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 Je dois fuir et tu dois me retenir - Lukas & Abygaïl -

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MessageSujet: Je dois fuir et tu dois me retenir - Lukas & Abygaïl -    Ven 11 Mar - 21:06


C'était une fin d'après-midi agréable pour tous, le vent était doux tout en étant frais, ce qui reposait les quelques touristes et habitants qui se promenaient de part et d'autre le long du canal, ils profitaient simplement du beau temps que leur offrait la météo, ce qui était devenu rare en ces temps de trouble. Le soleil se couchait petit à petit en laissant un ciel rosée et resplendissant, quant aux nuages ils se dissipaient peu à peu, ils partaient en voyage à travers le temps, vers d'autre lieux, vers d'autre endroit et ainsi laisser place à la nuit chaude recouverte d'une légère brise qui rendait l'aspect de la nature encore plus belle qu'elle ne pouvait l'être. London Eyes serait bientôt illuminée pour ainsi rendre la vue encore plus belle qu'elle ne l'était déjà, le long de cette Tamise. Beaucoup n'y prêtait guère attention, pour les habitants de Londres cela était une habitude de la voir scintiller, pour certain cela devenait lassant, mais pour d'autre cela était tout simplement fascinant. C'était le cas pour cette jeune fille, une belle blonde qui apparemment ne savait pas où elle se trouvait, elle regardait partout autour d'elle d'une façon affolante qu'on aurait pu la prendre pour une folle alliée chassant des choses invisibles aux yeux de tous, pourtant elle paressait seulement perdue, tellement égarée comme si elle n'était pas à sa place, comme si elle ne devait pas se trouver ici. Cependant dans ses yeux brillaient mille étoiles, elle était tout simplement émerveillée par cette Grande Roue, jamais elle n'en avait vu des pareilles, tellement grande, tellement belle. Pourquoi n'avait-elle donc pas entendu parler de cette féerie ? D'autant plus qu'elle l'avait déjà vu quelque part, sans exactement se rappelait où. D'ailleurs elle n'avait jamais entendu parler de cette ville où elle avait posé pied il y a quelques jours à peine. Pour elle, Londres, comme l'indiquait son plan de carte était un endroit comme un autre, un endroit qu'elle visiterait, sans plus et dont elle ne se souviendrait certainement pas. Elle ne se souvenait absolument de rien, de rien mis à part son réveil dans une chambre d'hôpital dans un lieu totalement glauque et lugubre, de toute évidence elle n'aurait jamais de réponses à ses questions, personne n'avait été là pour elle quand elle avait ouvert ses yeux, brûlés par cette lumière blanche qui éblouissait tellement fort qu'elle les avait aussitôt refermés. Une des infirmières l'avait brièvement examiné en lui disant qu'elle s'en était plutôt bien sortie après ce tragique accident, que malgré les séquelles elle pouvait ainsi sortir rapidement de ce sinistre endroit après quelques examens pour vérifier son état. La jeune fille ne savait absolument pas de quoi elle parlait. De quel accident précisément ? Que s'était-il donc passé dernièrement ? Quelqu'un pourrait lui répondre, ce n'était pas trop demandé. Pourtant cela avait été le cas, personne ne pouvait lui répondre, car personne ne l'écoutait, un peu de compréhension, c'était comme si elle n'avait plus de langue, dès qu'elle ouvrait la bouche, aucun bruit, aucun son inaudible ne sortait. Voici son traumatisme, celui qui avait été dur à soigner. Après plusieurs jours en compagnie d'un vide, elle avait enfin pu sortir, mais elle devait régulièrement revenir pour des analyses de préventions. On lui avait dit de faire attention, qu'elle devait être accompagné par un proche de la famille. S'ils savaient et si elle savait elle-même, qu'elle n'avait plus personne qui pourrait éventuellement veiller sur elle, fragile jeune fille dans un monde dont elle n'avait aucun souvenir. Seule contre tous, seule et abandonnée. Elle se battait chaque jour qui passait, chaque minute qui s'écoulaient lentement, petit à petit vers une fin prédestinée dont elle ne savait rien.
Ses yeux étaient rivés sur cette dite grande roue, elle voulait seulement monter à l'intérieur, voir le monde de là-haut, voir le vide et plongée et volée tel un oiseau déployant ses ailes. Peut-être se pourrait-il qu'elle se souvienne de tas de choses de son passé, par ailleurs, elle espérait tellement se souvenir de son passé, elle savait déjà qu'elle en avait un, cela était sans doute un bon début, elle savait qu'elle avait vécu après cet accident. Avant d'être sortie de l'hôpital, l'infirmière lui avait dit qu'elle avait des pertes de mémoires et des troubles bipolaires assez conséquents ce pourquoi elle devait être suivis constamment. Cela dit, elle n'avait jamais respecté ou promis quoi que ce soit à l'encontre de celle-ci et ne s'était plus jamais rendu dans des hôpitaux, elle voulait simplement continuer sa vie qu'on lui avait malheureusement offerte, sans se soucier de ses soucis de santé, elle tentait simplement de vivre comme tous les autres, mais elle n'y arrivait pas. Elle n'était pas comme eux, c'est un fait, elle vivait dans son propre monde, celui qu'elle s'était construit au fur et à mesure, elle était dans un monde à part, dans un monde différent, dans son monde, par définition il était menaçant, morose et tellement angoissant qu'elle n'en dormait pas la nuit. Chaque fois qu'il était l'heure d'aller se coucher, cette jeune fille ne faisait que se recroqueviller sur elle-même, en se balançant d'avant en arrière tout en attendant une nouvelle journée.
Elle se mit à marcher d'une démarche lente et sans aucune élégance dans ses mouvements, elle marchait alors vers London Eyes, elle voulait monter et elle allait monter, les nacelles étaient tellement gigantesques qu'on pouvait y transporter énormément de gens. Elle se dirigea vers l'entrée pour ainsi rentrer discrètement dans une de ces nacelles, accompagné d'autres personnes. Elle s'était mise dans le fond, tapis dans l'ombre pour ne pas être remarqué, près du bord pour admirer la vue de loin. Elle était heureuse, seulement cela ne se voyait pas du tout, il n'y avait rien sur sa physionomie qui exprimait un temps soit peu le bonheur d'y être enfin parvenu, ni même un léger sourire prouvant ainsi sa joie d'être dans le London Eyes. Attendant patiemment, elle eut un léger haut-le-coeur quand la roue se mit à tourner, ce qui lui fit perdre l'équilibre et ainsi basculer sur un homme d'une certaine taille, assez bien bati. Il l'avait bien évidemment rattrapé, en vrai gentleman, peut-être. Cependant Abygaïl était apeurée, elle haïssait le fait qu'on la touche de part et d'autre, même si cela avait été accidentel, elle s'était alors reculé pour se rapprocher du bord en baissant la tête, ainsi ses cheveux se mit automatiquement devant son visage, cachant ses yeux avant tout. Elle savait que cet inconnu l'observait, elle voulait sortir, partir, fuir. Elle horrifiait le fait qu'on la regarde de façon persistante. Elle sentait un froid en elle, quelque chose de terrifiant. Elles ne pouvaient arriver maintenant, ce n'était pas le moment. Elle les suppliait intérieurement de ne se pas présenter en public, pas devant tant de monde en sa présence.
Elle se retourna rapidement, dos à l'homme, relevant doucement son visage en y passant sa main pour dégager quelques mèches qui lui barraient la vue. Inspiration. Expiration. Tranquillement, elle les sentaient s'éloignées, le fait de regarder le vide la calmait petit à petit, mais elle mourrait intérieurement du mal que l'homme lui provoquait involontairement, tandis qu'il s'était doucement rapproché d'elle, sceptique face à la réaction d'Abygaïl. C'était un simple touché et pourtant elle avait sursauté quand elle sentit une main posée sur son épaule. Elle se pinçait alors les lèvres qu'un goût de sang se fit sentir dans sa bouche, elle laissa le liquide rougeâtre coulait le long de ses lèvres, parcourant légèrement son cou, elle ne devait en aucun cas se montrer faible face à l'inconnu, alors doucement elle dégagea la main de son épaule et se tourna lentement vers lui sans un regard à son encontre. S'il lui voulait quelque chose, qu'il parle, car Abygaïl n'était pas du genre à ouvrir la bouche la première.
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MessageSujet: Re: Je dois fuir et tu dois me retenir - Lukas & Abygaïl -    Jeu 24 Mar - 16:50


Steady boy, I'm thinking she needs me.

Trois ballons de baudruche à la main, Lukas cheminait pensivement le long de la Tamise en cette agréable fin d’après-midi durant laquelle il avait animé une animation pour les enfants malades de l’hôpital dans lequel il travaillait. C’était d’ailleurs à eux qu’il devait les trois ballons remplis d’hélium qu’il trimbalait impassiblement depuis qu’il avait quitté l’hôpital étant donné qu’il leur avait promis de les lâcher près du London Eye pour que les touristes montant dans l’immense roue Londonienne puissent avoir le privilège de les voir en plus du panorama. Accrochés au bout de leurs ficelles, ils ondulaient doucement au rythme du léger vent qui balayait la rive et le jeune homme resserra son emprise sur eux afin d’éviter qu’ils ne lui échappent avant d’être arrivés à destination. Il avait la ferme intention de mener sa mission à bien et même de monter dans l’une des nacelles du London Eye afin de pouvoir décrire aux enfants l’effet des rayons du soleil couchant traversant le latex coloré des ballons, faute de ne pas avoir d’appareils photos sous la main. Mais ce qu’il avait à faire n’était pas la seule chose hantant ses pensées, pas plus que ce qu’il venait de se passer - malgré le fait que ce fut une bonne-après-midi, étant donné que seule l’image de Liesel Widdemger possédait réellement l’esprit du Suédois. Il avait réussi à la mettre de côté pour s’occuper pleinement des enfants qui le méritaient amplement mais maintenant, son cerveau relâchait sa garde et la jeune blonde recommençait à s’approprier ses pensées. Il la supposait être au Journal ou peut-être en promenade vu le temps ensoleillé qu’il faisait et regretta pour la millième fois depuis qu’il était en couple avec elle, de ne pas avoir de portable pour lui demander si elle voulait passer l’après-midi en sa compagnie tout en sachant parfaitement qu’il ne ferait rien pour remédier à la situation. La période troublée qui avait commencé à s’abattre sur Londres lui faisant se dire encore plus que d’habitude que bientôt moins on pourrait être localisé, mieux ce serait. Alors il se promit de passer au Journal clandestin dans lequel elle écrivait dès qu’il aurait accompli sa mission et recommença à réfléchir à ses ballons en se concentrant notamment sur les couleurs qu’ils arboraient fièrement alors qu’elles ne se mariaient pas réellement bien ensemble. Du moins de l’avis du jeune homme parce que de l’avis des enfants, unir rose, vert et turquoise, était une excellente idée et lorsqu’il avait cherché à prouver qu’il n’était pas le seul à trouver ça bof, il avait eu l’amusement de ne trouver aucun allié auprès de ses collègues, ce qui avait provoqué plusieurs crises de rire du côté enfantin, à son plus grand plaisir. Il avait énormément de tendresse pour ses jeunes patients et était toujours ravi de pouvoir leur changer les idées, quand il en avait l’occasion, que ce soit à son détriment ou non.

Son pied ripa brusquement sur une petite pierre et il revint à l’instant présent en manquant presque de lâcher les ballons confiés à sa garde, néanmoins il réussit in extremis à refermer ses doigts sur les ficelles déjà en train de glisser hors de sa paume et soupira de soulagement en pensant à la catastrophe que ça aurait été s’il avait failli à sa mission car il ne comptait pas cacher son échec aux enfants s’il devait en subir un. On leur dissimulait déjà suffisamment de choses au niveau de leur santé pour qu’il en rajoute une. L’imposante silhouette du London Eye le surplomba enfin et il se trouva recouvert de l’ombre de son ossature, passant par quelques trous de lumières lorsque les différentes nacelles bougeaient et continuant d’avancer avec détermination en direction des guichets trop souvent bondés de l’attraction touristique. Par chance, il se trouvait que les troubles qui agitaient quelque peu la ville avaient découragé la plus grosse moitié des touristes et Lukas n’eut pas à faire longtemps la queue pour son billet avant de passer dans la file menant aux nacelles. Ses ballons toujours à la main, il sentit quelque chose se crisper dans son abdomen tandis qu’il attendait le bon moment pour relâcher son emprise sur leurs trois fines ficelles mais demeura stoïque jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une unique personne avant lui et que ses doigts ne relâchent avec hésitation les rubans des ballons, les laissant s’envoler majestueusement dans les airs sous quelques exclamations aussi surprises qu’émerveillées auxquelles le Suédois n’accorda aucune réelle attention. Il était temps pour lui d’embarquer.

D’un pas tranquille, il pénétra ainsi dans l’immense cabine entièrement vitrée et avança de façon à laisser la place aux nombreuses personnes le suivant tout en se demandant si faire un tour de grande roue en sa compagnie plairait à Liesel. Connaissant la nature curieuse et plutôt vivante de la jeune femme, il supposait que oui mais nota mentalement de lui demander confirmation lorsqu’il irait la voir au Journal. Une fois la nacelle pleine, la roue ne tarda pas à se mettre en branle et le regard fixé sur les ballons déjà hauts dans le ciel, le Suédois réagit d’une façon purement instinctive lorsqu’il rattrapa le corps d’une jeune femme qui l’avait visiblement heurté à cause d’une brusque perte d’équilibre. Plutôt frêle et avec une jolie chevelure d’un blond plus foncé que celui de Liesel, elle arborait une expression craintive qui stupéfia Lukas. L’inconnue irradiait la peur et il savait que ce n’était pas seulement à cause de lui étant donné que même si elle avait immédiatement reculé en se cachant le visage avec les longues mèches de ses cheveux, elle avait veillé à ne pas toucher les autres personnes présentes dans la nacelle comme s’ils allaient la brûler. Elle paraissait terrifiée par les humains, tendue à l’extrême et le jeune homme se demanda ce qu’il l’avait poussée à monter à bord de la cabine étant donné que ce devait être l’un des endroits les plus cauchemardesques au monde pour elle. Soudain, elle lui tourna le dos et il devina qu’elle relevait la tête aux mouvements que firent ses cheveux lorsqu’elle passa doucement sa main sur son visage et plus particulièrement sur son front, vraisemblablement pour les dégager.

Il n’arrivait pas à retirer son regard d’elle, il sentait qu’elle avait besoin d’aide et alors que d’habitude il faisait en sorte de fuir les gens à l’âme brisée de peur d’être assailli par les angoisses qu’il renfermait, il se sentait étrangement attiré par l’inconnue, un peu comme si quelque chose lui chuchotait qu’il devait prendre soin d’elle en attendant que quelqu’un prenne sa relève. Alors, doucement, sans se presser, il avança vers elle en remerciant le ciel que la cabine ne soit pas remplie à son maximum et posa doucement l’une de ses mains sur l’une des épaules de la jeune blonde en espérant ne pas l’effrayer. Peine perdue, elle sursauta lorsqu’elle perçut le contact mais ne poussa heureusement aucun cri et retira la main masculine jusque là encore posée sur elle avant de se retourner lentement vers celui à qui elle appartenait, un mince filet de sang s’échappant de ses lèvres et continuant son chemin dans son cou fin tandis que son regard était obstinément fixé dans le vide, comme pour éviter celui inquisiteur de Lukas. Ce dernier était présentement en train d’analyser la situation selon la façon qui lui avait été enseignée à l’école d’infirmiers qu’il avait fréquentée en arrivant à Londres. Il était visiblement en présence d’une jeune femme plutôt névrosée et qui ne devait surtout pas être brusquée surtout qu’il savait déjà qu’elle ne supportait pas vraiment les contacts physiques du fait de ses réactions précédentes et qu’il allait devoir simplement user de la parole, au moins le temps que la nacelle ait effectué sa demi-heure de rotation. Détendant les traits de son visage, il claqua des doigts à hauteur de son visage, comme on le lui avait appris à faire pour capter l’attention d’un patient de ce genre, et le regard bleu perçant de la jeune blonde vint instinctivement se planter dans le sien, preuve rassurante que la technique qu’il avait apprise ne l’avait pas été en vain. Un sourire calme vint habiller ses lèvres et il s’éloigna légèrement pour signifier à sa vis-à-vis qu’elle n’avait rien à craindre de lui, qu’il lui laissait la possibilité de ne pas lui répondre si elle le désirait, avant de parler d’un ton bas mais courtois :

- Je m’appelle Lukas Evansson, mademoiselle. Voulez-vous un mouchoir pour essuyer le sang qui coule de votre lèvre ?

Tout en posant la question, il indiqua de son index droit la fine bouche de la jeune femme et la manche qui recouvrait jusque là son bras découvrit son poignet, lui permettant ainsi de relire pour la milliardième fois le tatouage qu’il s’était fait faire après l’évènement l’ayant obligé à quitter la Suède et faisant naître en lui une vague de nervosité, signe que ses démons se tenaient prêts à recommencer à lui tourner autour. Néanmoins, sachant pertinemment que ce n’était pas le moment de se laisser replonger dans cet abîme ensuquant, à la fois à cause de l’inconnue et à cause du monde autour de lui, il retint brièvement son souffle et rabaissa son bras après l’avoir laissé quelques secondes de trop en l’air puis, il se remit à normalement respirer mais son poing droit serré trahissait l’envie qu’il avait laissé échapper la colère injustifiée qui était née dans ses veines après qu’il eut revu son tatouage. Décidé à ne pas se laisser manipuler par ses démons, il rajusta le sourire qui s’était quelque peu fané sur son visage et scruta de ses prunelles vertes et sans aucune méchanceté le féminin visage fermé face à lui, les ballons et Liesel momentanément placés dans l'arrière-plan de ses pensées.
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