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 There's no time for reason - June & Alésia

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    Date de Naissance : 03/08/1989







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MessageSujet: There's no time for reason - June & Alésia   Lun 15 Aoû - 19:22

"The world is about two things : power & control"


Une idée, une simple idée avait mis le feu aux poudres. Sûrement parce que ce n’était pas n’importe quelle idée. C’était une idée amusante, distrayante, une idée parfaite pour entamer une nouvelle collaboration fructueuse. Une collaboration dans laquelle eux, les jumeaux Wenstone, auraient comme toujours un ascendant indéniable. Tout en arrangeant les options et fonctionnalités de son appareil photo dernier cri, Alexander Wenstone repensait au moment où la dite idée avait surgi des lèvres de sa sœur, la superbe Anastasia, et se disait qu’il aurait été vraiment niais de la refuser. Par chance, il l’avait immédiatement adoptée. L’idée était simple : donnez rendez-vous à June McAvoy, une dealeuse qui commençait à prendre de l’envergure, dans un endroit quelconque, l’approcher et la faire voyager à une époque passée encore indéterminée au moment du souvenir. Un jeu d’enfants pour des gens tels qu’eux, habitués aux coups tordus et, surtout, suffisamment riches pour pouvoir faire tout ce qui leur plaisait. Observant Londres à travers l’objectif de son appareil, Alexander songea brusquement qu’il y aurait de superbes cliches à réaliser ici et il lâcha l’appareil qui retomba contre son torse, retenu par une dragonne, pour noter la date, le lieu et l’heure auxquels il se trouvait. Avec ces renseignements, il lui serait aisé de revenir avec sa jumelle pour faire un photoshoot comme ils savaient si bien les faire, Anastasia étant réellement un modèle formidable. Reprenant le cours de ses pensées, le brun repensa au moment où il lui avait demandé ce qui avait motivé la création du projet. Elle lui avait instantanément rétorqué qu’il était toujours intéressant de trouver des nouveaux moyens d’impressionner et il n’avait pu qu’acquiescer en souriant, malgré lui. Il adorait les réparties de sa sœur tout comme il adorait élaborer des plans plus ou moins étranges mais toujours parfaits, avec elle. Quelques heures après que le sujet ait été abordé, ils avaient ainsi envoyé un messager transmettre à June McAvoy une lettre donnant un lieu de rendez-vous, une heure ainsi que quelques mots où ils expliquaient qu’ils aimeraient la rencontrer et qu’ils étaient parfaitement au courant de la situation dans laquelle elle se trouvait ; sans jamais donner d’identité au cas où la lettre tomberait entre de mauvaises mains. Quelques coupures de cinquante livres sterlings avaient été également mises dans l’enveloppe pour lui montrer qu’ils avaient le pouvoir de la renvoyer chez elle ou même de la faire abattre si elle ne se présentait pas au rendez-vous et qu’ils avaient la chance de la retrouver. Tout cela revenait en mémoire à Alexander tandis qu’il était avec sa sœur devant la mairie en forme d’œuf de Londres, quelques minutes avant que l’heure du rendez-vous ne fut inscrite sur le cadran de leurs montres. Ils étaient arrivés légèrement en avance parce qu’il avait manifesté l’envie de prendre des clichés du lieu, le trouvant absolument charmant sur les rives de la Tamise et Anastasia avait compris sa lubie. La communication restait toujours claire entre les jumeaux Wenstone. La jeune femme se trouvait présentement appuyée au rebord de la promenade qui longeait le fleuve londonien et de nombreux promeneurs l’observaient, envoutés par sa beauté qu’ils n’auraient jamais l’honneur de côtoyer. Un sourire s’imposa sur le visage d’Alexander en songeant cela et il s’approcha d’elle pour lui dire qu’il partait ranger son appareil photo afin de ne pas le perdre durant leur voyage temporel. Il ne lui restait plus que deux minutes avant l’arrivée supposée de June alors il se hâta de contourner le bâtiment qui était malheureusement entouré de zones piétonnes et rangea avec soin son précieux objet dans son étui avant de dire au chauffeur de rentrer à leur demeure. La voiture discrète mais luxueuse s’éloigna silencieusement de lui et il rejoignit sa sœur, nerveux de la savoir seule. Pas qu’elle ne sache pas se défendre mais il était habitué à être constamment avec elle, sauf chez eux mais c’était différent étant donné que le Manoir était comme une extension d’eux-mêmes.

La silhouette parfaitement proportionnée d’Anastasia en vue, il jeta un regard circulaire autour d’eux pour voir s’il n’apercevait pas celle de June qu’il connaissait grâce à des clichés pris par quelques-uns de leurs employés mais fut déçu dans sa quête. Il rejoignit alors sa sœur et ils se mirent à observer les passants avec désinvolture, aussi beaux que des mannequins, aussi intouchables que des photos sur papier glacé. Dans la tête du châtain, le plan qu’ils avaient élaboré plusieurs jours auparavant se déroula aussi aisément que s’il était écrit devant lui et il se tint prêt à se saisir de leur cible pour l’emmener au dix-neuvième siècle, en 1889 pour être précis. 1889 était l’année de naissance de Charlie Chaplin, cet homme aux talents multiples qui les avait tant occupés, lorsqu’ils étaient enfants et que leur gouvernante du moment leur mettait un de ses films pour les faire tenir en place. Pendant que leurs parents s’occupaient d’Asher, ce cher petit Asher. Une grimace déforma les traits d’Alexander à l’évocation de son triplé, cet être qu’il aurait voulu pouvoir oublier et sous le regard interrogatif de leur sœur, il marmonna les huit lettres honnies. Une vague expression de dégoût traversa le visage d’Anastasia et Alex s’en voulut de lui avoir rappelé l’existence de leur benjamin. Ce benjamin dont ils n’avaient plus aucune nouvelle mais qu’ils ne voulaient surtout pas revoir. Il était malade, faible ? Bien. Qu’il le reste mais loin d’eux. Il n’avait pas eu besoin d’eux lorsqu’il accaparait leurs parents, il n’avait sûrement pas besoin d’eux aujourd’hui. A moins que ce soit pour l’enterrer. Crispant sa mâchoire, Alexander se força à revenir au moment présent et grand bien lui en prit car la fine et élégante silhouette de June McAvoy se présenta à son regard. Sans lui laisser le temps de les remarquer, il s’approcha d’elle, l’accrocha fermement et avant qu’elle ait eu le temps de protester, tourna son anneau pour arriver en 1889 sans crainte d’avoir été aperçu ; Anastasia ayant sûrement fait une impressionnante diversion, il n’en doutait pas. Attendant posément qu’elle les rejoigne, il scruta le lieu dans laquelle ils avaient atterri et remercia le ciel d’être arrivé dans la ruelle vide de toute personne qu’ils avaient prévu, sans cesser de serrer June contre lui, une main plaquée sur sa bouche pour éviter qu’elle crie ou se débatte, l’autre serrant l’étoffe nouvelle de la robe qui avait remplacé ses vêtements liés à 2011. Anastasia arriva quelques secondes plus tard, à quelques mètres de distance d’eux et ses nouveaux habits, correspondant également à l’époque victorienne dans laquelle ils se trouvaient, la mettait aussi bien en valeur que d’accoutumée. L’accueillant d’un signe de tête, Alexander la laissa ficeler et bâillonner June avec soin avant de lâcher leur victime pour voir si le fiacre qu’ils avaient fait mander pour l’occasion était bien là. Satisfait de constater qu’il l’était, il revint récupérer June qu’il posa sur son épaule comme un sac de charbons et assit tant bien que mal dans l’ersatz d’automobile qu’ils avaient à disposition. S’écartant pour laisser sa sœur monter à son tour, il ordonna au cocher de les amener à l’hippodrome et pénétra à son tour dans l’habitacle en prenant garde à ne pas faire tomber de sa tête le haut de forme qui y avait pris place à son arrivée en 1889. Il finit néanmoins par le mettre sur ses genoux pour ne pas être gêné par lui et se retourna vers ses deux compagnes en portant davantage son attention sur celle qui était bâillonnée :

- Vous êtes absolument ravissantes, mesdemoiselles, lança-t-il en souriant courtoisement avant d’enchaîner plus moqueusement : Anastasia & Alexander Wenstone pour ne pas vous servir, mademoiselle McAvoy.

La dernière nommée paraissait un peu perdue ce qui enchanta le jeune homme : leur plan fonctionnait aussi bien que prévu. June était décontenancée. Échangeant un sourire complice avec sa sœur, il observa le paysage extérieur et fut frappé par la saleté des lieux. Certes, la plupart de la population était encore plus pauvre que celle de 2011 mais il trouvait tout à fait choquant que des gens aient pu vivre aussi salement dans son pays. Dans ceux des autres, sur d’autres continents, à plusieurs heures de vols de chez lui, pourquoi pas, mais aussi près ? C’était une abomination, un coup à attraper une saleté qui vous ferait crever avant que vous ayez pu dire « achevez-moi » et donc quelque chose de révoltant. Néanmoins, confortablement installé dans le fiacre, les à-coups du au revêtement inégal des pavés se perdant dans les coussins qui parsemaient généreusement les banquettes, Alexander pensa qu’il n’aurait qu’à tourner son anneau pour trouver des gens compétents, capables de le soigner. Une sensation de bien-être le traversa en songeant à cela et il se cala mieux contre son dossier, la tête légèrement penchée en arrière, son regard aimablement posé sur sa sœur, June McAvoy pour le moment écartée de son esprit. Les roues du fiacre cessèrent brusquement de tourner et la porte s’ouvrit après que le cocher ait déplié le marchepied. Habilement, Alexander descendit, replaça son haut de forme sur sa tête et tendit sa main à sa sœur pour l’aider à descendre avant de retourner récupérer June qu’il entraîna vigoureusement hors de l’habitacle sans toutefois vraiment la violenter. Lui faire peur, pourquoi pas ? La blesser, hors de question. Ils voulaient qu’elle les craigne mais sans la toucher physiquement, sachant parfaitement qu’influer sur le psychisme d’un humain était diablement plus efficace. Les marques ça disparaissaient, les cicatrices, ça s’atténuait, les coups, on s’y accoutumait mais la peur, l’angoisse psychologique, on ne pouvait pas lutter. L’entraînant vers une entrée secondaire, il laissa Anastasia ouvrir la voie avec aisance et les conduire dans le secteur VIP de l’hippodrome londonien. L’endroit le mieux placé pour voir les courses et espérer avoir misé sur le bon cheval. Ayant la possibilité d’avancer dans le temps pour connaître le nom du vainqueur et d’en suite retourner dans le passé, les jumeaux Wenstone gagnaient toujours. C’était en partie ce qui leur avait permis d’accéder à la loge privée. L’autre étant l’influence qu’ils avaient également réussi à avoir à cette époque. On était de talentueux mégalomaniaques ou on ne l’était pas….

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I'm just a loner, baby, and now you're gotten in my way.

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