocuteur et l’imita finir de manger. L’horloge tournait, la nourriture refroidissait et la pause s’effilochait, mine de rien.

Son assiette enfin finie, quelques minutes plus tard, il se dit qu’il était temps de couper court au silence installé, étant donné qu’Iwan avait également fini de manger. Il aurait été idiot de gaspiller les minutes qui leurs restaient à se fixer muettement, même si les blancs qui pouvaient apparaître entre eux n’était pas des plus gênants. Il devait amener la situation jusqu'à un point qui l'empêcherait de regretter quoique ce soit, une fois seul avec lui-même. Et il savait exactement comment procéder pour cela. Son air calme et détendu toujours posé sur le visage, il se pencha imperceptiblement vers son interlocuteur.

- Pourriez-vous m’indiquer quand est-ce que j’aurais la possibilité de vous appeler sans vous déranger, s’il vous plaît ? demanda-t-il tranquillement, un léger sourire se perdant aux coins de ses lèvres. Que je sache si je peux me permettre de le faire en cas d’hésitation lors de la confection des plats polonais dont nous avons parlé, tout à l’heure, expliqua-t-il en laissant s'épanouir le sourire qui s'esquivait jusque là. Après, si vous préférez, je peux très bien noter les questions qui me viennent sur un papier et vous le transmettre quand vous viendrez travailler au cabinet. C’est à vous de me dire où vos préférences vont.

Il avait prononcé l’ensemble de ces mots avec naturel, tout en sachant pertinemment au fond de lui qu’il était bel et bien dans un comportement séducteur. Par chance, pour lui, ce type de comportement se traduisait plutôt convenablement, une fois qu’il assumait ce qu’il voulait et qu’il s’estimait le mériter. Laissant le temps à Iwan de réfléchir, il commanda deux thés verts au serveur qui vint débarrasser leurs assiettes, après s’être assuré auprès de son interlocuteur qu’il voulait bien expérimenter la chose. Commander à la place des autres était une chose que Leonardo ne se permettait pas de faire sans leur consentement. Même quand « les autres » étaient ses employés en plus d'être un fantasme de premier choix. Même quand la réponse que lui fournirait ledit employé-fantasme serait cruciale pour le futur de leur relation et qu'il aurait largement préféré le laisser réfléchir tranquillement pour éviter de perturber ses pensées tant il craignait ce qu'il allait entendre tout en l'attendant avec impatience. Un "je préfère que nous voyons ça au bureau" pourrait le pousser à se conduire comme un zombie tout le reste de l'après-midi. Un "vous pouvez m'appeler à telle ou telle heure, tel jour" aurait sûrement le pouvoir de l'enivrer pour tout le reste de la semaine. Et ce qui était magnifique dans cette attente, c'était qu'Iwan ne savait rien du pouvoir qu'il avait sur son patron, pas plus qu'il ne pouvait avoir conscience de l'état d'excitation dans lequel celui-ci se trouvait. C'était la pleine magie de l'esprit humain qui savait se transformer en miroir sans tain quand la situation le requérait.
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MessageSujet: Re: Comme une gifle remettant les idées en place - Iweo   Mer 5 Sep - 19:33

Ma remarque fit finalement éclore un sourire empreint de politesse sur le faciès de mon vis-à-vis, ce qui suggéra très sincèrement que Leonardo choisissait de ne pas s’étendre sur le sujet. Par souci de respect des vies personnelles de son associé et de son employée ? Parce qu’il ne savait rien non plus à proprement parler ? Ou à cause du fait qu’il était également et avant tout mon patron ? La raison me resterait sans doute inconnue, quelle que soit la direction dans laquelle notre relation évoluerait. La pensée venait d’être reléguée au fin fond de mon esprit, et si l’on pouvait techniquement parler en de tels termes, balancée dans la « corbeille » que je ne tarderais pas à vider. Le fait que des termes autant de vie courante qu’informatiques me reviennent en tête me rappelèrent que la pause était plus près de la fin que de son début. Mais la remise au travail ne me gênait pas en soi : j’adorais ce que je faisais. Et même si le temps était tout de même plus agréable à passer en compagnie du brun, il y avait un temps pour toute chose.

- Pourriez-vous m’indiquer quand est-ce que j’aurais la possibilité de vous appeler sans vous déranger, s’il vous plaît ? demanda soudain l’Italien avant de s’expliquer en souriant : que je sache si je peux me permettre de le faire en cas d’hésitation lors de la confection des plats polonais dont nous avons parlé, tout à l’heure.

Heureusement que j’avais fini de boire juste avant qu’il ne pose la question. Je doutais que le liquide ne soit passé dans le bon tuyau, comme on dit, étant donné que l’interrogation était arrivée aussi vite qu’abruptement. Est-ce que je divaguais ou j’avais bien compris que l’Italien dépassait les frontières hiérarchiques pour tenter d’instaurer une sorte de... amitié ? Le mot était peut-être fort, remarquez, mais j’étais absolument certain qu’un patron normal n’aurait pas fait une pareille demande à un employé. Ceci dit, Leonardo était bien ce qu’il était, et puisque par le passé déjà – même si cela remontait à l’instant où je l’avais invité à ce que nous déjeunions ensemble – j’avais clairement envisagé de ne pas seulement le connaître sur le plan professionnel, voilà qui allait bien dans mon sens. Aussi, n’en fus-je pas le moins du monde déplu, juste surpris. Il prenait une belle initiative, tout de même. Après, il était probable par contre que j’aie imaginé le sous-entendu séducteur glissé dans ses propos. Non, définitivement, Leonardo – comme je lui avais fait la remarque – était avant tout quelqu’un de très gentil et allait juste dans la prolongation de notre discussion. S’il voulait aller plus loin, c’était certainement pour s’arrêter tout de même au stade de l’amitié. Ce qui était déjà conséquent.

- Après, si vous préférez, je peux très bien noter les questions qui me viennent sur un papier et vous le transmettre quand vous viendrez travailler au cabinet. C’est à vous de me dire où vos préférences vont.

C’est tout de même fou le nombre de pensées qui pouvaient affluer dans mon esprit, quand on pensait que Leonardo n’avait pas dû attendre plus de deux secondes pour poursuivre et proposer une alternative que je rejetais déjà mentalement. Il avait fait l’effort de me faire pareille demande, ce n’était pas pour que je la refuse. Ou tout du moins était-ce mon avis sur la question.

La réponse était nette dans mon esprit, et je me laissais ainsi entraîner par mon imagination aux conversations téléphoniques qui pourraient découler de ce déjeuner. Oui, elles allaient bien se porter sur la cuisine – peut-être allais-je devoir d’ailleurs me renseigner un peu à ce sujet – mais il pouvait employer des termes plus familiers et moins professionnels pour démarrer la conversation et... Minute. Je venais précisément de dire à l’Italien que justement, mes souvenirs concernant les plats polonais étaient essentiellement conservés via mes papilles gustatives. A moins qu’il n’ait subi une amnésie durant le cours laps de temps qui s’était écoulé depuis mon aveu sur la chose, ou qu’il souffre d’un alzheimer, sa demande n’avait pas vraiment de sens. Ou plutôt, pas celui qu’il tentait de me fournir. Mais peut-être que je m’embarquais encore une fois un peu loin et que la spontanéité et l’impulsivité dont j’avais toujours fait preuve allaient m’être utiles dans pareille situation. Car si je laissais mes pensées se diriger dans cette direction, il y avait de forts risques que j’en oublie totalement ce qui l’avait déclenché et que je réponde quelque chose d’absurde, tout me faisant des idées.

- Sans aucun problème ! Débutais-je avec un franc sourire.

Je lui indiquais aussitôt mes disponibilités – qui étaient relativement larges en dehors des horaires de travail –, précisant par le même temps que je ne planifiais généralement pas, par contre, les morts des personnes, ni la durée à l’annoncer à leurs familles, qui pouvait parfois s’allonger selon le type de personnes auquel j’étais confronté. J’ajoutais avec simplicité qu’il pouvait néanmoins me laisser un message en cas de non réponse, et que je tâcherais d’y répondre aussitôt que je le pouvais. Il me demanda les tranches horaires où il était le plus probable que je sois aux prises avec une famille, et je lui répondis que je profitais en général de ma sortie du travail pour ce faire, avant de dîner, si possible. Je lui suggérais alors de m’envoyer un SMS ou de me téléphoner avant de se lancer dans toute entreprise culinaire de ce genre, mais il spécifia qu’il avait de toute manière prévu de s’organiser ainsi et d’éviter au possible de me téléphoner en pleine préparation.

- Mais vous savez, je vous ai déjà dit que je n’avais pas de grands souvenirs à ce sujet, autrement que gustatifs, dis-je malicieusement.

Je lui souris dans le même ton, avant de reprendre, un peu plus sérieusement :

- Mais je peux néanmoins faire des recherches et voir si cela me rappelle quelque chose.

Je remerciais en souriant le serveur qui nous servit nos thés verts que Leonardo avait commandé après s’être assuré de ma bonne volonté à goûter au breuvage qui m’était inconnu. Remuant le liquide brûlant avant de me tenter à le goûter, je me désintéressais légèrement de la conversation en cours, le temps que l’Italien ne réponde – si jamais il le faisait – pour m’interroger sur l’efficacité qui découlerait de l’absorption du thé. J’avais en effet légèrement peur que cela ne m’endorme et m’abrutisse plus qu’autre chose, préférant plutôt un bon café pour me tenir bien éveillé et en forme avant de me remettre au boulot. Mais après tout, je n’y connaissais rien. Il était bien possible que ce thé vert me fasse autant d’effet que le breuvage noir, qui sait ?


Dernière édition par Iwan Koslow le Lun 22 Avr - 13:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme une gifle remettant les idées en place - Iweo   Jeu 6 Sep - 22:55

L’attente de Leonardo ne fut pas longue. Le serveur à peine parti, Iwan s’empressa de lui répondre avec un beau sourire sincère:

- Sans aucun problème ! dit-il avant d’enchaîner sur le détail de ses disponibilités et le fait qu’elles puissent parfois se montrer erronées en raison des décès qu’il annonçait et qui étaient –logiquement- impossible à planifier.

Leonardo comprenait tout cela et hocha ponctuellement la tête le long de son explication. Il était comme toujours attentif à ce qui lui était dit et ne fut pas surpris de voir Iwan directement poursuivre sur une aimable déclaration au sujet d’un message qu’il pouvait laisser sur sa boîte vocal, si jamais il tombait sur dessus. Message qui aurait une réponse au plus vite, précisa le comptable. A ce stade-là de la discussion, Leonardo ne put s’empêcher de se demander à quoi ressemblait le répondeur du jeune homme. Etait-ce sa voix ou un message préenregistrés qui comblait son absence? Sans trop savoir si c’était pour rapprocher le jour où il le saurait ou justement l’éloigner, il s’enquit alors des moments où son interlocuteur était le plus susceptible de se trouver en compagnie de la famille d’un mort. La réponse, après le travail, avant le dîner, l’amusa mais il tâcha de ne rien en montrer afin de ne pas braquer son interlocuteur.

S’il trouvait cela drôle, c’était davantage parce qu’Iwan gérait la mort avec beaucoup de décontraction que parce qu’il le trouvait stupide ou étrange. La suggestion de lui envoyer un SMS ou de lui passer un coup de téléphoner avant de tenter tout plat polonais qu’il lui fit en suivant lui plut d’ailleurs beaucoup. Elle était signe de l’envie réelle qu’il avait de l’aider, même si lui-même y avait déjà pensé pour éviter de s’interrompre au milieu de sa recette. Lorsqu’il cuisinait, rien ou presque ne devait venir interférer. Après, il était évident qu’il pourrait faire une exception pour Iwan mais s’il pouvait l’avoir avant de commencer quoique ce soit ce serait pratique, donc il était heureux qu’ils soient sur la même longueur d’ondes.

- Mais vous savez, je vous ai déjà dit que je n’avais pas de grands souvenirs à ce sujet, autrement que gustatifs, ajouta le comptable avec une malice qu’il était impossible de manquer, tant par sa présence dans le son de sa voix qu’à cause du sourire assorti qu’il arborait désormais.

Leonardo se sentit d’autant plus satisfait de sa précédente réponse : Iwan avait conscience ne pas pouvoir l’aider entièrement, puisque les ingrédients et les préparations ne lui diraient pas grand-chose verbalement mais cela ne le gênait pour autant pas d’être vaguement harcelé par son patron. La phrase qu’il ajouta juste après que Leo eut songé à cela acheva de le conforter dans sa pensée que ce repas dépassait de loin toutes ses espérances.

- Mais je peux néanmoins faire des recherches et voir si cela me rappelle quelque chose, avait-il dit avec son sérieux retrouvé. « Mais ce serait tellement charmant à vous que je serais obligé de vous virer avant que vous ne deviez porter plainte contre moi pour harcèlement sexuel » aurait voulu répondre son auditeur, dans un brusque accès d’emportement. .

L’arrivée des thés lui permit toutefois de réaliser pleinement que cette réponse n’était définitivement pas la bonne réponse. Premièrement parce qu’on ne harcelait sexuellement pas les gens parce qu’ils étaient gentils avec vous. Et ce, même s’il était remarquablement bien faits de leur personne. Deuxièmement parce qu’Iwan avait souri au serveur qui leur avait apporté leurs thés, ce qui impliquait le troisièmement qui suivait : ne jamais succomber au charme de quelqu’un de gentil, même si ce quelqu’un pouvait aussi se montrer parfaitement indifférent au monde, car cela vous faisait douter de ses réelles motivations lorsqu’il était gentil avec vous. Ce troisième point, Cecilia le lui avait en partie confié, le soir de leur lune de miel et Leonardo ne l’avait jamais compris aussi intensément que maintenant. En face de lui, toujours aussi inconscient de ce qu’il provoquait chez lui, Iwan remuait son thé et il l’imita tout en reprenant la parole :

- Ne vous embêtez pas avec cela. Vous ferez déjà beaucoup en m’aiguillant, si j’ai des doutes, puis après, en goûtant le résultat final, étant donné que vous devez vous attendre à tester ce que j’aurais fait, le lendemain de chacun de mes coups de téléphone. Je m’arrangerai pour les faire coïncider avec vos venues. Comme vous voyez, le fait que votre mémoire se situe principalement dans votre goût ne m’avait pas échappé, ajouta-t-il en souriant avec la même malice que son interlocuteur, un peu plus tôt.

Ayant fini de parler, il touilla une dernière fois le thé puis en but une gorgée avant de reposer son regard sur Iwan. Songer qu’il goûtait aux plats japonais pour la première fois grâce à lui lui faisait sincèrement plaisir. Peut-être qu’à l’avenir, il penserait à lui s’il remangeait dans un restaurant du genre ou buvait un thé vert. C’était une idée qui lui plaisait bien et il ne put empêcher un fin sourire de s’épanouir sur ses lèvres. Grâce à ce repas, il allait passer un excellent après-midi et connaître un brusque regain d’intérêt pour la cuisine polonaise, deux jours plus tard. Il avait en effet appris qu’il valait mieux contrôler l’envie irraisonnée mais tellement logique qu’on avait d’appeler immédiatement une personne qui nous plaisait afin d’éviter les gaffes débiles dont on pourrait largement se maudire par la suite. Il avait bien trop souvent vu des gens le faire pour se faire lui aussi prendre au piège. Cecilia avait d’ailleurs fait partie de ces personnes mais, pour eux, cela n’avait pas été si catastrophique, au final. Enfin… Repoussant le souvenir, Leo replongea dans son thé. Il le finit rapidement, échangeant quelques banalités sur son goût et ses vertus avec Iwan avant que le serveur n’arrive pour leur porter l’addition.

- Ceci pouvant être considéré comme un déjeuner professionnel, je vous invite, annonça l’architecte en même temps que son vis-à-vis attirait à lui le morceau de papier.

Surpris, il l’entendit dire qu’il paierait sa part en dépit du caractère professionnel de leur déjeuner et dut gentiment batailler quelques minutes avec lui avant de parvenir à le faire céder. Mais ce n’est pas de bon cœur qu’Iwan qui lui tendit l’addition, même si leur désaccord était mineur. Afin de rattraper l’affaire, Leonardo suggéra qu’il pourrait toujours lui payer un café, plus tard, s’il y tenait.

- Les cafés à emporter de Starbucks sont un délice, dit-il pour éviter que l’autre ne pense qu’il lui faisait des avances, chose qu’il faisait pourtant bien, d’une certaine façon. Même ceux à consommer sur place, remarquez.

Le serveur revint vers eux, la machine dans les mains, et Leonardo tapa son code rapidement avant de récupérer sa carte, enrubannée du reçu, et de se lever, rapidement imité par son invité. Ils se dirigèrent vers la sortie, ledit invité remerciant poliment son patron qui évita de  rebondir dessus pour éviter de terminer leur déjeuner sur une fausse note. Ils se séparèrent devant le restaurant, chacun partant dans une direction opposée.

Leonardo avait l’esprit rempli d’étoiles mais ne manqua pas de se noter qu’il serait désormais bien qu’il invite Ellie à déjeuner, pour prévenir toute rumeur concernant les raisons qui l’auraient poussé à déjeuner avec Iwan.  Certes, c’était le jeune homme qui lui avait proposé le fait et lui-même l’avait presque obligé à ne pas payer sa part mais il n’empêchait qu’il restait son employé et qu’il n’avait pas à faire un quelconque favoritisme. Par chance, Ellie ne connaissait pas ses tendances bisexuelles et il savait que Lester était pour le moment trop occupée avec sa compagne pour prêter attention à ce qu’il faisait, même s’il lui avait laissé plusieurs messages inquiets, lors de sa semaine d’absence. Mais cela n’empêchait pas qu’il valait mieux prévenir que guérir et qu’organiser un déjeuner avec Ellie dans les plus brefs délais serait clairement à envisager. En plus, il pouvait justement utiliser sa semaine d’absence comme justification. Après tout, il était absolument possible qu’il ait réalisé qu’il ne connaissait pas très bien ses collègues alors que c’était eux qui composaient la majorité de son entourage. Et, qu’étant plutôt sociable naturellement, il ait voulu approfondir ce qu’il connaissait déjà…

Tournant à l’angle d’un bâtiment, Leonardo soupira sans y penser : Ellie ne goberait jamais ça. Ca lui mettrait la puce à l’oreille, plus qu’autre chose. Bon. Il y avait aussi la possibilité qu’il n’évoque pas le repas et fasse comme si de rien n’était. Oui. C’était une bonne idée. Cela rendrait l’événement bénin et tout irait bien. C’était décidé. Il ferait comme si avoir déjeuné avec Iwan Koslow n’avait pas été la chose la plus intéressante, passionnante et attrayante qu’il avait fait depuis la mort de Cecilia ; du moins, du point de vue non-platonique de la chose, Loa, Lester et compagnie ne comptant ainsi pas. Il pourrait toujours rétablir la vérité avec ses parents, de toute façon, puisqu’il était certain qu’ils allaient remarquer quelque chose, la prochaine fois qu’ils le verraient. Et ce n’était pas plus mal. Il aimait pouvoir parler librement aux deux excités qui lui servaient de géniteur au moins autant qu’il aimait observer Iwan travailler.
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MessageSujet: Re: Comme une gifle remettant les idées en place - Iweo   Sam 8 Sep - 11:47

En s’exprimant à son tour, Leonardo m’arracha de la contemplation de ma tasse de thé et de la possibilité qu’il avait de m’endormir ou au contraire de me rendre pleinement apte à travailler – fait que j’allais rapidement découvrir.

- Ne vous embêtez pas avec cela. Vous ferez déjà beaucoup en m’aiguillant, si j’ai des doutes, puis après, en goûtant le résultat final, étant donné que vous devez vous attendre à tester ce que j’aurais fait, le lendemain de chacun de mes coups de téléphone. Je m’arrangerai pour les faire coïncider avec vos venues. Comme vous voyez, le fait que votre mémoire se situe principalement dans votre goût ne m’avait pas échappé.

Je souriais à mon tour en remarquant que l’Italien avait utilisé le même ton en faisant référence à mes papilles gustatives. Et voilà qui expliquait bien des choses, et répondait à mes interrogations muettes qui étaient apparues quelques instants auparavant, lorsque j’avais cru remarqué l’oubli chez Leo de ma remarque sur mes souvenirs plutôt inexistants, question recette. En plus d’aller travailler dans un endroit calme et plaisant pour quelque chose que j’appréciais, j’allais avoir parfois le bonheur d’avoir à manger quelque chose en rapport avec mes origines, et certainement bien cuisiné. Je doutais que le brun déduise de mon salaire les repas en question, puisqu’il le proposait, ce qui faisait bien de ces plats un véritable bonus. Décidément, j’avais beaucoup à gagner à être sympathique et à déjeuner avec mon patron. Même si la nourriture n’était certainement pas la priorité.

Nous discutâmes tout en buvant nos thés qui étaient le justement le sujet de conversation en cours. Leonardo m’informa de ses vertus – ce qui confirma finalement la seconde supposition que je m’étais faite, soit qu’ils avaient la même faculté que le café à tenir éveillé, voire pire que celui-ci. Echangeant sur son goût – auquel j’avais pour le moment un peu de mal à m’habituer –, nous finîmes bien vite de les boire, et le serveur acheva le déjeuner en apportant l’addition dont je me saisis rapidement, bien décidé à régler ma part, voire celle de l’Italien, puisque je l’avais tout de même invité.

- Ceci pouvant être considéré comme un déjeuner professionnel, je vous invite.

Légèrement surpris et absolument pas d’accord, je lui signifiais rapidement que je tenais à payer ma part, tout d’abord parce que j’avais pris l’initiative, ensuite parce que je n’étais pas démuni et étais tout à fait capable de payer pour ce que je mangeais, enfin parce que son argument ne tenait pas la route : le professionnel avait très largement cédé sa place au personnel, et ce depuis que nous étions attablés. Mais devant l’insistance de l’Italien qui argumentait simplement mais avec habilité, je lui tendis finalement le papier, pas vraiment heureux non plus d’avoir « perdu ». J’estimais qu’il était tout à fait normal que je règle pour ma nourriture, et pas qu’on me l’offre ainsi, sous le prétexte d’un déjeuner professionnel. Mon vis-à-vis déclara finalement que je pouvais toujours lui offrir un café, plus tard, si j’y tenais, avant d’ajouter :

- Les cafés à emporter de Starbucks sont un délice. Même ceux à consommer sur place, remarquez.

J’hochais la tête, ayant déjà eu l’occasion d’en prendre là-bas, même si ce n’était pas le moins du monde une habitude. Il était vrai qu’ils étaient particulièrement bons. Leonardo s’occupa donc de régler la somme de nos plats, et je ne tardais pas à le remercier, avant que nous nous séparions devant le restaurant. Je repartis en direction de l’immeuble où se situaient les locaux dans lesquels je travaillais, tandis que Leo… Partait je ne savais trop où, à vrai dire.

Je repensais à ce qui venait de se passer tout en marchant d’un pas assez ferme, soucieux de ne pas arriver en retard. Comme je l’avais prévu, tout s’était déroulé pour le mieux. Certes, il y avait eu quelques moments où chacun d’entre nous s’était plongé dans ses pensées, et pas toujours pour des souvenirs festifs. Ou tout du moins, pour ma part. Mais j’avais su les contourner finalement avec brio, et m’en félicitais. J’avais appris pas mal de choses sur Leonardo Sacritorian, bien plus que je n’avais osé l’espérer, ou ne l’avais imaginé, plutôt. Et j’en étais ravi. Je ne savais pas vraiment comment allait évoluer notre relation à présent, mais étais plutôt optimiste. Mes tendances lunatiques, bizarrement, ne semblaient pas l’affecter outre mesure, ce qui était sans doute un grand avantage. Peu nombreuses étaient les personnes me supportant dans tous mes états – surtout que je ne me liais pas à grand-monde. Mais Leonardo était différent, et je ne savais pas encore à quel point j’allais l’apprécier, même si je commençais déjà à m’en douter.

C’est donc avec le sourire que je traversais à nouveau le hall d’entrée du bâtiment abritant les diverses sociétés, et montais travailler dans le bureau que l’Italien me laissait donc pour moi tout seul. Je ne savais pas s’il allait revenir dans la journée, mais étais de toute manière persuadé de le revoir sous peu. Et cette pensée était loin de me déplaire, bien au contraire.




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