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 Toute amitié est basée sur la confiance || Lukas & Ellan

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    Date de Naissance : 05/03/1988







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MessageSujet: Toute amitié est basée sur la confiance || Lukas & Ellan   Jeu 7 Juil - 12:49


Et s’il était possible de changer également le temps sur Vénus ? C’était la question que je me posais depuis plusieurs semaines. En vérité, la pensée m’avait effleurée l’esprit lorsque j’avais découvert que j’étais Vagabond. Comment se faisait-il que je puisse voyager dans le temps d’une planète qui n’était pas mienne d’origine ? J’avais bien du mal à comprendre cela et, évidemment, je me demandais par la même occasion s’il m’était possible de voyager dans le temps de la planète dite jumelle à la Terre. L’expérience me trottant dans la tête, je m’étais un jour décidé à tenter l’expérience. En vain. Puisqu’il me fallait imaginer le passé de notre planète comme on le voyait, j’avais bien du mal à visualiser ce qu’il avait pu être. Sur Terre, plusieurs clichés évoquaient le passé ce qui aidait grandement. Pas sur Vénus. En vérité, je m’attardais tellement à vivre tel un terrien, avec leur passé et tout particulièrement celui de l’Angleterre, à me concentrer pour me façonner des images de leur passé que tout se mélangeait lorsqu’il s’agissait de tenter avec Vénus. Notre passé différait du leur. Oh, bien entendu, nous avons essuyé des guerres, toutes sortes de conflits, meurtres et événements plus ou moins populaires. Mais les vénusiens ne tiraient pour la plupart d’entre eux pas profit de l’enseignement des erreurs de notre passé. Il suffisait de voir où nous en étions pour s’en rendre compte. Et donc, plus personne n’y prêtait vraiment attention, pas comme sur Terre. Des films étaient consacrés aux événements du passé, cherchant à sensibiliser ou à convaincre le spectateur qu’après, en général, des abominations, il s’agissait d’en tirer des conclusions, voir où ça pouvait clocher et surtout, ne pas recommencer. Alors qu’actuellement, plusieurs guerres se déroulaient sur Vénus, autant faites que d’armes atomiques que politiques, sans parler de la nature devenue quasi inexistante…

Soupirant profondément, je m’engageais dans la rue menant à mon immeuble. Il devait être aux alentours de dix-sept heures et la chaleur commençait à retomber, bien qu’elle fût toujours omniprésente. Du moins, c’était une bien douce chaleur en comparaison de certains endroits du monde. Je commençais à m’acclimater par ailleurs, à me faire à cette température qui pourtant était digne du plus glacial des hivers sur Vénus, et encore. Le fait que mon corps puisse s’habituer à ces changements était toujours quelque chose de tout à fait fantastique à mes yeux lorsque l’on observait d’un peu plus près les différences entre nos deux planètes. Ou même en étant pas expert en la matière, une simple recherche sur un moteur prévu à cet effet dont dispose Internet, et vous pouviez constater la différence de température, d’air et bien d’autres choses encore. Mais il fallait croire que, justement, ma condition de Vénusien avait pour avantage que je m’adapte facilement. Du moins, que mon corps s’adapte. Mon cerveau avait quelques peines à tout suivre mais y arrivait étonnement bien. Posséder un esprit aussi large que l’horizon y était sans doute pour quelque chose, et donc je laissais pour une fois la part scientifique pour celle plus poète, plus émotive et qui a une certaine tendance à croire que malgré tout, il ne serait pas impensable que des choses dites juste de légende, des mythes ou des rumeurs concernant le fantastique se révèlent être véridiques. J’en étais la preuve en elle-même. Vénusien sur Terre, pouvant voyager à travers le temps. Il y avait de quoi se mettre à douter de ce qu’on qualifie d’impensable, d’impossible même.

Prenant conscience qu’en fin de compte je revenais aux pensées que je m’étais forcé de mettre de côté, je souris tout de même de la situation. Une pensée en entraînait une autre et ainsi de suite. A tel point que l’on peut parfois se demander quel était ce qui nous passait par la tête en premier lieu et comment diable on a bien pu en arriver à une dernière autre idée complètement incohérente avec la première. Digne de tout être humain ayant un tant soi peu de jugeote. Car certaines personnes restent toujours axées sur le même sujet, le même thème. Ce qui peut être parfois bien agaçant lorsque l’on connaît une personne de ce type et qui ramène donc toujours la conversation au même sujet.

Pénétrant dans notre immense immeuble, je remis les pieds sur terre en vidant mon esprit de toute pensée et commençais ma soit-disante longue ascension vers le dernier étage où se situait mon appartement. Je montais les premiers étages avec la même allure que celle que j’avais pris habitude d’adopter partout. Assez rapide, je ne pouvais pas m’en empêcher bien que j’aie appris à caler mon pas sur ceux des autres, mais apparaissant tout de même comme parfaitement banal aux yeux des autres. Pile ce qu’il me fallait. Je profitais des quelques étages désertés pour forcer le pas, m’enivrer de cette vitesse grisante que j’avais le pouvoir étonnant de pouvoir faire mienne. Puis arrivant à l’avant-dernier, je repris mon allure normale, reprenant tout de même mon souffle, mon cœur battant un peu plus vite qu’à l’accoutumée.

Jetant un coup d’œil à la porte de ma voisine de palier, je me demandais si Nawel était dans les parages. N’ayant pas de travail à proprement parler, mes journées n’avaient pas d’organisation à proprement parler. Néanmoins, je me plaisais à être parfois contacté à la dernière minute par Sophia avec laquelle je passai une bonne partie de mon temps, à rendre visite à Nawel avec laquelle je m’entendais réellement bien, ou Jill, ma chère filleule. Tête butée mais si adorable que j’aurais adoré l’avoir pour fille. Elle n’était pas l’une de ces pimbêches pour qui un ongle cassé équivaut à une crise de nerfs, mais une jeune personne aussi ouverte que possible, même davantage que moi-même, défendant ses opinions et coups de cœur. En général ceux-ci étaient aussi changeants que les teintes de l’océan en une journée mais certains persistaient, preuve inéluctable qu’elle savait tout de même se poser. Venait ensuite Lili, celle qui en peu de temps était devenue ma meilleure amie, la petite sœur que je n’avais jamais eue. Une grande complicité nous liait et nous lierait certainement pour un bon moment encore. Enfin, Lukas, rare ami masculin plus poussé, en comparaison de la gent féminine qui se faisait plus que présente dans mon cercle proche. Son appartement se situant juste à l’étage au-dessus du mien, j’avais fait sa connaissance totalement par hasard. Mais quel heureux hasard. Comme toute personne avec une autre, nous nous étions découvert des points communs et la conversation n’avait pas eu de mal à s’engager. Puisque travaillant en temps qu’infirmier, je ne savais jamais quels horaires il avait et le croisait donc soit par coïncidence ou lorsqu’il me rendait visite sur l’un de ses temps libres. Lesquels ne semblaient pas plus que cela à ses dires. En effet, dans les rares moments où j’avais pu lui parler dernièrement, il ne cessait de me parler d’une jeune femme blonde, une certaine Lili. Certes, le rapprochement pouvait être assez coïncident avec celle que je connaissais mais le surnom étant assez répandu en Angleterre, je supposais qu’il s’agissait d’une autre personne et n’avais pas cherché plus loin. Connaissant tout de même le tempérament du jeune homme, le voir être comme décidé à se poser aiguisait ma curiosité et j’attendais avec une sorte d’impatience d’en apprendre davantage.

Ce fut le moment que choisit la sonnette pour retentir. En effet, j’étais entré entre temps dans mes appartements et après avoir balancé négligemment mes clés sur une petite table prévue à cet effet, j’étais allé me chercher de quoi me désaltérer et m’étais installé par la même occasion à une chaise faisant face à une fenêtre donnant sur un ciel sans le moindre nuage. Me levant donc pour ouvrir, je découvrais avec un mélange de surprise et de joie Lukas sur le pas de ma porte. L’expression « quand on parle du loup, on en voit la queue » me revint tandis que nous nous serions la main.

- Hey ! Salut ! Comment vas-tu ? Lui demandais-je avec une sincérité non feinte.

Son travail n’étant pas de ceux aux horaires fixes, les cernes souvent bien trop présents sur ses yeux étaient le signe d’un repos négligé. S’enquérir de sa santé ne relevait donc pas seulement de la politesse mais également d’un réel souci de savoir comment il se portait. Et il s’avérait évident que le pousser à dormir plus n’était pas chose aisée…

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- Amour : sentiment très intense, attachement englobant la tendresse et l'attirance physique entre deux personnes. Ils oublient la jalousie, le manque, l'envie constante d'être avec l'autre... Tu te rends compte que ce truc a complètement pris possession de mon esprit ?
- Belle façon de me déclarer que tu m'aimes, ma chérie.

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MessageSujet: Re: Toute amitié est basée sur la confiance || Lukas & Ellan   Mer 7 Sep - 15:27

Le soleil était déjà haut dans le ciel, caché derrière les rideaux tirés, quand Lukas Evansson ouvrit les yeux. Encore enserré dans ses draps, l’esprit quelque peu embrumé, sa première pensée fut pour Liesel Widdemger, la jeune femme merveilleuse avec laquelle il sortait depuis quelques temps. Il se tourna ensuite de manière à voir son réveil, plus machinalement qu’autre chose et y lut qu’il était seize heures trente-cinq. Bien. Il avait dormi un peu plus de sept heures. C’était plutôt convenable. La nuit n’avait pas été difficile, pour une fois. Outre les rondes qu’il devait faire à intervalle régulier avec une de ses collègues, quelques personnes avaient appuyé pour l’appeler, sur le bouton adéquat, mais ça n’avait jamais été pour quelque chose de grave. Des oreillers à remettre, des médicaments à administrer… Rien qui nécessitait beaucoup d’énergie. L’envie de retourner aux pays de rêves se présenta pourtant au jeune homme et il la rejeta en même temps que ses couvertures avant de s’étirer. Il n’était pas une marmotte et évoluer un peu dans la lumière du jour lui ferait le plus grand bien. Mû par cette détermination, il ouvrit les rideaux d’un grand geste et grimaça en se faisant éblouir par la lumière solaire avant de s’y accoutumer et d’observer la rue plusieurs étages en-dessous. Quelques passants la traversaient dont un homme à la silhouette familière. Si ses yeux ne lui faisaient pas défaut, ce qui serait étonnant étant donné qu’il avait une vue parfaite, Ellan Kyper ne tarderait pas à rentrer dans l’immeuble. La coïncidence était appréciable. Du fait de son travail d’infirmier, Lukas avait des horaires plutôt variables et lorsqu’il avait du temps libre, il faisait tout pour voir Liesel Widdemger. Ce qui entraînait le fait qu’il ne voyait plus aussi souvent qu’auparavant Ellan. L’homme était son voisin du dessus et l’un de ses seuls amis extérieurs à son travail. Ils s’étaient rencontrés par hasard, s’étaient mis à discuter de la même façon et avaient fini par contracter des liens amicaux sans plus de difficulté, le naturel ouvert d’Ellan s’alliant parfaitement à celui du Suédois. Décidant de pallier à l’inattention avec laquelle il traitait son ami depuis quelques jours, Lukas étouffa un bâillement et se traîna jusqu’à sa salle de bains pour prendre une douche et se préparer. Ce fut l’affaire d’une quinzaine de minutes. Enfin prêt et totalement réveillé, il passa voir comment se portait son mainate, prénommé Philibert. L’oiseau l’accueillit d’un « bonjour » haut-perché qu’il lui rendit avec un peu moins d’entrain du fait de l’état de la cage. Parfois, le Suédois en venait à sincèrement regretter d’avoir cet animal. Il était d’une saleté à toute épreuve. N’ayant pas la foi de réparer les dégâts maintenant, il balança quelques morceaux de fruits dans la cage, se traita mentalement de maître indigne, pour éviter d’apprendre la phrase à Philibert, et retourna dans la cuisine. Là, il prit un morceau de pain surplombé d’un peu de fromage et engloutit le tout en montant à l’étage supérieur où devait se trouver son cher voisin, selon toute logique.

Debout devant le battant de la porte, il se laissa le temps d’achever sa bouchée puis appuya avec force sur la sonnette, doté de l’assurance de celui qui se sait le bienvenu. Quelques secondes à peine passèrent avant que la porte ne s’ouvre et découvre le propriétaire des lieux. Une expression mélangeant parfaitement l’étonnement et la joie orna son visage lorsqu’il le reconnu et Lukas lui sourit sincèrement en réponse. Il avait vraiment la conviction qu’il serait toujours bien accueilli chez le jeune homme. Leurs mains se serrèrent et Ellan le fit entrer tout en engageant la conversation, avec son habituelle amabilité sincère :

- Hey ! Salut ! Comment vas-tu ?

- Pas mal du tout, c’est plutôt tranquille à l’Hôpital, ces derniers-temps, et toi ? Tout va bien ?

S’installant en même temps sur le canapé d’un geste qui mettait en relief sa décontraction, le Suédois attendit tranquillement la réponse en se demandant s’il n’allait pas essayer d’organiser une rencontre entre sa chère Liesel et celui qu’il aurait aisément pu qualifier de meilleur ami. Il était convaincu qu’ils s’entendraient à merveille, étant aussi accommodant l’un que l’autre. Il faudrait qu’il en parle à la jeune femme pour savoir ce qu’elle en pensait avant d’évoquer le sujet à Ellan. Peut-être trouverait-elle que ça allait trop vite, après tout. Se promettant d’y songer la prochaine fois qu’il la verrait, c'est-à-dire sûrement dans la soirée, il réalisa brusquement qu’ils pourraient plutôt faire un rendez-vous à quatre, du fait qu’Ellan avait plus ou moins quelqu’un, depuis quelques temps. Une certaine Sophia, assez spéciale dans son genre de ce qu’il avait compris mais si elle convenait à son ami, c’était le principal, jugeait-il. Rapidement, avant qu’Ellan n’ait commencé à répondre, il ajouta :

- Et avec Sophia, au fait, tout se passe bien ?

La phrase, lancée nonchalamment, témoignait autant du désir qu’avait Lukas de se mettre à jour au sujet de la vie de son voisin favori que d’évaluer le terrain pour l’éventuel rendez-vous à quatre. Il était rare qu’une jeune femme fasse flasher son ami, après tout. Pas parce qu’il était difficile, simplement parce qu’il ne semblait pas chercher une quelconque relation amoureuse. Jusque là, du moins. L’intérêt pour la réponse qui lui serait fournie redoubla brusquement au sein du Suédois.
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