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 We are Stars - Alex & Ana' (2015 mais 2012 pour leur présent)

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MessageSujet: Re: We are Stars - Alex & Ana' (2015 mais 2012 pour leur présent)   Jeu 17 Mai - 16:11

Anastasia, les yeux toujours rivés sur la route qui défilait devant nous, se courba en avant de façon à adopter une posture de réflexion, toujours avec autant de grâce. Je savais que l’idée que j’avais lancée à tout hasard ne tomberait pas dans l’oreille d’une sourde et que cela enclencherait chez ma jumelle qu’elle se plonge dans ses pensées et son imaginaire pour nous dégoter, au moyen de son imagination génialissime, de bonnes idées à mettre en œuvre. Et le fait qu’elle reprenne la parole à ce sujet me donna rapidement raison :

- Il faudra que nous fassions attention à ne pas détruire le centre de la douleur. Cela gâcherait tout l’intérêt de la chose, autrement. Nous aurons aussi besoin d’un plan en coupe du cerveau, avec une échelle très importante, afin que nous sachions ce que nous touchons.

J’opinais du chef sans pour autant me prononcer, rangeant les diverses informations dans un coin précis de mon cerveau de façon à pouvoir y réfléchir plus en profondeur plus tard puisqu’il me semblait qu’Ana n’avait pas terminé. En effet, elle se redressa et en profita pour passer une main dans sa chevelure que j’appréciais tant et qui, comme le reste de sa personne, lui donnait un charme incontestable.

- Nous devrions installer une salle chirurgicale, dans le Manoir. Et nous trouver plusieurs tenues adaptées. Il est hors de question que je salisse un seul de mes vêtements avec une quelconque matière organique inférieure.

Je n’eus même pas besoin de détourner mon visage de la route pour savoir que ma jumelle affichait à présent une moue de dégoût à la simple idée de tacher ses habits. J’étais celui qui la connaissait mieux que quiconque, après tout. Et moi-même je n’étais certainement pas contre me protéger d’éventuelles projections parvenant des corps d’êtres humains que l’on torturerait. Il ne manquerait plus que ça.

- En ce qui concerne les victimes, ça ne devrait pas être compliqué. Je suis sûre, qu’on en aidera la plupart, en touchant à leurs cerveaux.

Je souriais franchement. Je n’avais même pas besoin de l’appuyer dans ses dires : Ana me connaissait également sur le bout des doigts et savait que nous avions une vision commune du monde et des autres. Il allait s’en passer un temps avant que nous mettions la main sur un génie sur qui tester nos idées, même si je ne niais pas qu’il devait en exister quelques uns, par ci par là. Mais ils étaient tellement rares que la pensée m’effleura à peine l’esprit et que donc nos futurs sujets d’expérimentations ne seraient sans doute que de profonds imbéciles.

Je pris un énième tournant avec une habilité acquise à force de m’entraîner à toutes les choses que je jugeais plus ou moins utiles ; conduire en faisait donc partie. L’esprit tout occupé à songer aux aménagements qu’il faudrait faire pour obtenir notre laboratoire, un lieu me revint soudainement en tête, et qui pourrait être tout aussi approprié. Certes, l’idée de posséder notre propre salle chirurgicale était alléchante mais nécessiterait certainement un temps que nous aurions pu occuper à quelque chose de bien plus utile. Il n’était absolument pas question qu’Anastasia et moi-même dûmes le construire et l’aménager par nous-mêmes, mais on nous interrogerait forcément à ce sujet et je n’avais pas la moindre envie de perdre du temps en bavardages.

- A vrai dire, je pense que nous n’avons pas nécessairement besoin d’installer une salle pareille au Manoir. Tu es toute aussi consciente que moi que, bien que cela soit plus pratique et sans doute mieux, nous perdrions du temps à trouver des gens qui ne seraient pas curieux de savoir pourquoi nous voulons faire cela. Je ne doute pas de nos compétences à les convaincre de se taire. Mais pourquoi s’embêter alors que nous avons déjà à notre disposition des blocs opératoires ?

Je marquais un temps de pause en faisant un écart sur le chemin cabossé que nous empruntions puisqu’un arbre s’était renversé sur un pan de la route. Du coin de l’œil je pouvais voir qu’Anastasia était attentive et cherchait ledit endroit, ce sur quoi je ne tardais pas à la renseigner :

- Tu sais que l’Imperial War Museum a été doté de divers laboratoires d’expérimentations qui n’attendent certainement plus que nous pour être utilisés ? De ce que j’ai pu en apprendre, ils ne sont pas très fréquentés. Je suppose que c’est sous prétexte qu’ils sont trop sombres ou peuvent faire froid dans le dos, ajoutais-je avec un ton qui indiquait clairement ce que je pensais des futiles besoins de luminosité et du manque de courage des Vagabonds dits dans le « bon » camp.

Je ménageais ma sœur en faisant une pause et en me repassant mentalement ses dires pour voir si j’avais autre chose à ajouter avant qu’elle ne s’exprime à nouveau.

- Quant au centre de la douleur, il est évident que nous devons prendre garde à ne pas y toucher. L’expérience perdrait sans doute les trois quarts de son intérêt sinon.

Je me tus enfin, et attendais dorénavant patiemment une réaction de la part d’Ana dont le sérieux était remarquable. Je ne doutais pas qu’elle apporterait de nouvelles précisions ou idées aux concepts alléchants qui donneraient du piment à tout cela. En attendant qu’elle me fasse part de ses pensées, je songeais un instant aux personnes qui nous serviraient de cobayes. Il y en avait une telle quantité d’utilisables que le choix reviendrait très certainement au hasard le plus complet. C’était ça d’être à la fois beaux, riches, intelligents et d’avoir de nombreuses autres qualités : rien ni personne ne pouvait nous résister. J’en plaindrais presque nos futurs sujets d’expérimentations. Presque.

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MessageSujet: Re: We are Stars - Alex & Ana' (2015 mais 2012 pour leur présent)   Dim 10 Juin - 21:46

Détendant mon corps afin de supprimer l’arc de mon dos, je vis le sourire qui habillait les lèvres de mon jumeau et cela en fit naître un similaire sur les miennes. C’était comme ça depuis que l’on était enfant et cela risquait de durer jusqu’à notre mort. Nous y étions habitués, cela ne nous dérangeait pas. A vrai dire, nous aimions même cela.

De nouveau installée tranquillement, les jambes croisées en tailleur, l’un de mes coudes appuyé sur la portière, je ne subis aucune secousse quand Alex tourna habilement dans un angle pourtant assez brut. Silencieuse, j’attendais tranquillement qu’il ait fini de réfléchir à ce que je venais de dire. C’était réellement l’avantage de se connaître aussi bien : on était sans cesse serein quand on se trouvait seul avec l’autre. On savait que rien ne pouvait aller mal puisque nous évoluions dans une sorte de symbiose harmonieuse. Un désaccord, une erreur de compréhension, une parole malheureuse… Tout cela était impossible dans nos discussions. Ou alors, si cela arrivait, cela ne durait jamais longtemps et nous nous réconcilions très rapidement. Nous avions trop besoin l’un de l’autre, nous nous aimions trop pour réellement pouvoir faire autrement.

- A vrai dire, je pense que nous n’avons pas nécessairement besoin d’installer une salle pareille au Manoir, finit par dire celui qui me complétait. Cela m’intrigua et me sortit directement de mes pensées, bien que je ne sois pas surprise du fait que cela ne soit pas nécessaire. Tu es toute aussi consciente que moi que, bien que cela soit plus pratique et sans doute mieux, nous perdrions du temps à trouver des gens qui ne seraient pas curieux de savoir pourquoi nous voulons faire cela. Je ne doute pas de nos compétences à les convaincre de se taire. Mais pourquoi s’embêter alors que nous avons déjà à notre disposition des blocs opératoires ?

Je l’avais suivi le long de sa pensée, hochant la tête pour confirmer ce que je comprenais, mais la fin me posait problème. J’avais beau me creuser la tête, je ne voyais vraiment pas ce dont il pouvait bien parler. Je ne me souvenais pas qu’aucune de nos maisons soient équipées de salles d’opération… Pas plus que je ne me rappelais avoir des parts de marché au conseil d’administration d’un quelconque hôpital, ce qui nous aurait aussi permis de mener à bien notre projet… Non, vraiment, je ne voyais pas où mon frère voulait en venir. Il parut s’en rendre compte puisqu’il me répondit de suite après avoir contourné le tronc qui obstruait notre passage.

- Tu sais que l’Imperial War Museum a été doté de divers laboratoires d’expérimentations qui n’attendent certainement plus que nous pour être utilisés ? Je retins une exclamation à l’entente de ces mots. Bien sûr que j’avais cette information ! Pourquoi n’y avais pas pensé ? Légèrement exaspérée à ma propre encontre, ce qui était plutôt rare, je prêtai attention à la suite des propos de mon frère. De ce que j’ai pu en apprendre, ils ne sont pas très fréquentés. Je suppose que c’est sous prétexte qu’ils sont trop sombres ou peuvent faire froid dans le dos, ajouta-t-il avec un ton qui indiquait clairement ce qu’il pensait des futiles besoins de luminosité et du manque de courage des Vagabonds dits dans le « bon » camp. Une opinion que je partageais totalement, évidemment.

Une nouvelle pause fut faite et je retins ma langue, attendant sagement qu’il finisse son exposé.

- Quant au centre de la douleur, il est évident que nous devons prendre garde à ne pas y toucher. L’expérience perdrait sans doute les trois quarts de son intérêt sinon.

Un sourire intérieur me traversa mais je ne l’extériorisais pas. J’étais trop concentrée sur ce dont on parlait pour cela. La perspective de passer un niveau était réellement alléchante. Je sentais comme des papillons voleter dans mon estomac. Mon cerveau paraissait être débarrassé de poids que je ne me savais pas porter et mes pensées évoluaient librement. Bien plus librement que lorsque je n’avais pas su trouver la réponse à la question d’Alexander.

- Nous pourrions trouver nos victimes dans des foyers d’aides sociales, commençais-je à dire. Ou du moins, à leur entrée. Nous les alpaguerions, leurs proposerions de les héberger pour une nuit en expliquant qu’il s’agit de notre bonne action de l’année, que chaque année nous faisons cela… Je les charmerais d’un sourire, tu les attendrais avec du chloroforme, toi ou Seamus, bien sûr, si tu ne veux pas le faire, mon frère…

Ma voix était devenue plus rêveuse au fur et à mesure que j’imaginais la scène. Cela allait être si facile… Certains résisteraient sûrement, ne se laisseraient pas embobiner mais je savais qu’ils seraient rares. Les humains, surtout ceux misérables aux yeux mêmes de leur société, avaient besoin d’espoir. Avec notre beauté, notre richesse, notre unicité, nous pouvions leur donner cette image d’espoir qu’ils recherchaient, consciemment ou non.

- Nous leur ferions prendre une douche, afin d’avoir des cobayes propres, mais nous ne les nourririons pas. Ils risqueraient de nous vomir dessus et il est hors de question que cela arrive… Puis, nous les ferions disparaître, une fois que nous en aurions fini avec eux… Et personne ne serait surpris de leur disparition puisqu’ils n’auraient personne pour se soucier d’eux… Je comprends l’utilité de ces rebuts de la société, maintenant, soupirais-je avec satisfaction.

Désireuse de réellement sentir la présence de mon frère, je tendis soudain la main vers lui et me déportai pour m’appuyer contre son épaule, le bras enroulé autour du sien. Il avait pris l’habitude de conduire ainsi, même si les premières fois avaient été peu habiles, et désormais, ma présence ne le dérangeait pas. C’était à peine s’il la remarquait, à vrai dire, même s’il eut été impossible pour lui de ne réellement pas me remarquer. Nous étions trop complémentaires pour cela. Les projets que nous échafaudions sans mal en témoignaient largement.

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MessageSujet: Re: We are Stars - Alex & Ana' (2015 mais 2012 pour leur présent)   Jeu 14 Juin - 23:28

La voiture avançait presqu’aussi rapidement que nos esprits gémellaires réfléchissaient aux différentes idées avancées, à cette expérience suggérée qui allait sans doute avoir un grand intérêt. Nos vies étaient bien trop exceptionnelles pour être mornes, mais j’étais certain que cela allait les pimenter davantage. Une nouvelle idée avait suffi. La mettre en place ne serait qu’un jeu d’enfants. La pratiquer une véritable partie de plaisir. Mais tout l’intérêt de la chose reposait sans doute sur le fait que cela soit avec ma jumelle, mon égale. Je n’osais même pas penser à ce que ça aurait donné en solitaire – ennuyant, sans doute –, puisqu’il m’était impossible de concevoir la vie sans Ana. Elle me connaissait sur le bout des doigts, et je savais la réciproque également vérifiée. La relation qui nous liait avec Ana n’était pas banale, mais n’allant pas jusqu’à être complètement fusionnelle. Nous nous comprenions parfois sans avoir rien à nous dire, étions deux personnes distinctes mais liées quoi qu’il en soit. Et je n’aurais changé ça pour rien au monde.

- Nous pourrions trouver nos victimes dans des foyers d’aides sociales, commença Ana, me sortant ainsi de mes pensées ayant quelque peu dérivé. Ou du moins, à leur entrée. Nous les alpaguerions, leurs proposerions de les héberger pour une nuit en expliquant qu’il s’agit de notre bonne action de l’année, que chaque année nous faisons cela… Je les charmerais d’un sourire, tu les attendrais avec du chloroforme, toi ou Seamus, bien sûr, si tu ne veux pas le faire, mon frère…

J’écoutais en silence tout en manipulant notre véhicule avec toujours autant de soin et maniabilité, attentif aux propos d’Anastasia, comme je l’étais habituellement. Ana n’aurait évidemment pas de mal à les charmer, et j’acquiesçai, amusé, tandis que ma jumelle employait les termes de « bonne action de l’année », songeant que c’était en effet une excellente chose pour la planète que de la débarrasser de sombres imbéciles. Un bref sourire passa sur mon visage lorsqu’elle fit la réflexion que je pouvais déléguer mon travail à Seamus, et une fois de plus, je fus forcé de penser qu’Ana était parfaite. Elle évoquait des idées sans pour autant me forcer à quelque action que je n’aie envie de faire, me le proposant tout de même, pour ne pas m’exclure. Sa voix qui était devenue rêveuse, certainement en imaginant la scène et ce qui allait se passer la suite, ma brunette ne tarda cependant pas à continuer à me faire part de ses pensées, enchaînant les actions qui lui venaient ingénieusement en tête :

- Nous leur ferions prendre une douche, afin d’avoir des cobayes propres, mais nous ne les nourririons pas. Ils risqueraient de nous vomir dessus et il est hors de question que cela arrive… Puis, nous les ferions disparaître, une fois que nous en aurions fini avec eux… Et personne ne serait surpris de leur disparition puisqu’ils n’auraient personne pour se soucier d’eux… Je comprends l’utilité de ces rebuts de la société, maintenant.

Je notais avec amusement qu’Ana acceptait allègrement que je ne porte pas nos futurs cobayes mais proposais que nous les lavions, ce qui était pire et donc le « nous » ne nous concernait pas réellement. Sans doute entendait-elle par là l’un de nos domestiques, voire plutôt plusieurs même, à qui il serait aisé de faire comprendre qu’aucune question n’était autorisée sous peine de se retrouver six pieds sous terre et que cela ne les regardait pas. Qu’ils s’estiment heureux que nous les payions convenablement et fassent leur boulot comme il se doit.
La suite des propos de ma jumelle trouvèrent une place dans mon cerveau en tant que note mentale, et me permirent ainsi de visualiser la situation avec brio. Je n’avais même pas besoin de le confirmer qu’Ana savait sans aucun doute que j’avais la même façon de voir les choses, que la disparition des idiots qui nous serviraient de sujets d’expérience n’allait être qu’un bienfait pour la société. Sans doute aussi pour de tierces personnes les ayant fréquenté, si ces premières avaient un tant soi peu d’esprit. Mais là n’était pas la question.

Je sentis soudainement plus que je ne vis Anastasia se coller à moi comme elle avait pris l’habitude de le faire lorsque nous étions seuls en voiture, et qu’elle ressentait le soudain besoin impérieux de me toucher. C’était sa façon de manifester son amour fraternel à mon égard, et je le lui rendais autant que je pouvais depuis mon poste de conducteur. J’évitais ce genre d’actions lorsqu’elle était au volant, plus réservé que ma jumelle, mais elle ne s’en formalisait pas, se contentant parfois de tendre la main que je serrais avec délicatesse. Nullement gêné néanmoins, je ralentis tout de même quelque peu à un carrefour pour tourner à gauche, le tout en ressentant désormais la présence physique de ma sœur accrochée à moi. Mon esprit ne s’arrêtait cependant pas de gambader, et l’apparition de certaines améliorations à apporter au scénario d’Ana dont j’allais lui faire part en étaient la preuve.

- Il faut en effet qu’ils soient à jeun, quoique nous puissions, je pense, également tester ce qu’un apport de nourriture pourrait apporter au corps. Il suffirait, sans doute, de nous contenter de les approvisionner par intraveineuse.

Je fis une pause, passant en revue les différents points abordés par mon aînée de quelques minutes, dans un ordre plutôt aléatoire, selon le fil que suivait ma pensée. Je lui fis tout haut la remarque qu’il faudrait tout de même choisir avec soin les personnes que nous assignerions au lavage des corps, de façon à éviter de nouvelles pertes au sein de nos employés, bien que cela ne poserait pas un véritable problème en soi, plutôt une perte de temps.

- Je photographierai ce qui pourra nous sembler intéressant, ce qui nous fera office de notes, puisque je ne doute pas de nos capacités à nous remémorer aisément de ce que nous allons découvrir. Il faudra également se documenter un peu, je pense. Les cobayes ne manqueront pas, j’en suis certain, mais il est après tout également possible que nous découvrions par le biais de recherches de nouvelles idées toutes aussi alléchantes, ajoutais-je tout aussi pensif qu’enchanté à la pensée de ce que nous allions réaliser.

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MessageSujet: Re: We are Stars - Alex & Ana' (2015 mais 2012 pour leur présent)   Mar 4 Sep - 17:23

Je me sentais terriblement bien ainsi positionnée. J’aurais certainement pu m’endormir mais je ne le fis pas. J’avais envie de rester éveillée pour Alexander et le plan que nous étions en train de préparer. Plus tard, je pourrais me laisser à somnoler sur mon confortable fauteuil ou contre mon tout aussi confortable frère. La voiture ralentit doucement et tourna en direction de la gauche. Je n’avais pas la moindre idée où nous allions mais cela ne comptait pas. J’étais avec mon frère donc je ne pouvais qu’aller dans un endroit formidable. Sa présence embellissait le monde. Malheureusement, la présence, plus massive, de gens affreusement inférieurs et inintéressants diminuait son pouvoir. Mais c’était de régler le problème dont nous parlions aussi n’y avait-il pas à s’inquiéter.

- Il faut en effet qu’ils soient à jeun, reprit Alexander alors que je relevais légèrement les yeux vers lui, quoique nous puissions, je pense, également tester ce qu’un apport de nourriture pourrait apporter au corps. Il suffirait, sans doute, de nous contenter de les approvisionner par intraveineuse.

La remarque était pertinente. Il était vrai que l’intraveineuse était une façon très ingénieuse de contourner le problème des régurgitations tout en profitant de l’avantage de l’apport glucidique et protidique. Heureusement qu’Alexander était là pour compléter mes pensées. Et pour pointer du doigt les éléments logistiques qui avaient malheureusement tendance à m’échapper, comme je m’en aperçus une nouvelle fois lorsqu’il remarqua qu’il ne nous faudrait pas prendre n’importe qui pour nous seconder, lors de la préparation des cobayes. Eliminer des langues trop pendues était plaisant mais pas autant qu’expérimenter hasardeusement sur des corps entièrement soumis à notre bon vouloir ; donc il valait mieux pour nous de ne pas perdre de temps avec le premier point pour tirer le maximum de satisfaction du second.

- Je photographierai ce qui pourra nous sembler intéressant, ajouta mon jumeau, ce qui nous fera office de notes, puisque je ne doute pas de nos capacités à nous remémorer aisément de ce que nous allons découvrir. Il faudra également se documenter un peu, je pense.

Me redressant sur mon fauteuil, délaissant par là même le bras de mon frère, j’hochai la tête en essayant de me rappeler si nous avions déjà quelques ouvrages traitant du sujet. Il me semblait en avoir vu traîner quelques-uns dans la bibliothèque de nos parents… Ils accumulaient tellement de choses étranges et inutiles que ce ne serait pas étonnant. L’avantage de cette accumulation était que l’on pouvait toujours emprunter ce que l’on voulait sans demander, chose qui avait en grande partie finit de nous donner l’impression que le monde était à nous. Bien que cette impression soit globalement vraie, en toute honnêteté.

- Les cobayes ne manqueront pas, continua Alexander avec assurance, j’en suis certain, mais il est après tout également possible que nous découvrions par le biais de recherches de nouvelles idées toutes aussi alléchantes.

Il marquait un point. Enfin, nous jouions dans la même équipe donc ce n’était pas tellement un point qu’il marquait mais plutôt une nouvelle suggestion qu’il présentait avec pertinence. La vie était une sorte de cercle vicieux qui entraînait une foule de choses dès lors que l’on commençait à s’intéresser de plus près à un domaine. Celui du sadisme nous était venu naturellement lors de notre enfance et, depuis, nous n’avions eu de cesse de l’approfondir dès que cela nous était permis. En passant dans la branche médicale du sadisme, que l’on pourrait appeler « sadisme professionnel », si le sadisme était une discipline sportive, nous confirmions notre volonté de dépasser les limites que nous nous étions jusque là fixées et assumions également nos tendances sadiques puisque nous voulions agir méthodiquement de façon à avoir un réel résultat au bout du compte. Et à pouvoir aller encore plus loin à partir de là.

- Au final, avec toutes les expérimentations que nous ne manquerons pas de faire, nous deviendrons aussi habiles que les chirurgiens spécialisés dans les interventions cérébrales ou cardiaques, commentais-je avec satisfaction. Heureusement que nous sommes créatifs, nos vies seraient affreusement mornes, autrement, tant tout nous est accessibles de par nos talents complémentaires et notre confortable revenu mensuel…

Je me tus un instant, le regard posé sur la campagne anglaise qui n’en finissait pas de nous entourer. Je me sentais plus que jamais porteuse de vérité. L’envol mental qui m’avait assaillie quand nous commencions à grossièrement esquisser le plan que nous venions de préciser avait disparu. A présent, mes pensées restaient fluides mais la vérité que je sentais pulser partout en moi m’alourdissait de son poids.

- Les gens ne s’en rendent pas compte mais c’est vraiment compliqué d’être nous… repris-je ainsi doucement avant de me laisser emporter, les ailes de mon caractère ayant dépassé la lourdeur de la vérité. Je trouve ainsi encore plus scandalisant que notre supériorité ne soit pas davantage reconnue. Peut-être que si on avait continué à fréquenter Asher, cela nous aurait servi puisque le peuple aurait vu qu’avoir l’argent ne sert à rien, si on n’a pas les capacités pour bien s’en servir…

Mentionner celui qui était supposé être notre triplé me déplut, malgré la critique que je lui assenais en faisant cela, et cela s’entendit clairement. Mon ton devint dégoûté le temps que les deux syllabes de son prénom disparaissent de ma langue. D’ailleurs, ces deux syllabes étaient elles-mêmes la preuve qu’Asher valait deux fois moins que nous étant donné que les prénoms d’Alexander et le mien en comportaient quatre. Comme quoi, en dépit de ce que nos parents disent, eux-mêmes avaient conscience dès le début que nous serions promis à de grandes choses tandis que lui s’échinerait à rester médiocre.

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MessageSujet: Re: We are Stars - Alex & Ana' (2015 mais 2012 pour leur présent)   Dim 9 Déc - 12:27

J’avais senti Anastasia se détacher de mon bras mais cela ne m’affecta guère, étant habitué à ses élans de proximité soudaine ou d’affection, et étant parfaitement conscient qu’elle n’allait pas bouger du siège voisin du mien. Je la savais à côté de moi et c’était tout ce qui importait. Qui plus est, la conversation que nous menions était des plus intéressantes et nécessitait toute notre attention, même si je sentais un mal de crâne commencer à envahir ma boîte crânienne.

- Au final, avec toutes les expérimentations que nous ne manquerons pas de faire, nous deviendrons aussi habiles que les chirurgiens spécialisés dans les interventions cérébrales ou cardiaques.

Le ton satisfait clairement identifiable dans ses propos me fit sourire, tout autant que sa remarque en elle-même. Nos futurs cobayes ne savaient définitivement pas leur chance. Certes, comme nous nous attentions à ce qu’ils soient dépourvus, pour la plupart, d’une intelligence très poussée, ils ne pourraient pas se rendre compte qu’ils serviraient à notre cause, tout en débarrassant le monde d’un peu de stupidité. Nous ne pouvions pas autant leur en demander. Mais il était agréable de le savoir.

- Heureusement que nous sommes créatifs, nos vies seraient affreusement mornes, autrement, tant tout nous est accessible de par nos talents complémentaires et notre confortable revenu mensuel…

J’acquiesçai, redevenant pleinement sérieux en entendant sa remarque. Oui, nous étions créatifs, et nous ne cessions de développer cette part de nos personnalités puisqu’elle nous apportait des occupations aussi pourvues d’un grand intérêt qu’utiles pour des envies ou besoins prochains. Peut-être que nous nous reposions beaucoup sur ce dont nous avions hérité, mais qui ne l’aurait pas fait à notre place ? Un parfait imbécile. Nous avions accès à toutes les ressources que nous voulions, il aurait été idiot et complètement absurde de ne pas en profiter. Mais là encore, il fallait sans doute un minimum de jugeote pour s’en apercevoir. Léguer une part de nos biens à des œuvres humanitaires ? La Terre et ses habitants étaient voués à s’éteindre, comme nous en étions désormais certains grâce au pouvoir que nous apportait notre anneau. Alors pourquoi se ruiner pour quelque chose qui au final ne servirait à rien ? Non, cet argent nous appartenait, et c’était ainsi.

- Les gens ne s’en rendent pas compte mais c’est vraiment compliqué d’être nous…

La voix de ma jumelle semblait distante, et mon mal de crâne que je croyais passager revint en force. Mon estomac commençait à me faire souffrir aussi, ce qui n’était pas vraiment normal. De nous trois, Asher avait toujours été le plus faible. Comme tout un chacun, nous avions été malades, les virus n’ayant aucune conscience de notre rang clairement supérieur, et en grandissant, cela s’était fait plus rare. Mais même Ana, à son grand mécontentement, était plus souvent malade que je ne l’étais. Préférant éviter de faire une montagne de ce qui n’étaient pour l’instant que des douleurs que j’espérais passagères, je me concentrais sur la fin des propos de ma sœur, qui, par un merveilleux hasard, en était elle aussi venue à évoquer notre triplé et le fait que notre statut supérieur n’était pas reconnu à sa juste valeur :

- Je trouve ainsi encore plus scandalisant que notre supériorité ne soit pas davantage reconnue. Peut-être que si on avait continué à fréquenter Asher, cela nous aurait servi puisque le peuple aurait vu qu’avoir l’argent ne sert à rien, si on n’a pas les capacités pour bien s’en servir…

Mais malgré toute ma bonne volonté, les mots d’Ana eurent du mal à s’imprimer dans mon esprit, et je fis une embardée sous l’assaut d’un élan de douleur plus aigu. Heureusement, la route était suffisamment large, et mes réflexes toujours bien présents, ce qui permit au véhicule de ralentir subitement pour finalement s’arrêter. Je me détachais en quatrième vitesse, et ouvrais la portière tout aussi rapidement pour me précipiter vers le fossé dans lequel je rendis tout mon estomac, me brûlant la gorge au passage. La salivation et la sensation de nausée avaient été de bons indicateurs de ce qui allait se produire, permettant ainsi d'épargner notre BMW. Le vomissement passé, et de profondes inspirations plus tard, je me retournais pour faire face à une Ana qui me tendait un mouchoir, ne cachant ni son dégoût ni son inquiétude. Je trouvais étonnant qu’elle arrive à se retenir ainsi, détestant par-dessus tout ce que les microbes pouvaient représenter, surtout quand ils se traduisaient par une forme aussi peu ragoûtante.

- Cette fois, c’est toi qui conduis, Ana, articulais-je doucement.

Je sentis la main froide de ma brunette de sœur se poser sur mon front et son expression aurait pu me faire rire en d’autres circonstances, tout comme elle aurait pu émouvoir les plus idiots. Voyant qu’elle réfléchissait aux causes probables de mon état, je répondis à sa question muette par ce que j’avais tout juste eu le temps d’envisager :

- Intoxication alimentaire.

Je m’engageais tout juste vers la portière passagère que déjà la voix colérique de ma sœur se fit entendre, traitant de tous les noms les cuisiniers que nous avions engagés, parce qu’elle savait tout comme moi qu’ils avaient préparé nos derniers repas. J’aurais aimé réfléchir avec elle à la meilleure façon de faire comprendre à ces imbéciles de vérifier la qualité de leurs produits, mais le tambourinement lancinant dans mon crâne m’en empêchait. J’avais bien eu un peu mal au ventre ce matin, ce qui m’avait conduit à un petit déjeuner plutôt léger, mais ne m’étais pas douté une seule seconde de ce qui m’attendait. Je maudissais silencieusement ces foutus cuisiniers et approuvais même sans le verbaliser les propos d’une Ana dont la conduite brusque traduisait son état de pensée. Finalement, nous n’allions peut-être pas à avoir à chercher très loin nos cobayes, ni à lésiner sur la douleur pouvant être provoquée.

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